La question du « bon » sujet
Voilà une tyrannie qui plombe bien des projets. Car à vouloir, tout à la fois, satisfaire un commanditaire (ou tenter de le séduire à posteriori), imaginer l’adresse à un public « concerné » ou à « sensibiliser », tout en tentant d’introduire sa note singulière et son rapport au monde, comme un effet miroir et d’implication pour le spectateur, bien des films s’embourbent…
Ce film d’implication personnelle, tendance déjà forte depuis plusieurs années, ne cesse de croître et proliférer avec des bonheurs variables. Car la recette du commentaire en voix off (confession, confidence, engagement) ou l’incorporation du « corps » du cinéaste en tant qu’acteur même de son film, reste une tentative périlleuse d’équilibriste, qui peut aisément choir dans la naïveté ou le nombrilisme. À trop voir s’afficher le dispositif, à trop suivre à la trace le « processus d’écriture » tant recommandé aujourd’hui dans la sphère documentaire, le spectateur assiste à la projection d’un « dérouté » illustré du projet sans entrer jamais ou seulement par laps (l’instant juste) dans un temps cinématographique.
Un cinéma personnel
Sur ce registre, c’est dans une étonnante osmose présence-effacement, d’un dosage délicat, sans excessive obsession fusionnelle et identificatrice, que bon nombre des films de cette sélection, ont pourtant su se situer, nous proposer leurs aventures, leurs incertitudes. Sachant nous laisser notre place, nos questions, nos perceptions, nos rêveries, le bonheur d’une expérience.
D’autres, plus réalisateurs que cinéastes ne recherchent surtout pas « l’imprévisible », ils ouvrent un dossier, « documentent » un sujet, l’exposent, le traitent, parfois le maltraitent avec une simplification extrême ou un bombardement encyclopédique exténuant. Ils s’exposent, quoique leur mission soit accomplie dans le cadre d’une industrie de programmes, à pâlir des comparaisons possibles avec des films antérieurs.
De ce crû 2000-2001, encore plus copieux que l’an passé se dégage des tendances et des thématiques récurrentes, des préoccupations sociétales telles que l’enfance, le vieillissement, la relation à la loi et à la punition-réparation-réinsertion (prison, violence juvénile).
Tendances actuelles
L’identité sociale, sexuelle, culturelle et les questions de filiation, de roman familial, taraudent bon nombre de cinéastes. La ruralité, la relation à la nature, au monde animal sont des questionnements très présents également. Comme les figures de l’exclusion et les enjeux de la question scolaire : pédagogie, citoyenneté, cultures. Sur ces deux derniers thèmes comme sur celui de la mondialisation des échanges, les propositions nombreuses ne parviennent guère à nous séduire. Comme si elles relevaient d’un traitement trop en proximité avec l’actualité de débats en cours, « immergées » dans le réel sans mise en perspective réellement approfondie.
Sans attendre nécessairement un dynamitage des codes et donner prime, à priori, à l’expérimentation pure, nous attendons d’un film qu’il nous propose une intrigue esthétique, un décadrage de l’attendu, une proposition propre à nous faire cheminer aventureusement sur un chemin de connaissances et de découvertes.
Ces tentatives passionnantes nous les avons ressenties à travers des films qui abordent de manière originale l’anthropologie, la mémoire et l’histoire, la musique ou l’univers mental de figures de chercheur dont les « utopies » grèvent aujourd’hui lourdement les conceptions politiques, institutionnelles et économiques de notre monde. Empruntant des voies narratives très variées. S’inquiétant autant d’éthique que d’esthétique.
Chaque édition du festival propose à travers ses sélections le désir d’une démarche de valorisation des films que nous avons choisi par intuition, affinité élective, comparaisons objectives et subjectivités assumées.
Il nous faut reconnaître avoir eu des difficultés pour conclure. Face à un volume toujours plus conséquent de films à visionner, nous avons encore souvent vécu l’agacement devant des productions, des propositions toutes entières contenues dans l’exposé du sujet sans nous mener guère plus loin : le fameux débat des cinq premières minutes du formatage sur lequel se sont penchés les cinéastes d’Addoc cette année à Marseille comme à Lyon est d’une actualité aiguë. Mais cette cuvée 2001, s’est révélée surprenante à notre goût pour sa qualité et son extrême diversité. Il fallut trancher et abandonner l’idée de projeter un nombre assez conséquent de films qui aurait aisément figuré dans les sélections des années antérieures.
