Hommage au CBA

Hommage Centre de l’Audiovisuel de Bruxelles en présence de Kathleen de Béthune

Pour l’anniversaire des vingt ans du Centre, fondé par Henri Storck en 1978 et qui a produit ou co-produit quelques deux-cent-cinquante films et vidéos documentaires, nous avons conçu en complicité avec Kathleen de Béthune, cette programmation composée de deux films récents dont un inédit… Qui offre en outre un clin d’œil à notre thématique de l’an dernier, « Histoires de famille »…

 

Films


L'Histoire de Pia (mon frère, ma sœur vendus pour quelques lires)

L’Histoire de Pia (mon frère, ma sœur vendus pour quelques lires)

Basile Sallustio | 1997 | 90'

Au début des années cinquante, Pia a dix ans quand elle voit s’éloigner pour la dernière fois, ses petits frères et sœurs, (quatre, sept, et neuf ans) juchés sur l’âne qui les emporte vers leur destin. Des frères et sœurs « cédés » par leur père à une filière d’adoption italo-américaine dans laquelle le Vatican et l’Église sont impliqués…

L’Italie et plus encore l’Italie méridionale de l’après-guerre souffre des tourments de la faim.

Pendant des dizaines d’années, Pia, n’a aucun signe d’eux : sont-ils toujours vivants, que sont-ils devenus en Amérique, sont-ils ensemble au même endroit ? Bien qu’elle ne soit en rien responsable de leur séparation, une espèce de remords la  tenaille.

Pia veut mettre un terme à toutes ces questions qui résonnent dans sa tête comme autant de reproches. Comment retrouver l’apaisement sinon en refaisant le même chemin qu’eux, quarante-cinq ans après, et tenter l’impossible pour vaincre les méandres de l’oubli. Ses démarches en Italie et aux États-Unis permettent à Pia de retrouver son frère et sa sœur et de les ramener au village.

À travers des images d’archives et des témoignages, l’histoire personnelle de Pia, nous fait découvrir le sort de dizaines de milliers d’enfants italiens qui firent, entre 1945 et 1965, l’objet de ce terrible trafic.


Loco Lucho

Loco Lucho

Mary Jimenez | 1998 | 59'

Près de quinze ans après Du verbe aimer, la réalisatrice retourne filmer dans le pays de ses origines, le Pérou à la rencontre de son père…

Philippe Elhem écrivait dans « Une encyclopédie des cinémas de Belgique » en 1990 à propos Du verbe aimer : « plongée autobiographique sans filet où dans son propre rôle, elle (la réalisatrice) enquête sur elle-même, à la recherche de l’enfant puis de la jeune femme qu’elle fut, esclave de « l’image du désir de sa mere » au point d’en devenir une autre. Mélangeant le noir et blanc et la couleur, le « cinéma direct » et la réalité mise en scène, Du verbe aimer, porté par la voix bouleversante de son auteur, offrait au cinéma de « l’autobiographie » l’une de ses œuvres majeures. Et à l’auteur, l’admiration de ses pairs, telle celle de Wim Wenders, terriblement ému à l’issue de la projection du film au Festival de Berlin. »


Séances

vendredi 6 novembre 1998 à 20h30

Grande salle Hôtel de Ville de Gentilly

En présence de Kathleen de Béthune.

vendredi 6 novembre 1998 à 22h00

Grande salle Hôtel de Ville de Gentilly