Hier encore

Hier encore

Simon Tabet est un libanais qui vit en Amérique. Il débarque d’urgence à Marseille pour retrouver Nirane Tabet qui serait probablement sa sœur portée disparue lors d’un massacre qui a décimé le reste de sa famille au tout début de la guerre du Liban (1975-1990)

Palestine Palestine

Palestine Palestine

Palestine Palestine se présente comme un triptyque, à la manière de certaines peintures flamandes d’autrefois : dans la partie centrale foisonnent des petites scènes de la vie quotidienne dans le camp de réfugiés de Dheisheh, à côté de Bethléem, tandis que dans les deux parties latérales, un marionnettiste et sa femme montrent leur spectacle de villages en villages, malgré les barrages et les dangers de plus en plus grands.

Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle

Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle

Quand la maladie devient trop visible, la léproserie reste le seul refuge. Beaucoup de lépreux croient alors que « la vie est finie ». En fait, loin du regard (et de la peur) des bien portants, une nouvelle vie commence : dès lors qu’il accepte l’image de lui-même que lui renvoient les autres malades, l’interné peut trouver « une nouvelle manière d’être ». Dans la léproserie Santa Isabel (Paraguay), les malades se répartissent en deux groupes : ceux du Centre et ceux de la Périphérie. Ceux qui ne sont pas encore trop atteints, qui gardent une certaine autonomie, restent autant qu’ils le peuvent à la périphérie, et s’efforcent de vivre une vie « normale » (généralement en couple) dans de petits ranchos indépendants. Les autres, les solitaires, les vieux, les impotents, boivent, plaisantent et rêvent dans les deux pavillons centraux.

Scènes de chasse au sanglier

Scènes de chasse au sanglier

Méditation sur les images qui m’habitent et sur celles d’où j’aimerais m’exiler. Méditation sur le sens à donner au mot « réel » et méditation sur le désamour … des images et des mots. Méditation sur le deuil, sur la mort des miens et sur la manière de « mettre en image » le bruit des choses et du monde. Méditation sur la matière-à-images, sur ce qui les incarne ou les dématérialise. Méditation sur ce qui rend parfois mes images muettes. Méditation sur le désir de toucher. Méditation sur le désir de détruire. Une chasse au sanglier, le savoir-faire d’un taxidermiste et une reproduction fidèle du fusil chronophotographique de Jules-Etienne Marey sont les prémisses à un voyage à la fois intimiste et poétique où une voix intérieure questionne des images proches et lointaines. Méditation sur les images et sur le souhait de demeurer inconsolable.

Le Documentariste ou le Roman d’enfance

Le Documentariste ou le Roman d’enfance

Dans un beau salon parisien, un homme raconte à sa mère, en feuilletant l’album de famille, l’histoire merveilleuse et tragique de son enfance. Entre deux épisodes de ce « roman », on voit des extraits de six films documentaires réalisés vingt ans plus tard par l’enfant devenu homme. Le Documentariste ou le roman d’enfance propose ainsi, à la manière de Georges Perec, deux récits indépendants, croisés chapitre par chapitre.

Un documentariste réalise un retour sur images. Celles de sa vie, celles de ses films. Il interroge le cinéaste, « l’objectif » du documentaire. La part de l’intime. Ce qu’il recherche en filmant. Un ciné-journal à rebours qui ne recherche pas la rationalité mais l’immersion dans le sens profond des actes. Dominique Dubosc a notamment réalisé un film sur et avec Jonas Mekas, Visiting Jonas Mekas.

« Le son d’une flûte japonaise / des images documentaires / une photo de bébé en Chine / Une autre d’un jeune homme à côté d’une caméra… La voix dit : Quand je revois aujourd’hui les premiers documentaires que j’ai tournés en Amérique du Sud et en France, si je me demande pourquoi j’ai fait ces films-là, ce qui me vient à l’esprit n’est pas une explication, mais plutôt l’image d’un petit enfant… »

Solo Ida

Solo Ida

Le Détroit de Gibraltar, d’une longueur de quatorze kilomètres dans sa partie la plus étroite, sépare le Maroc de L’Espagne, l’Afrique de l’Eldorado européen. La fermeture progressive des frontières européennes, a « condamné » les marocains et autres candidats au voyage à émigrer clandestinement à travers les eaux dangereuses du Détroit sur des embarcations de fortunes. Dix mille personnes seraient mortes noyés dans cette tentative. Ce documentaire est une exploration spatio-temporelle de ce Détroit guidée par les voix de quatre émigrés marocains vivant actuellement dans la province de Granada, en Espagne.

Paraiso

Paraiso

Felipe Guerrero nous montre une vision poétique et diversifiée de la Colombie

Schuss !

Schuss !

Un film qu’on pourrait prendre pour un documentaire un peu étrange sur les sports d’hiver est soudain déclaré par son auteur avoir pour sujet l’aluminium Les chapitres évoquent alors l’histoire économique du XXe siècle, la mort du dieu Progrès dans les vallées des Alpes et en filigrane la question de l’État et de l’Industrie.

La Traversée

La Traversée

Chaque été, ils sont nombreux à transiter par la mer entre la France et l’Algérie. Depuis le huis clos singulier du bateau, au cœur du va-et-vient et dans la parenthèse du voyage, ces femmes et ces hommes bringuebalés, chargés de sacs et d’histoires, nous disent autrement l’immigration.