Tout avait commencé par un rêve : « Maintenant, il est temps pour toi de chercher à élucider les mystères. Trouve le griot qui t’amènera jusqu’à moi, et quand tu me reconnaîtras, fais trois fois le tour de ma taille, caresse-moi avec du lait caillé et fais-moi part de ta demande… » C’est ainsi que j’entrais comme aspirée dans l’esprit du baobab. C’était en l’an 2000. L’année du Sopi. Et si le baobab était l’emblème du Sénégal, à travers l’arbre, je voulais comprendre le pays.
Patrice Chéreau, le corps au travail
Portrait intime de Patrice Chéreau qui retrace la carrière d’un artiste dont la puissance créatrice n’a jamais failli. Face à la caméra, Chéreau analyse la pratique de son métier. Il s’agit d’une interrogation intime sur ce que Patrice Chéreau a traversé dans son travail et dans son époque, sur ce qu’il est désormais et ce qu’il cherche encore. L’itinéraire d’une vie partagée par et pour le corps.
Mercuriales
Cette histoire se passe en des temps reculés, des temps de violence. Partout à travers l’Europe une sorte de guerre se propageait. Dans une ville il y avait deux sœurs qui vivaient…
Sous nos pas
Les gestes concentrés, le visage préoccupé, Jean-Marie marche vite. Je le suis. Avec ardeur, il découvre son métier, ses brebis à côté, leur résistance et leur docilité. De la bergerie hivernale à l’alpage, une trajectoire à tâtons, faite de premières fois, de satisfactions et d’appréhensions. Avec l’assurance d’une pratique agricole biodynamique qui le conforte, où agissent des énergies impalpables. Juste sous nos pas.
Filmer obstinément, rencontre avec Patricio Guzman
Un portrait du cinéaste Patricio Guzman. Le film propose un voyage à travers son cinéma, marqué par l’Histoire récente de son pays le Chili. De « La Bataille du Chili », monument du cinéma direct retraçant les dernier mois de Salvador Allende et de l’Unité Populaire chilienne, au « Bouton de Nacre », projet en chantier filmé ici dans sa genèse, Patricio Guzman se dévoile et dévoile sa vision du cinéma.
Vous qui gardez un cœur qui bat
A l’est de l’Ukraine, un groupe de mineurs de fond s’enivrent en racontant la mort de l’un des leurs dans un accident. Les plus jeunes n’ont pas d’autre perspective que la mine de charbon, les anciens avouent y avoir gâché leur vie, et les femmes semblent avoir quitté le village. Parmi eux, Slava, trente ans, tente d’organiser son départ pour rejoindre la jeune femme qu’il vient de rencontrer sur internet sur les rives de la mer Noire en Crimée.
300 Hommes
Entre ces murs, il y a trois cents hommes, et il y a l’urgence. Ils ont des noms mais ils ont égaré leur histoire en route. Ils rient et se confrontent, ils refont le monde, celui qu’ils ont perdu. Ils ont un lit, et là ils attendront le jour. C’est Forbin, un accueil de nuit à Marseille.
Au bord du monde
La nuit tombe. Le Paris « carte postale » s’efface doucement pour céder la place à ceux qui l’habitent : Jeni, Wenceclas, Christine, Pascal et les autres. À travers treize figures centrales, Au bord du monde dresse le portrait, ou plutôt photographie ses protagonistes dans un Paris déjà éteint, obscurci, imposant rapidement le contraste saisissant entre cadre scintillant et ombres qui déambulent dans ce théâtre à ciel ouvert.
Les insensés, fragments pour un passage
« Enfermé dans le navire d’où on n’échappe pas, le fou est confié à la rivière aux mille bras, à la mer aux mille chemins, à cette grande incertitude extérieure à tout. Il est prisonnier au milieu de la plus libre, de la plus ouverte des routes. Il est le Passager par excellence, c’est-à-dire le prisonnier du passage. Et la terre sur laquelle il abordera on ne la connaît pas, tout comme on ne sait pas, quand il prend pied quelque part, de quelle terre il vient. »
Yvette
Yvette, ou la réalité d’une femme au village de Perkouan (Burkina Faso), dont la condition se révèle à travers ses tâches quotidiennes, son environnement et ses réflexions…