Un cinéma de résistance
Comme quoi du côté des cinéastes, la résistance s’organise, de manière sans doute plus individuelle que collective, en s’affirmant dans des parcours exigeants, en pariant et en s’engageant sur la durée, en s’incrustant dans les espaces de création disponibles, en inventant parfois de « nouveaux » modes de production.
Cette sélection s’entend aussi comme une partition, s’écrit comme une ligne éditoriale, éphémère et aléatoire. Laissant le soin, l’attention, le risque, en bref le « rôle impossible » au jury d’élire un film dans ce polyptyque, cette polyphonie, ce kaléidoscope, de tracer son itinéraire dans ces résonances et télescopages. Nous lui souhaitons la même « bonne intuition » que celle du jury de l’an passé.
Que la carrière remarquable du primé du « Réel en scène » l’an dernier, Un ticket de bains-douches de Didier Cros, du Réel à Nyon et à Leipzig cet automne, que ces diffusions et rediffusions « télés » puissent l’inspirer…
Films
800 km de différence
Claire Simon | 2001 | 70'
Manon a quinze ans. En vacances, elle a rencontré Greg, dix-sept ans. Il habite Claviers, petit village du Haut-Var. Manon habite Paris et vient en vacances à Claviers où sa mère a grandi. Greg et Manon sont amoureux. Portrait d’un jeune homme dans le monde qui l’entoure quand sa petite amie est là, quand leur histoire existe et défie l’histoire et la géographie.
Addio Lugano Bella
Francesca Solari | 2000 | 70' | Suisse
Le récit au présent se fraie un chemin parmi les souvenirs du passé. Les personnages interprètent leur propre rôle à la frontière entre documentaire et fiction. Oreste Scalzone, condamné en Italie, exilé en France, incarne l’esprit du passé subversif. Giorgio Bellini, figure de 68 en Suisse, retiré dans une recherche sur les anciennes routes dans les Alpes, est tout à coup arrêté et accusé de terrorisme. Francesca Solari, réalisatrice et narratrice du film, blessée par la campagne de presse contre l’homme qu’elle apprend à aimer, élabore des fragments de mémoire pour donner sens à sa propre vie. Elle reprend le dialogue avec le père qui finit par donner du relief à l’image de la mère.
Apparatchiks et Businessmen
Stan Neumann | 2001 | 52'
Un voyage en Roumanie et dans l’ex-république soviétique de Moldavie, où ce que l’on appelle « la transition » est un terme poli pour décrire le chaos économique et social de l’ancien bloc socialiste. C’est aussi le temps des reconversions.
« J’ai voulu voir comment c’est quand ça commence, comment on passe de Marx au Marché, comment une usine de missiles se transforme en usine d’ouvre-boîtes, et des ouvriers socialistes en ouvriers capitalistes… », Stan Neumann
Les Bêtes
Ariane Doublet | 2001 | 67'
Le cabinet de vétérinaire de Gonneville-la-Mallet, un gros bourg du pays de Caux. Quatre vétérinaires consultent. Le travail est varié : tantôt consultation de ville où l’on soigne les chats et les chiens, tantôt interventions dans les fermes où l’on s’occupe du bétail, dans la crainte de l’ESB. Au cabinet comme à la ferme, leur métier les confronte à la maladie des « bêtes » et à ce qu’elle révèle. Entre ces animaux de compagnie surinvestis affectivement et ces animaux de ferme transformés en fabrique de protéines, quels sont aujourd’hui les rapports que nous entretenons avec « les bêtes » ?
Bonne nouvelle
Vincent Dieutre | 2001 | 60'
Nous sommes à Paris, près des Grands Boulevards, dans les premiers mois du XXe siècle. Il y a les rues qui s’animent, s’éveillent et s’endorment, l’alignement tranquille des immeubles, des cours, des passages. Un destin se dessine, par fragments. Les bribes tour à tour douloureuses ou tendres, d’une vie passée là, vers le métro Bonne Nouvelle. L’homme invente à son quartier une autre géographie, intime et secrète, que l’aident à révéler deux voix amies, celles de deux femmes. Alors le témoignage se mêle au discours de l’homme : nous invitant à pénétrer un autre temps, un autre espace : « Bonne Nouvelle ». Un lieu inouï, bruissant du son sec des machines à coudre, du sommeil paisible des mendiants, du ballet incessant des voitures, de la pluie, des toxicos égarés rue Saint-Denis, du filé des souvenirs, du travail au noir… Ici, maintenant, au cœur de la Ville-Lumière.
