Ipousteguy, l’âge de la décision

En l’an 2000, Ipoustéguy célèbre ses quatre-vingt ans. C’est l’heure du bilan pour ce génie de la sculpture, un maître pourtant encore méconnu. Ce film est aussi la mise au point sur une relation d’amitié entre le sculpteur et le réalisateur, histoire commune qui débuta il y a près de quarante ans et qui a déjà donné lieu à de nombreuses rencontres et collaborations entre les deux artistes. Le film met en correspondance les pensées intimes, les événements qui l’ont marqué et l’œuvre d’Ipoustéguy.

La Vie immédiate (Journal # 0)

Ce film est le souvenir ou le rêve d’un temps mythique : le temps d’avant le langage, qui est la chute de l’homme et l’instrument de sa séparation d’avec le monde. Pour celui qui parle, cette préhistoire s’appelle l’enfance.

Sans tambours, ni trompettes

Ce film retrace, en mêlant images de making off et images de fiction, l’aventure d’un groupe d’étudiants, aiguillé par Xavier Durringer (réalisateur) et Matthieu Vadepied (chef opérateur), travaillant à l’élaboration d’un film. Nous les suivons à travers diverses étapes : exercices de plateau, écriture du scénario, repérages, répétitions, tournage…

Quelques jours en mer près des îles Scilly

« Quelques jours en mer près des îles Scilly est né de l’envie de comprendre le rapport à la mer des marins pêcheurs. Il est finalement le récit d’une marée que j’ai effectuée avec eux sur l’Alexandra. L’Alexandra est un chalutier qui part pêcher en pleine mer pour des périodes de dix jours. À bord, il y a William le patron, Philippe le mécano-cuistot, et Edmond, Vincent, Dany et Franck qui travaillent sur le pont. Le film raconte le parcours de ces marins, les motivations qui les ont amenés à exercer ce métier plutôt qu’un autre », Anthony Trihan.

Les Pas perdus

Depuis 1940, le camp militaire Joffre, près de Rivesaltes, contient une histoire de l’enfermement sous des appellations différentes : centre d’hébergement, d’internement, de rassemblement, de séjour surveillé, de transit, de rétention administrative. Cette histoire en réalité n’a jamais été celle d’un centre, mais d’une dispersion acharnée, organisée, de milliers d’individus coupables d’exister. Pour certains, la mort fut au rendez-vous. Leurs pas résonnent enfin dans l’Histoire.

L’Œil du trotteur

Un camp de chevaux de courses où l’animal est sollicité dans son corps jusqu’à l’absurde.

Nelson

Une rencontre au cours d’un voyage entre deux Chiliens. Un a quitté le pays depuis un an et l’autre en 1973, après le coup d’état. Un échange de souvenirs et d’une mémoire qui avait été coupée. Cette rencontre a comme fin géographique l’océan Atlantique, limite et frontière à nos plus profonds souvenirs.

Histoires d’une évacuation : entre aventure et abandon

Évacuées de Moselle à la Déclaration de guerre en 1939, des familles se retrouvent hébergées en Charente. Choc des cultures évoqué à travers des témoignages croisés. En juin 1940, certains mosellans repartent chez eux… « Je me vois traversant le pont serrant contre moi ma poupée, cette foule de gens portant valises et baluchons ! Sur mon dos, une taie d’oreiller avec le nécessaire… Dans ma main aussi, je serre mon cartable d’écolier avec crayons et cahiers et au fond du cœur, cette question, cette peur, où allons-nous ? et à la gare cette marée humaine avec toutes ses peines. » Irène Undreiner.

Les Garçons de l’amphi

Bruno arrive à la morgue de l’Hôpital de Garches pour devenir garçon d’amphi, c’est-à-dire assistant du médecin légiste, avant, pendant et après les autopsies. Les étapes de son apprentissage sont décrites dans le film en trois parties : Maîtrise ton aiguille, Regarde bien le truc, Persévère.

Estuaire

La pluie. Un jardin à demi abandonné. Lentement un vieux couple se souvient de sa vie presque passée. « … Je ne t’ai pas encore tout raconté… »