« En décembre 1995, il y avait des grèves. Sept ans ont passé. Les jours de décembre se sont éloignés à toute vitesse, point brillant au fond de quel tunnel ? En décembre 1995, avec Ginette Lavigne, nous avons rencontré six cheminots en grève. Cinq jours et trois nuits plus ou moins longues, nous les avons filmés à l’Antenne Traction de Paris-Nord, sur les voies, les quais, dans le poste de contrôle occupé, et d’un dépôt à l’autre par les rues. »
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« Le coup des lendemains qui chantent, on nous l’a tellement fait […] Devant le bilan de l’époque des grandes vérités tranchées, il est plutôt sain d’imaginer autre chose… ». Imaginer autre chose, la CFDT s’y est essayée, en dix minutes, sur Antenne 2, le 29 mars 1984. À l’occasion du centième anniversaire de la législation des syndicats, elle s’est interrogée… sur l’avenir.
Scènes de grève en Vendée
Inspirées par Lip, les ouvrières de l’usine Cousseau à Cerisay dans les Deux-Sèvres, ont inventé une nouvelle manière de faire la grève dans la joie. Dans les ateliers sauvages, elles fabriquent des chemisiers « pil » qui leur permettent de tenir. Et aussi des chansons sur leur lutte.
Le Piège de Sangatte
À quelques kilomètres de Calais, en bordure du village de Sangatte, des dizaines de clandestins arpentent tous les jours une plage de sable blanc d’où, par temps clair, on aperçoit les côtes de Angleterre. Après avoir tout abandonné, ils rêvent d’une nouvelle terre promise et sont prêts à prendre tous les risques pour l’atteindre. Le drame que vivent ces émigrants qui fuient leur pays, plus par manque de perspectives que par misère, ne se résume pas aux seules images distillées régulièrement dans l’indifférence quasi générale par les journaux occidentaux. Le spectacle de leur errance est désormais sous nos fenêtres. Leur détresse est maintenant palpable et l’hypocrisie d’une Europe qui se réfère sans cesse à la Convention de Genève, celle qui a institué le droit d’asile, éclate au grand jour.
Un autre jour sur la plage
Nous avons rencontré Rashid durant l’été 2002. Comme tant d’autres, il attend, assis sur le sable, les yeux rivés vers l’horizon ou brillent les lumières de la côte anglaise. Comme chaque soir, il espère passer de l’autre côté. Mais sur la plage de Sangatte, seuls les jours passent et ces hommes continuent d’attendre, à la frontière d’une nouvelle vie.
Welcome Out / In Sangatte
« Pour la première fois en octobre 2001, je pénétrais dans le centre, avec l’autorisation de la Croix-Rouge, gestionnaire de ce camp qui héberge des réfugiés venus pour la plupart du Kurdistan d’Irak et d’Afghanistan. C’est à Sangatte, dernier point de passage de Europe terrestre vers l’Angleterre, que chaque soir, au péril de leur vie, les réfugiés tentent de franchir la frontière vers l’île britannique, où ils espèrent demander protection et asile. Nous avons pu y retourner en 2002, nous, l’équipe de tournage et Shohreh, une jeune femme interprète de langues kurde et persane. Nous sommes avec eux, à la fois dans le centre, et en dehors, partageant leur attente et leur (dés)espoir de parvenir “de l’autre côté”. »
Sangatte, station balnéaire
À travers le fonctionnement au quotidien d’un centre de réfugiés de la Croix Rouge, les réalisateurs s’interrogent sur le sens nouveau que prennent les mots « humanitaire », « réfugiés », « droit d’asile » dans un lieu comme Sangatte.
Si le son s’aventure
Le monde de la musique contemporaine à travers les yeux, les gestes, l’imaginaire des enfants d’une école maternelle de Bruxelles. Le passeur de ce voyage, c’est Michaël, personnage singulier qui nous fait traverser de multiples aventures sonores.
Sans consigne ni retour
Voyage dans un monde que nous ne regardons jamais en face ni attentivement, le monde des déchets, des débris, des restes… Bientôt la matière s’anime, les natures mortes reprennent vie et un visage se détache…
Modèle
Est-il possible d’avoir un autre regard sur le rapport que l’on entretient avec notre corps ? Le pouvons-nous étant donné l’acharnement des médias à nous imposer un seul et même modèle de perfection ? Pour cela j’ai choisi de filmer la parole et le corps du modèle vivant, des hommes et des femmes dont le récit est celui d’un corps qui s’expose nu.
