Dix ans après le tremblement de terre qui a détruit la ville Leninakan en Arménie, les réalisateurs de Lux aeterna se rendent sur place pour filmer la ville et ses habitants. Ils y trouveront une terre hantée par la douleur inhumaine.
Lux æterna
Le 7 décembre 1998 à 11 h 41 un terrible séisme ravage toute une région en Arménie, dont la deuxième ville du pays, Leninakan. Quelques heures après le choc, un jeune homme se met à filmer avec sa caméra Super 8, en pellicule noir et blanc. Basé sur ces images inédites, Lux æterna est un poème cinématographique sur l’indescriptible douleur des hommes…
De la séduction
Il y a Soraya, jeune libanaise qui, parmi tant d’hommes, choisit celui sur lequel elle compte exercer son pouvoir de séduction. De cet homme on ne verra presque rien, sinon son dos, sa silhouette, ses mains. Il y a aussi d’autres femmes, de générations différentes, femmes « réelles », qui apportent leurs propres témoignages, leur propre histoire, leur propre vécu, leur propre regard sur ce pouvoir.
Il y a pour ainsi dire une « fiction en cours », celle de Soraya, et des témoignages de quelques femmes, fragments de documentaire. Des fragments mis en situation, non pas en une tentative de reconstitution ou de reproduction dudit réel, mais en une tentative de « ré-appropriation » de ce même réel.
Arçeolog
Un chantier de fouilles urbaines est toujours vécu comme un événement particulier par la population. Toute une effervescence, des questionnements, des légendes gravitent autour des découvertes.
Ce film est une enquête sur la perception de l’archéologie et du métier d’archéologue par la population et par les fouilleurs eux-mêmes. Décalage entre l’image mythique d’un Indiana Jones et le quotidien de ces fouilleurs, entre l’archéologie « exotique » présentée à la télévision et l’archéologie de sauvetage telle qu’ils la pratiquent.
Train-trains (wayn essekeh ?) (où est la voie ?)
La première ligne de chemin de fer libanaise, construite par les Français en 1896, partait de Beyrouth et traversait le Liban d’Ouest en Est jusqu’à Damas, avec un prolongement de Riyak à Homs. Train-trains est un voyage à la recherche des stations de l’ancienne ligne de chemin de fer, aujourd’hui désaffectées.
Le film donne une image inhabituelle du pays d’après-guerre ; c’est une image excentrée – par rapport à Beyrouth – et qui montre des gens oubliés non seulement de la reconstruction, mais aussi de l’Image en général.
La Moustache
Des hommes turcs parlent de leurs moustaches. Leurs paroles reflètent l’importance qu’elle a dans la société, de manière à la fois concrète et humoristique. La moustache symbolise la virilité, un rapport au passé historique, une certaine esthétique, des tendances idéologiques et politiques.
(de) la fenêtre
« Jusqu’à mon départ pour les États-Unis, j’habitais à Paris sur la pente des Buttes-Chaumont, un appartement au premier étage d’un immeuble moderne, au fond d’une impasse que ferme un tertre abrupt. Pendant trois ans, j’ai filmé ce que je voyais de ma fenêtre, une baie vitrée qui dessinait le paysage comme sur un écran. Lorsque je suis arrivé, la forte dénivellation du terrain était abandonnée à la végétation et aux enfants qui venaient y construire des cabanes. Et puis, les bulldozers sont arrivés, le terrain vague s’est transformé en chantier, et fut harmonieusement replanté d’essences choisies et protégé d’une haute grille acérée. C’est devenu un jardin public, interdit au public… », Jean-Christian Bourcart
« … Je voudrais que le spectateur ait le sentiment à la fois de pénétrer dans une intimité, mais que chemin faisant, il en découvre l’épaisseur et réalise l’impossibilité d’en créer une image cohérente et définitive. »
La Distance
La Distance est un essai vidéo autour du tango argentin. Exploration de l’extrême proximité qui peut s’installer entre deux personnes au sein d’un bal, d’une foule ; il semble que la séparation ne prenne réellement fin que là. Tourné en grande partie à Buenos Aires et mêlé d’images d’archives, il y est question aussi du lien entre ce couple qui danse et le mariage, le voyage, le cinéma.
Bakary et les autres…
Bakary et les autres… dresse les portraits de quelques enfants d’une douzaine d’années qui vivent à Tigana, un village de brousse très enclavé au Mali. Le film établit un parallèle entre deux parcours : celui d’enfants qui sont scolarisés et se rendent à l’école du village et celui de Bakary, qui comme beaucoup d’autres enfants des villages de brousse a quitté l’école et participe aux durs travaux du village pour subvenir aux besoins et charges de la famille. Les enfants nous parlent de leurs rêves, de ce qu’ils espèrent pour leur futur.
Dans le ventre de Dado
L’univers du peintre yougoslave Dado illustré par la Sonate pour alto et piano Op. 147 de Chostakovitch. Dado, peintre yougoslave né en octobre 1933 à Cétinjé (Monténégro), vit et travaille en France. Dado, c’est plus de quarante ans de peinture et plus de quarante ans d’une peinture qui aussi déborde la toile, s’étend sur tous les supports et sous toutes les formes, mixant les techniques et les matériaux.
