Le Noir éclaire

Le Noir éclaire

Le Noir éclaire est un assemblage de séquences visuelles et sonores courtes, éléments bruts de réalité sans scénario préétabli, ni sujet à traiter. Le fil directeur s’est orienté autour du ressenti de la projection de cinéma, motifs et dispositif étant partie prenante du sentiment déréglé de la durée, de l’espace de la salle, du noir et de la lumière, de la vision et de l’écoute du spectateur. Le noir éclaire, c’est l’émergence du film comme expérience partagée avec les spectateurs. Placés au milieu de la salle comme aux premiers temps du cinéma,Vincent Gobert et moi-même générons les images et les sons préenregistrés. Au cœur de la camera obscura, le film est en train de se faire. Des personnes regardent des paysages, les décrivent, un enfant fixe la lumière, s’y aveugle, d’autres prennent des photos sur une plage…

La Peur du vent

La Peur du vent

« La peur du vent », c’est celle qu’éprouve ce jeune enfant qui marche dans les rues de la ville neuve, claire, droite, sans arbres, et toute pleine de la force du vent. Le Havre, rasé lors d’une des plus radicalise destructions de la deuxième guerre mondiale, a été le lieu d’une reconstruction qu’on a voulue moderne et exemplaire. Confiée à l’atelier d’Auguste Perret, elle nous est transmise comme une œuvre marquante de l’architecture du XXe siècle.

Vide pour l’amour

Vide pour l’amour

Dans la moiteur sri lankaise, ou sur les falaises nordiques battues par le vent, les mêmes corps mutiques glacés que n’agitent plus que des pulsions primaires.

The Land of Silence

The Land of Silence

Estropiés, paysans sans ressources, engagés par nécessité dans l’armée sri lankaise… Le cinglant constat des désastres de la guerre.

J’ai quitté l’Aquitaine

J’ai quitté l’Aquitaine

Un réalisateur interné dans une institution psychiatrique tente de trouver la guérison en convoquant l’ensemble des membres de sa famille pour un test collectif : il s’agit, à l’aide d’une boîte de jeu de construction, d’essayer de restituer le plus exactement possible le bonheur tel qu’il était dans la maison de famille, disparue il y a maintenant vingt-cinq ans. Si un seul membre de la famille réussissait à tout restituer, le patient pourrait guérir, c’est une chose certaine… Mais rien ne devait se passer comme prévu.

Entre Muros

Entre Muros

Entre le Portugal et l’Ukraine, ce documentaire accompagnera le quotidien des deux cousins dans l’illégalité et leur retour dans leur pays ; ce qu’ils ont amené dans leur migration : une volonté, une ambition, une discipline intérieure et les mémoires d’un régime effondré, et ce qu’ils en ramènent : un désir, une envie de vivre dans un monde de consommation, ou bien seulement, l’argent pour finir une maison à la campagne ? De quoi est fait le courage de vivre illégalement dans un monde totalement différent ? Que vont y découvrir Serguei et Eduard ?

Vivre à Tazmamart

Vivre à Tazmamart

Pendant dix-huit ans, cinquante-huit hommes ont « disparus ». D’aout 1973 à septembre 1991, ces hommes sont détenus au secret dans des conditions effroyables à Tazmamart, dans le sud-est marocain, pour assouvir la vengeance d’un seul, le roi Hassan II. Plus de la moitié d’entre eux sont morts dans de longues souffrances et sont enterrés dans la cour de Tazmamart. Sous la pression internationale et après avoir longtemps nié l’existence de Tazmamart, le roi fait sortir en septembre 1991 les vingt-huit détenus encore en vie. Cinq d’entre eux témoignent et racontent leur résistance.

J’ai pas tué Saddam !

J’ai pas tué Saddam !

La vie dans une petite auberge dans les montagnes afghanes, au milieu de l’hiver. Deux pièces : une cuisine et une pièce commune où l’on mange et dort à même le sol. On y croise des commerçants, des soldats, des paysans des montagnes voisines, des trafiquants d’héroïne, des patients du dispensaire et… un voyageur occidental avec sa caméra, tombé là par hasard. Le film retrace les liens créés dans ce lieu isolé, pendant plusieurs semaines, entre le réalisateur et les gens de passage : un échange de regards.

Die Herren

Die Herren

À la Maison des Artistes de l’hôpital psychiatrique de Gugging, près de Vienne en Autriche, quatorze peintres vivent et travaillent. L’écriture, souvent au centre de leurs œuvres, inspire ce film qui rend compte de leur rapport singulier et émouvant à la folie, à l’art et à l’Autriche, marqué par le souvenir et construit dans l’isolement.