Dominique Dubosc

Films


L’Affaire LIP / Le goût du collectif

L’Affaire LIP / Le goût du collectif

Dominique Dubosc | 1976 | 55' | France

La grève mythique de la manufacture horlogère LIP, plus connue sous le nom de « Conflit LIP », a été par l’importance des questions posées, par ses formes d’organisation, par son ampleur et sa popularité, l’un des grands événements sociaux de la seconde moitié du XXe siècle. Ce film, réalisé sous le contrôle des travailleurs, raconte leur lutte de l’intérieur.


Célébrations

Célébrations

Dominique Dubosc | 2000 | 38' | France

Du 16 janvier au 28 février 1991, j’ai vécu la guerre du Golfe (sur mon écran de télévision) comme un interminable cauchemar. J’en suis arrivé à une forme de dépression. C’est dans cet état que je suis parti pour New York, où ma femme travaille et où je voulais rencontrer le poète et cinéaste Jonas Mekas. Le film commence réellement sur l’autoroute, entre l’aéroport et Manhattan : est-ce la grandeur du Triboro bridge, la pluie sur le pare brise du taxi, le souvenir d’autres arrivées semblables ? « Quelque chose » en tout cas m’a ramené dans la vie et j’ai su, avec évidence, que je devais « célébrer » cette vie retrouvée, que c’était la seule réponse que je pouvais faire à la guerre. C’est ainsi qu’avant même de le rencontrer, j’ai rejoint Mekas, qui a toujours opposé dans ses Journaux de simples instants de vie aux images sans vie des médias.

Au fil du temps j’ai aussi découvert une autre Amérique, consciente de ses responsabilités… jusqu’à ma rencontre finale avec Antigone.


La Chambre d'écoute

La Chambre d’écoute

Dominique Dubosc | 2005 | 39' | France

Début 2005, une villageoise des environs de Ramallah me raconte, comme l’ayant vu la veille, la merveilleuse initiative d’une jeune mariée sur un barrage israélien et l’heureux dénouement qui s’ensuivit. L’histoire est en fait une légende urbaine qui circule depuis octobre 2000 (début de la seconde Intifada). Mon informatrice m’avait donc trompé… mais son récit est vrai : il traduit parfaitement le fait de l’Occupation et les leçons que le peuple palestinien a tirées de l’expérience collective de la première Intifada. J’imagine aussitôt qu’il doit être facile de trouver plusieurs histoires similaires, Je n en trouve pas, mais je poursuis mes recherches sur cette frontière entre le réel et l’imaginaire. Les douze « histoires » que je réunis au long de l’année 2005 comprennent des rêves nocturnes, des comptines, des lettres d’amour, des fables et de simples témoignages, qui ne sont pas les moins étranges.


Croquis palestiniens

Croquis palestiniens

Dominique Dubosc | 2004 | 21' | France

Douze croquis de la Palestine occupée quatre ans après le début de la seconde Intifada.


Los Dias de nuestra muerte

Los Dias de nuestra muerte

Dominique Dubosc | 1970 | 16' | France

Choses vues dans les mines d’étain de Bolivie à l’époque du massacre de la Saint-Jean.


Le Documentariste ou le Roman d’enfance

Le Documentariste ou le Roman d’enfance

Dominique Dubosc | 1989 | 42' | France

Dans un beau salon parisien, un homme raconte à sa mère, en feuilletant l’album de famille, l’histoire merveilleuse et tragique de son enfance. Entre deux épisodes de ce « roman », on voit des extraits de six films documentaires réalisés vingt ans plus tard par l’enfant devenu homme. Le Documentariste ou le roman d’enfance propose ainsi, à la manière de Georges Perec, deux récits indépendants, croisés chapitre par chapitre.

Un documentariste réalise un retour sur images. Celles de sa vie, celles de ses films. Il interroge le cinéaste, « l’objectif » du documentaire. La part de l’intime. Ce qu’il recherche en filmant. Un ciné-journal à rebours qui ne recherche pas la rationalité mais l’immersion dans le sens profond des actes. Dominique Dubosc a notamment réalisé un film sur et avec Jonas Mekas, Visiting Jonas Mekas.

