La Vie dans la cellule

La Vie dans la cellule

Variations autour de la vie dans l’univers carcéral.
Atelier de réalisation Son et Image à la Maison d’arrêt de Fresnes.

La Cicatrice

La Cicatrice

Variations autour de la vie dans l’univers carcéral.
Atelier de réalisation Son et Image à la Maison d’arrêt de Fresnes.

Hello Mister Pigeon

Hello Mister Pigeon

Variations autour de la vie dans l’univers carcéral.
Atelier de réalisation Son et Image à la Maison d’arrêt de Fresnes.

La Tête de l’emploi

« La Tête de l’emploi est un film pauvre. La Tête de l’emploi est un film sans queue ni tête. La Tête de l’emploi c’est le projet de fabriquer un court métrage documentaire avec un collectif de chômeurs… ».

Il était une fois le salariat

Il était une fois le salariat

Le salariat est en crise. Chômage de masse, multiplication des statuts précaires, négociations collectives en panne, protections sociales au bord de l’explosion, etc : nous ne savons plus comment nous travaillerons demain. Or le travail salarié a une histoire passionnante et méconnue qui peut aider à penser l’avenir. Le film raconte l’épopée du salariat en France au XXe siècle, en s’appuyant sur des récits de familles, sur des images d’archives et sur des analyses de spécialistes. En deux parties – le temps des avancées et celui des recul –, il montre comment le travail salarié est devenu pour la première fois dans l’histoire, le principe d’organisation de la société, le fondement d’un compromis social innovant et le pivot de chacune de nos vies. Il s’attache ensuite à décrire les différents visages de la crise actuelle.

Fragments sur la grâce

Fragments sur la grâce

Un cinéaste tente de se plonger, lui et son équipe, dans l’univers incandescent de Port-Royal et du jansénisme. Lectures baroques, paysages arpentés, entretiens, la quête historique tourne peu à peu au vertige. Et de fragments précieux en convulsions mystiques, c’est tout le film qui bascule, butant irrémédiablement sur la question sans réponse de la Grâce.

Réminiscences d’un voyage en Palestine

Réminiscences d’un voyage en Palestine

En juillet 2002, le dessinateur Daniel Maja est invité en Palestine par le Consulat de France à Jérusalem et le Ministère palestinien de la Culture, pour relancer un projet d’écoles de dessin à Ramallah et à Gaza. Je décide aussitôt de l’accompagner. Mon projet n’est pas de rendre compte de la « mission Maja » (vouée dès le départ à l’échec en raison du couvre-feu imposé aux grandes villes de Cisjordanie et des incursions israéliennes qui ravagent Gaza), mais de construire un film sur la confrontation de nos deux regards.
Le film prend forme lentement, longtemps après le voyage, car Maja, qui ne travaille jamais « sur le motif », a toujours besoin de plusieurs mois pour que ses impressions se fondent dans son imaginaire. Tout au long du printemps 2003, un jour par semaine, il accepte d’improviser sous l’œil de la camera, dessinant des images qui évoquent à la fois la Palestine et un fond plus vaste, peuplé de son bestiaire habituel. De mon côte, je passe plusieurs mois avec mon monteur à retravailler les images tournées sur place : a leur donner une qualité picturale et un fond sonore (en grande partie imaginaire) qui en font des réminiscences plutôt que des « notes de voyage ». Le film qui résulte de ces deux élaborations est la mémoire d’un voyage, ou plutôt, un voyage dans la mémoire des deux voyageurs.

La Lettre jamais écrite

La Lettre jamais écrite

Toute l’idée de la fameuse série Live se ramène peut-être à cette simple proposition : voyons ce que vous êtes capable de raconter en un plan-séquence d’une heure. Alors je raconte, le plus souvent derrière la caméra, parfois à côté, parfois devant. Je raconte les moments rares où, dans ses dernières années, mon père m’a fait partager son amour du Japon, m’a répété ce qu’il croyait digne d’intérêt, ce qu’il croyait vrai, ce qu’il aurait voulu pour moi. Et m’a finalement laissé partir sur mes propres chemins.

Peu après notre dernière rencontre, un soir d’avril, mon père a décidé de refermer le livre de sa vie, disant à sa femme : de toute façon, je ne refleurirai plus… J’ai peut-être fait ce film pour lui dire que moi aussi, finalement, j’acceptais de le laisser partir.

Ferrailles d’attente

Ferrailles d’attente

Ce film essai, vidéo et photo réalisé en collaboration avec un graphiste et un musicien se réfère aux fers d’acier qui bourgeonnent sur des constructions jamais terminées dans le chaos architectural algérien.

La Chambre d’écoute

Début 2005, une villageoise des environs de Ramallah me raconte, comme l’ayant vu la veille, la merveilleuse initiative d’une jeune mariée sur un barrage israélien et l’heureux dénouement qui s’ensuivit. L’histoire est en fait une légende urbaine qui circule depuis octobre 2000 (début de la seconde Intifada). Mon informatrice m’avait donc trompé… mais son récit est vrai : il traduit parfaitement le fait de l’Occupation et les leçons que le peuple palestinien a tirées de l’expérience collective de la première Intifada. J’imagine aussitôt qu’il doit être facile de trouver plusieurs histoires similaires, Je n en trouve pas, mais je poursuis mes recherches sur cette frontière entre le réel et l’imaginaire. Les douze « histoires » que je réunis au long de l’année 2005 comprennent des rêves nocturnes, des comptines, des lettres d’amour, des fables et de simples témoignages, qui ne sont pas les moins étranges.