San Clemente, un hôpital psychiatrique situé dans une île au large de la place Saint-Marc. Les malades y mènent une vie libre. Ils participent même au carnaval de Venise. Raymond Depardon y a effectué plusieurs reportages photos. En 1980, il y retourne avec Sophie Ristelhueber et du matériel de tournage. L’hôpital est menacé de fermeture… Ce film est une immersion bouleversante et inoubliable dans l’univers psychiatrique.
La Sociale
Il y a soixante-dix ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la Sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples – vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain – voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humanistes qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui ? Il est temps de raconter cette belle histoire de « la Sécu » : d’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, quels en furent les bâtisseurs et ce qu’elle est devenue au fil des décennies. La Sociale retrace l’histoire d’une longue lutte vers la dignité tout en dressant, en parallèle, le portrait d’un homme et celui d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Avant-première
Notre trou du cul est révolutionnaire
« Gettare il proprio corpo nella lotta », « Jeter son corps dans la lutte » ; cette formule empruntée par Pasolini au chant de résistance des Noirs américains, prenait hier tout son sens. « Car le corps doit s’entendre, soit de l’individu de chair, soit comme composante de l’expression ». Je cite là René Schérer. Et mon corps devenait esprit traversé de frissons et d’amour pour celles et ceux qui résistent. » (Lionel Soukaz)
Le Concours
C’est le jour du concours. Les aspirants cinéastes franchissent le lourd portail de la grande école pour la première, et peut être, la dernière fois. Chacun rêve de cinéma, mais aussi de réussite. Tous les espoirs sont permis, toutes les angoisses aussi. Les jeunes gens rêvent et doutent. Les jurés s’interrogent et cherchent leurs héritiers. De l’arrivée des candidats aux délibérations des jurés, le film explore la confrontation entre deux générations et le difficile parcours de sélection qu’organisent nos sociétés contemporaines. Avant-première
De l’air
Un montage d’archives, sans commentaire, sur les pics d’intoxication qui se sont succédés depuis les « Trente Glorieuses ». Il invite chacun à mobiliser ses souvenirs et son imagination pour comprendre comment – en grande partie grâce à la formidable caisse de résonance de la télévision – les lobbies industriels ont travaillé à une « fabrique du consensus » sur la pollution de l’air. Le documentaire se présente comme un triptyque : chœur des pétroliers, chœur des atomistes, chœur des sorciers.
João Bénard da Costa, Outros Amarão as Coisas que eu Amei
Un hommage au cinéma à travers la vie extraordinaire de João Bénard da Costa – directeur de la Cinémathèque portugaise pendant dix-huit ans mais aussi acteur, cinéphile, auteur inspiré et lecteur créatif. Ce document est une biographie peu ordinaire où l’histoire d’un homme est racontée à travers les choses qu’il aimait, craignait et contemplait le plus. De la peinture baroque à la littérature de Borges, D’autres aimeront les choses que j’ai aimées est le journal intime ensorcelant d’un homme universel.
Nuytten/Film
Dans les années quatre-vingt, Bruno Nuytten était une star de la cinématographie. De Duras à Blier, de Téchiné à Berri, il créait des images qui rendent ces films inoubliables. Lui-même a réalisé trois films puis abandonne le cinéma. J’ai toujours voulu comprendre, sentant confusément la profondeur de cette désertion. De cela et du reste, Bruno et moi avons parlé plusieurs jours. Puis je suis retourné le voir « s’occuper les mains » comme il aime à dire, avec une caméra cette fois. De ces images ont surgit d’autres images, un personnage, du cinéma.
Identities
Face caméra, un homme « s’entretient » avec le réalisateur qui n’a conservé que les résidus, les restes de son discours : spasmes, borborygmes, déglutitions, hésitations, bruits divers du corps. Une expérience radicale et bouleversante des rapports entre continuité et discontinuité humaine.
Take Me
Une femme chantonne en déambulant tranquillement en robe de chambre. Cette scène tranquille, se transforme peu à peu en une magnifique peinture mobile.
Filmarylin
À partir de planches-contact, une célébration tout à la fois formaliste et empathique du corps occidental, industriel et matriciel par excellence, celui de Marilyn Monroe.