« Le son d’une flûte japonaise / des images documentaires / une photo de bébé en Chine / Une autre d’un jeune homme à côté d’une caméra… La voix dit : Quand je revois aujourd’hui les premiers documentaires que j’ai tournés en Amérique du Sud et en France, si je me demande pourquoi j’ai fait ces films-là, ce qui me vient à l’esprit n’est pas une explication, mais plutôt l’image d’un petit enfant… »


Duane Michals

Duane Michals

Dominique Dubosc | 1993 | 13' | France

Duane Michals est né le 18 février 1932 à McKeesport en Pennsylvanie. En 1957, il obtient son premier emploi professionnel : directeur artistique adjoint du magazine Dance. En 1958, il entre à Time Incorporated en tant que graphiste attaché au département publicitaire. Ses premiers travaux professionnels en tant que photographe sont une série de portraits publicitaires pour la comédie musicale « The Fantasticks ». Il collaborera régulièrement à Show, Mademoiselle, Esquire, puis à Vogue, au New-York Times, à Horizon, au Scientific American. C’est en 1979 qu’il réalise ses premières œuvres où s’allient la photographie et la peinture.


L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer

L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer

Dominique Dubosc | 1998 | 68' | France

Captation de la pièce de Copi : L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer mis en scène par Philippe Adrien, en deux plans-séquences.


Jean Rouch, premier film : 1947-1991

Jean Rouch, premier film : 1947-1991

Dominique Dubosc | 1991 | 26' | France

Le premier film de la filmographie de Jean Rouch Au pays des mages noirs n’est pas réellement son premier film : il fut monté à partir d’images tournées par lui en 1947, mais organisées dans un ordre qui n’était pas le sien et surtout, accompagnées d’un commentaire colonialiste dit par un radio-reporter sportif… Devant nous, Jean Rouch improvise un nouveau commentaire en harmonie avec ses images et termine ainsi, en 1991, son « premier film ».


La Lettre jamais écrite

La Lettre jamais écrite

Dominique Dubosc | 1990 | 55' | France

Toute l’idée de la fameuse série Live se ramène peut-être à cette simple proposition : voyons ce que vous êtes capable de raconter en un plan-séquence d’une heure. Alors je raconte, le plus souvent derrière la caméra, parfois à côté, parfois devant. Je raconte les moments rares où, dans ses dernières années, mon père m’a fait partager son amour du Japon, m’a répété ce qu’il croyait digne d’intérêt, ce qu’il croyait vrai, ce qu’il aurait voulu pour moi. Et m’a finalement laissé partir sur mes propres chemins.

Peu après notre dernière rencontre, un soir d’avril, mon père a décidé de refermer le livre de sa vie, disant à sa femme : de toute façon, je ne refleurirai plus… J’ai peut-être fait ce film pour lui dire que moi aussi, finalement, j’acceptais de le laisser partir.


Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle

Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle

Dominique Dubosc | 1969 | 21' | France

Quand la maladie devient trop visible, la léproserie reste le seul refuge. Beaucoup de lépreux croient alors que « la vie est finie ». En fait, loin du regard (et de la peur) des bien portants, une nouvelle vie commence : dès lors qu’il accepte l’image de lui-même que lui renvoient les autres malades, l’interné peut trouver « une nouvelle manière d’être ».

Dans la léproserie Santa Isabel (Paraguay), les malades se répartissent en deux groupes : ceux du Centre et ceux de la Périphérie. Ceux qui ne sont pas encore trop atteints, qui gardent une certaine autonomie, restent autant qu’ils le peuvent à la périphérie, et s’efforcent de vivre une vie « normale » (généralement en couple) dans de petits ranchos indépendants. Les autres, les solitaires, les vieux, les impotents, boivent, plaisantent et rêvent dans les deux pavillons centraux.

 


News of the day

News of the day

Jonas Mekas | 1998 | 12' | France

Dans les années soixante, un groupe de cinéastes américains de gauche fonde l’agence Newsreel pour s’opposer à la désinformation des media. Fidèle à lui-même, Jonas Mekas filme plusieurs séquences présentant des scènes de la vie quotidienne comme des « News of the day » (des Nouvelles du jour)… Ces petits poèmes instantanés n’opposent pas simplement certaines « nouvelles » à d’autres, mais la vie même à la non-vie.