Dallas (Roumanie)
Rip Hopkins | 2001 | 52'
La communauté des deux cents tsiganes de « Dallas » vit de la récupération des déchets de la décharge municipale de Cluj-Napoca, deuxième ville de Transylvanie. La famille Lacatus est une famille ordinaire de « Dallas » qui travaille en équipe. Les deux frères aînés, Nicolae (onze ans) et Ciprian (treize ans) sont partagés entre leurs propres désirs et l’attente de leurs parents, une situation qu’ils évoquent avec lucidité et ironie.
De la vie des enfants au XXIe siècle
Papisthione | 2000 | 57'
La vie des enfants des rues de Dakar. Deux bandes errantes sont suivies jour et nuit dans la ville par une caméra qui enregistre les réactions, les regards et les pensées silencieuses d’enfants drogués, violés, détruits. Des enfants dont le destin s’est arrêté le jour même où il a commencé et que l’on voit réduits aux pires conditions de l’existence. Par sa forme (des images noir et blanc à la vitesse souvent contrariée, tantôt muettes, tantôt sonores), le film entretient et affirme sa distance avec le style documentaire, tout en restant pourtant fondé sur des moments de vie réelle, jamais mis en scène.
Des vacances malgré tout
Malek Bensmail | 2001 | 68'
Immigré dans la région parisienne depuis 1957, Kader est électricien. Avec sa famille (son épouse et ses enfants, Youcef, Amar, Myriam et Soraya âgés d’une trentaine d’années), il décide de passer les vacances d’été dans son village natal, proche d’Alger. Sa dernière visite remonte à 1998, à l’occasion du mariage de sa nièce. Les enfants eux, n’y sont pas retournés depuis environ une dizaine d’années. Au sein même de cette famille, entre ceux qui sont restés au pays et ceux qui ont émigré vers la France, comment perçoit-on la situation de l’Algérie ? Quels espoirs les uns et les autres nourrissent-ils pour leur pays ? Qu’en est-il de la relation franco-algérienne ? De l’immigration contemporaine ? De l’envie d’exil des algériens aujourd’hui ? Des discours différents des deux côtés de la Méditerranée ? Des envies des uns et des autres… En somme, de petites histoires de familles qui nous parlent simplement de l’histoire franco-algérienne.
Eux et moi
Stéphane Breton | 2001 | 52'
La Nouvelle-Guinée est à la mode : « les dernières tribus de l’âge de pierre », « La vallée perdue », « L’ombre des missionnaires »… On met le sauvage dans son costume et on lui demande de ne pas bouger pendant la photo. On regarde le Papou comme on regarde un oiseau de paradis. On a oublié qu’il parlait et qu’il avait des mots choisis. Mais qui peut le comprendre ?
Le propos du film est d’inverser ce regard et de montrer comment la tribu sauvage voit celui qui la regarde. Il est étrange en effet cet ethnologue qui se donne tant de mal pour être à l’aise ; qui s’efforce d’apprendre une langue qu’il ne parlera pas chez lui ; qui perd parfois son calme quand on ne comprend pas ce qu’il dit : qui pose des questions indiscrètes et ne cesse d’écrire sur un carnet qui ne le quitte jamais. Que nous veut-il cet étranger ? Qu’est-ce qu’il cherche ? Est-ce un voleur, un chasseur de mots, un missionnaire ?
Il ne s’agit pas d’un documentaire sur une société exotique, très exotique, mais sur l’exotisme de celui qui l’observe, et sur l’art, peut être, d’échanger des regards.
Les Jardiniers de la rue des Martyrs
Leïla Habchi et Benoît Prin | 2001 | 80'
Près de quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie, dans un jardin ouvrier, quartier du Pont Rompu à Tourcoing, français et algériens cultivent leur bout de terre. Ces hommes ont été les appelés, les militants du FLN ou les « harkis » d’une guerre coloniale menée par la République française.
Ce jardin est donc le lieu d’une mémoire multiple où se retrouvent des hommes qui auraient pu se rencontrer à la guerre ou à l’usine. C’est la culture d’un potager, activité universelle s’il en est, qui les rassemble ici. Contemporains à distance d’une histoire commune, parfois indifférents voire hostiles les uns aux autres pour des motifs culturels, sociaux ou politiques, ils travaillent côte à côte le même morceau de terrain.
