A la fois évidente et complexe, ramifiée, multiple, ironique, l’œuvre de l’artiste anversois Panamarenko semble faire – depuis une trentaine d’années – la joie des grands et des petits. Mais qu’on se détrompe : malgré son apparente lisibilité, elle demeure inclassable et joyeusement iconoclaste. Elle ne peut donc se résumer à une illustration du mythe d’Icare ni à la volonté de bricoler appareils et machines capables de se mouvoir – avec ou sans force de l’homme, sur terre comme sous l’eau – pour étonner chameaux et poissons. Non, l’ensemble des objets de Panamarenko posent sans cesse la question des limites, des frontières, des passages. Passages de la contemplation à l’acte, de la matière à la forme, de l’art à la science (et vice versa). Il s’agit d’une perpétuelle invitation à…
Tableau avec chutes
Un ciné-journal drôlatique pas tout à fait intime ni outrageusement public. Après avoir été vérifiés, décortiqués, polissés et calibrés, vos yeux découvrent un inénarrable tableau et quelques figures d’un indicible pays. Le tableau c’est « Paysage avec la chute d’Icare » peint par Pieter Brughel vers 1555. Le pays, c’est la Belgique. Entre les deux, un réalisateur, des chômeurs, des psychanalystes, des philosophes, des Présidents de partis… un Premier Ministre se questionnent assidûment sur un sujet : qu’est-ce donc que REGARDER ? Docte question aux multiples ramifications à laquelle le film veut répondre simplement et avec la complicité d’un invité d’honneur : Icare en personne.
Eric Rondepierre : exit
Présentation d’un premier montage et création d’un site internet.
Panier ciné journal (La subtile mémoire des humains du rivage)
Le quartier historique du Panier à Marseille filmé de l’intérieur par ses habitants. Au détour des ruelles et des passages, des voix et des visages, chaque film distille sa fraîcheur ou son âpreté, sa poésie, et sa précieuse humanité. Portrait en mosaïque du présent inouï d’un quartier.
Clélia Otxanda
« Lettre souvenir à ma fille ».
L’Arche de Noé
Le film a été tourné au sud du Kazakhstan, région chargée de mythologies où croisait la Route de la Soie. Une légende locale dit que l’Arche de Noé fut hissée au sommet des montagnes Kazgurt… Aujourd’hui les descendants de Noé vivent dans un environnement pollué, une terre empoisonnée où gisent les carcasses des usines démantelées, où les cheminées des raffineries sont les nouveaux minarets de l’industrialisation… Reliant temps anciens et modernes, le film de Saïd Atabekov cherche à symboliser dans une esthétique hypnotique la vie après le déluge, à imaginer la construction d’une nouvelle arche pour sauver la vie…
Silenzio
Une petite fille au bord de l’adolescence et un homme, encore jeune, s’éloignent de la rumeur turbulente des grandes métropoles japonaises pour dériver, lentement, vers le sud de l’archipel. Elle est française, lui japonais. Ils ne partagent pas la même langue et apprennent à communiquer ensemble. L’absence de paroles n’est pas un handicap, elle libère une énergie sensorielle et gestuelle, une complicité affective et une tension parfois troublante entre les personnages.
Les Mangeurs de pommes de terre
Ce documentaire radiophonique rend hommage au célèbre tableau de Vincent Van Gogh « Les mangeurs de pomme de terre ».
Dieu sait qui
Jean-Daniel Pollet (1936-2004) a laissé une œuvre cinématographique derrière laquelle il s’est efforcé de s’effacer. Ce film est donc une variation autour d’un corps absent, une promenade subjective qui convoque les témoignages de collaborateurs, des souvenirs anecdotiques, des errances dans des lieux dont il aurait tiré matière. C’est aussi l’occasion de s’interroger sur la « méthode » Pollet, un mystère dont il est peu sûr que « Dieu Sait Qui » dévoile toutes les arcanes
Journaux de rue
Qui sont ces hommes et ces femmes qui vendent les journaux dans la rue ? Qui aide-t-on en achetant ces journaux ? Le vendeur ? L’éditeur ?… Ce dernier est-il au-dessus de tout soupçon ? Ces constats et ces questions conduisent les réalisateurs à explorer l’ensemble de la sphère des journaux de rue en partant des vendeurs, qui en sont la cheville ouvrière.
