Le cinéaste Max Hureau a traversé l’Europe de l’Est en filmant et en photographiant au quotidien le travail et les conditions de vie des mineurs du charbon. Sa fascination pour cette profession l’a emmené dans un périple de plus de 7000 km, de la Silésie Polonaise jusqu’à la Sibérie Centrale où s’est dévoilée à lui une insupportable misère humaine. Le cinéaste a saisi dans l’urgence une profession et une culture qui s’effondrent alors que le nombre des mineurs reste encore considérable.
La Colonie
Filmer un lieu pour interroger sa mémoire. Eprouver l’interdit qui tient à distance. Le découvrir en l’observant, en le parcourant, en l’arpentant. Projeter à travers lui des éléments d’histoires, vécues ou imaginaires, impossibles à comparer.
La Tercera vida
Purificacion Crego est incarcérée depuis onze ans dans la prison d’Avila, à cent kilomètres de Madrid. Aujourd’hui, elle a vingt-neuf ans. Elle est à deux semaines de sa sortie. La tercera vida est une rencontre avec cette femme prisonnière depuis ses dix-huit ans, qui est sur le point de retrouver sa liberté. C’est un portrait à huis clos, un témoignage intime et spontané dans lequel se dévoilent les événements de son passé, l’expérience de sa vie carcérale, et les perspectives de sa liberté imminente.
Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés
Nanterre, Garches, Créteil. Trois hôpitaux publics, trois consultations spécialisées. Dans l’intimité de leur bureau respectif, une psychologue-psychanalyste et deux médecins reçoivent des patients envoyés par leur médecin du travail. Tour à tour, un petit nombre de personnes de milieux professionnels très différents racontent leur souffrance au travail dans le cadre d’un entretien unique.
Liebe Arbeit
La trentaine passée, je ne suis toujours employée nulle part. L’idée de travailler un jour, d’avoir un emploi fixe qui occupe mes journées, mes semaines, ma vie, l’idée de ne plus posséder mon temps, m’a depuis toujours paru insupportable.
Invente-moi un pays
J’ai proposé à des enfants apprenant à vivre en exil en France de faire avec eux un court-métrage de fiction. Ils vivent tous dans un CADA à Melun, ont quitté un pays en guerre ou une situation de répression extrême. Je filme lorsqu’ils rêvent ce court-métrage, l’écrivent, le repèrent et le préparent. Ce processus de création sera l’occasion de parler ou d’évoquer des souvenirs. Ce qui me semble important n’est pas la vérité de ce que les enfants ont vécu ni la réalité des guerres qu’ils ont traversés. C’est plutôt l’imaginaire qu’ils déploient pour s’en sortir.
Si loin du crime
Une amitié brisée par un crime. Un voyage lointain pour s’arracher au chaos. Quitter les routes, dériver au long des fleuves, disparaître dans la jungle. À la recherche de la lumière…
Donner le jour
« La mort de ma mère libéra en moi une intensité telle qu’il me sembla fou de vouloir l’esquiver. » « Donner le jour » est le journal intime d’un homme qui filme sa femme pendant neuf mois. Son deuil, douloureusement, amoureusement, se cherche et se transforme au quotidien. Les signes de vie et de mort s’entremèlent. Tandis que Paola, allongée aux côtés de sa mère, écoute le récit de sa naissance, Martin, seul avec son père, vide l’appartement de son enfance. L’expression dit : « faire son deuil ». Ce film nous révèle que c’est aussi le deuil qui nous fait.
Toi, Waguih
Le film dresse le portrait de Waguih, mon père, à travers son passé de prisonnier politique, et de ses cinq années passées dans les camps de Nasser. C’est l’histoire d’une relation entre un père et son fils, cinéaste, à travers le silence qu’il y a eu entre lui et moi, et de ma volonté de le briser.
Comme des enfants
Nous regardons rarement ceux qui sont assis dans la rue.
Ils sont à hauteur d’enfant, de nos enfants. Leurs regards se croisent. À partir de ce constat, le Directeur de la Maison de l’Enfance de Lyon a imaginé un projet pédagogique un peu fou : organiser des rencontres entre les enfants et les sans-abri du quartier. Ce film pose un regard humain sur la réalité des sans-abri. Face aux enfants, malgré la misère, la solitude et la douleur, ces hommes se livrent. Ce qui s’offre à notre regard, c’est une humanité déchirée, dérisoire parfois, mais toujours vivante.