Lettre d’un cinéaste à sa fille
Eric Pauwels | 2000 | 50' | Belgique
Un film artisanal et libre, personnel et ludique sous forme de lettre. Un film tissé de mille histoires et cousu de différentes textures, un livre d’images où un cinéaste prend position par rapport au cinéma et donne à voir les images et les histoires qu’il veut partager.
Life is on earth
Pascaline Simar | 2000 | 71'
« Raconté à la première personne, le film est le récit de la traversée que j’ai effectuée à bord d’un supertanker de trois cent mille tonnes, du Havre jusqu’au Golfe pendant un mois sans escale en compagnie d’Anne-Françoise Brillot, une amie photographe. J’ai suivi la vie et le travail dans cet espace clos, les relations entre les hommes de nationalités et de positions hiérarchiques différentes : onze français et vingt-et-un bulgares. Leur coexistence est difficile. J’ai tenté de comprendre ce qui les opposait et ce qui pouvait les rapprocher. Les marins parlent peu, leurs confidences sont précieuses. Elles m’ont permis de trouver progressivement ma place au milieu de leur histoire, petite histoire parmi toutes celles qui racontent la division internationale du travail. », Pascaline Simar
Ne réveillez pas le chat qui dort
Marianne Gosset | 2000 | 80'
C’est au travers d’Ice Cream, chat cancéreux de la cinéaste, et donc d’un regard délibérément subjectif, que va s’entamer une visite très particulière à Alfort. L’école vétérinaire d’Alfort, arche de Noé en pleine ville, entre instinct et machine, est aussi un gigantesque vivier où observer les lois qui nous régissent, nos animaux et nous. Au gré de disciplines de plus en plus « éclairantes », allant de plus en plus profond ou de plus en plus loin vers l’abstrait – anatomie, chirurgie, imagerie médicale – vers la connaissance et la guérison, le film génère un trouble opaque et grandissant, poétique et enfantin, celui-là même provoqué par le regard animal où se lit comme une énigme enfuie. Peut-être, simplement, celle d’une mémoire douloureuse et lointaine qui ferait de la bête, comme le dit le beau mot de Walter Benjamin : « La réserve de l’oublié »…
Off the road
Laurence Petit-Jouvet | 2001 | 72'
Le film retrace la tournée aux États-Unis en 2000 du contrebassiste Peter Kowald, un des piliers de la musique improvisée. À l’image de cette musique sans partition, ce « free improvised road movie » saisit au vol les péripéties de ce grand tour au volant d’une vieille Chevrolet Caprice. Nombreuses rencontres avec de grands noms du Free :George Lewis, William Parker, « Kidd » Jordan, Hamid Drake, Fred Anderson, Rashied Ali…
Optimum
Henry Colomer | 2000 | 55'
Optimum rapproche les destins de trois visionnaires anglais du XIXe siècle, qui ont partagé le credo devenu pour nous si familier : tout doit être utile, toutes les ressources humaines doivent être optimisées et rentabilisées. Jeremy Bentham (juriste), Charles Babbage (inventeur) et Francis Galton (statisticien) ont tendu leur force vers un « zéro défaut » appliqué à l’ensemble de la société. Le film retrace leur histoire, donne corps à leurs projets les plus audacieux, en reconstituant notamment par des animations les dispositifs dont ils ont rêvé. Ce faisant, il montre comment le calcul du bonheur peut se renverser ironiquement dans la plus noire des fantasmagories.
Rêve d’usine
Luc Decaster | 2001 | 98'
En septembre 1999, une nouvelle tombe de Zurich : la direction du groupe Slumberland, auquel appartient l’entreprise Epeda, a décidé la fermeture totale de l’usine de Mer, fondatrice des matelas Epeda, au cœur du Loir-et-Cher. Une décision inattendue qui touche 294 ouvriers. Un conflit s’ouvre. La vie se réorganise à l’intérieur des ateliers. Proche des corps, des regards, le récit d’une résistance au quotidien contre une fermeture que les ouvriers découvrent comme déjà programmée loin de Mer. En avril 2000, les camions qui partent d’Epeda n’emportent pas de matelas mais les machines les plus performantes de « l’usine ».