News of the day

News of the day

Dominique Dubosc | 1998 | 9' | France

Cinq séquences : Un match amical. Sur la plage de Gaza. Alice n’est plus à l’hôtel Impérial. Mohammed retrouve son père. Maha lisait Tchékhov sur la véranda.


Palestine Palestine

Palestine Palestine

Dominique Dubosc | 2001 | 90' | France

Palestine Palestine se présente comme un triptyque. à la manière de certaines peintures flamandes d autrefois : dans la partie centrale foisonnent des petites scènes de la vie quotidienne dans le camp de réfugiés de Dheisheh, à côté de Bethléem, tandis que dans les deux parties latérales, un marionnettiste et sa femme montrent leur spectacle de villages en villages, malgré les barrages et les dangers de plus en plus grands.

Ce tableau des Territoires Occupés, au début de la seconde Intifada, est simplement introduit par un bref rappel des lois israéliennes de l’Occupation qui régissent la vie des Palestiniens depuis juin 1967. Il n’y a pas d’autres commentaires. (Le film a été tourné au printemps 2001, c’est-à-dire au cours des cent premiers jours du gouvernement Sharon et de sa grande escalade militaire.)


Plans lumières

Plans Lumières

Dominique Dubosc et Robert Kramer | 1995 | 16' | France

Série de plans fixes d’une minute à la manière des films réalisés par les opérateurs Lumière. Quatre plans sont réalisés par Dominique Dubosc et douze plans sont réalisés par Robert Kramer


Les Quatre jumelles se font belles

Les Quatre jumelles se font belles

Dominique Dubosc | 2002 | 12' | France

Extrait des Quatres jumelles de Copi. Dans les coulisses de la pièce. Mise en scène de Daisy Amias.


Réminiscences d’un voyage en Palestine

Réminiscences d’un voyage en Palestine

Dominique Dubosc | 2004 | 38' | France

En juillet 2002, le dessinateur Daniel Maja est invité en Palestine par le Consulat de France à Jérusalem et le Ministère palestinien de la Culture, pour relancer un projet d’écoles de dessin à Ramallah et à Gaza. Je décide aussitôt de l’accompagner. Mon projet n’est pas de rendre compte de la « mission Maja » (vouée dès le départ à l’échec en raison du couvre-feu imposé aux grandes villes de Cisjordanie et des incursions israéliennes qui ravagent Gaza), mais de construire un film sur la confrontation de nos deux regards.
Le film prend forme lentement, longtemps après le voyage, car Maja, qui ne travaille jamais « sur le motif », a toujours besoin de plusieurs mois pour que ses impressions se fondent dans son imaginaire. Tout au long du printemps 2003, un jour par semaine, il accepte d’improviser sous l’œil de la camera, dessinant des images qui évoquent à la fois la Palestine et un fond plus vaste, peuplé de son bestiaire habituel. De mon côte, je passe plusieurs mois avec mon monteur à retravailler les images tournées sur place : a leur donner une qualité picturale et un fond sonore (en grande partie imaginaire) qui en font des réminiscences plutôt que des « notes de voyage ». Le film qui résulte de ces deux élaborations est la mémoire d’un voyage, ou plutôt, un voyage dans la mémoire des deux voyageurs.


Séances

mercredi 15 novembre 2006 à 14h00

Espace Jean Vilar - salle 1

1 - Cruauté de l'observation et tendresse du regard

mercredi 15 novembre 2006 à 16h00

Espace Jean Vilar - salle 1

1 - Cruauté de l'observation et tendresse du regard

mercredi 15 novembre 2006 à 18h00

Espace Jean Vilar - salle 1

1 - Cruauté de l'observation et tendresse du regard

jeudi 16 novembre 2006 à 14h00

Espace Jean Vilar - salle 1

1 - Cruauté de l'observation et tendresse du regard

jeudi 16 novembre 2006 à 15h30

Espace Jean Vilar - salle 1

jeudi 16 novembre 2006 à 17h00

Espace Jean Vilar - salle 1

2. La beauté et la résistance

jeudi 16 novembre 2006 à 20h00

Espace Jean Vilar - salle 1

3. connaissance des autres et connaissance de soi

jeudi 16 novembre 2006 à 22h00

Espace Jean Vilar - salle 1

3. connaissance des autres et connaissance de soi