Sur les cendres du vieux monde
Laurent Hasse | 2001 | 73'
Hayange, la vallée de la Fensch en Lorraine, « berceau et fleuron de la sidérurgie française », peut-on lire dans les encyclopédies, mais à l’aube du troisième millénaire, le constat est plutôt amer. Les usines, poumons économiques de la région et qui en avaient façonné le paysage, sont aujourd’hui détruites à 95 % et la population touchée de plein fouet par la crise. Attirées par les primes et les exonérations de charges, des entreprises de pointe s’y installent pour quelques années avant de délocaliser vers d’autres eldorados à la main d’œuvre bon marché. Qu’importe alors les chômeurs, les angoisses, et les vies brisées…
Telle est la vallée aujourd’hui : désemparée, abandonnée, sacrifiée sur l’autel de la mondialisation. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Comment vit-on à Hayange aujourd’hui ? Et puisque le XIXe siècle sera celui du néolibéralisme, qu’adviendra-t-il de cette population érigée dans le culte de la mono-industrie, du paternalisme des maîtres de forge et désormais orpheline de l’ère de fer ?
Trois soldats allemands
François Caillat | 2001 | 75'
À partir d’un fait divers, l’exhumation d’un cadavre de soldat inconnu, le film tire les fils d’une histoire complexe et mouvementée qui s’est déroulée en Lorraine pendant cent ans. On y croise des destins contrariés, des morts brutales et des exils. Par delà quelques figures romanesques, c’est l’aventure du siècle vue dans le prisme des guerres franco-allemandes et les derniers soubresauts de la nation française avant qu’elle glisse dans une identité qui la dépasse. Une enquête sur les « lieux du crime ».
Wild blue, notes à quelques voix
Thierry Knauff | 2000 | 68'
Tel un journal de voyage, le film est une succession de fragments de vie. Jalonné de voix de femmes, il accueille enfants, arbres et vents comme autant de motifs musicaux. De cette variation naît l’évocation d’un monde meurtri par l’horreur civile ou religieuse, approché au gré de gestes, de silences, de regards et de chants. Ces notes à quelques voix composent au fil du temps un simple poème de l’écoute.
Séances
jeudi 22 novembre 2001 à 18h00
Espace Jean Vilar - salle 1
- Les Jardiniers de la rue des Martyrs
Leïla Habchi et Benoît Prin | 2001 | 80’ - Des vacances malgré tout
Malek Bensmail | 2001 | 68’
jeudi 22 novembre 2001 à 21h00
Espace Jean Vilar - salle 1
- 800 km de différence
Claire Simon | 2001 | 70’ - Off the road
Laurence Petit-Jouvet | 2001 | 72’
vendredi 23 novembre 2001 à 14h00
Espace Jean Vilar - salle 2
- Addio Lugano Bella
Francesca Solari | 2000 | 70’ | Suisse
vendredi 23 novembre 2001 à 15h30
Espace Jean Vilar - salle 2
- Rêve d’usine
Luc Decaster | 2001 | 98’
vendredi 23 novembre 2001 à 16h30
Espace Jean Vilar - salle 1
- Trois soldats allemands
François Caillat | 2001 | 75’
vendredi 23 novembre 2001 à 18h00
Espace Jean Vilar - salle 1
- Ne réveillez pas le chat qui dort
Marianne Gosset | 2000 | 80’ - Les Bêtes
Ariane Doublet | 2001 | 67’
vendredi 23 novembre 2001 à 20h00
Espace Jean Vilar - salle 2
- Wild blue, notes à quelques voix
Thierry Knauff | 2000 | 68’
samedi 24 novembre 2001 à 13h30
Espace Jean Vilar - salle 1
- Dallas (Roumanie)
Rip Hopkins | 2001 | 52’ - De la vie des enfants au XXIe siècle
Papisthione | 2000 | 57’
samedi 24 novembre 2001 à 15h45
Espace Jean Vilar - salle 1
- Life is on earth
Pascaline Simar | 2000 | 71’ - Eux et moi
Stéphane Breton | 2001 | 52’
samedi 24 novembre 2001 à 18h15
Espace Jean Vilar - salle 1
- Optimum
Henry Colomer | 2000 | 55’ - Apparatchiks et Businessmen
Stan Neumann | 2001 | 52’
samedi 24 novembre 2001 à 20h30
Espace Jean Vilar - salle 1
- Lettre d’un cinéaste à sa fille
Eric Pauwels | 2000 | 50’ | Belgique - Bonne nouvelle
Vincent Dieutre | 2001 | 60’
samedi 24 novembre 2001 à 22h45
Espace Jean Vilar - salle 1
- Sur les cendres du vieux monde
Laurent Hasse | 2001 | 73’

