Trois jours avant la chute de Phnom Penh en avril 1975, Li-Da, petite fille orpheline, est envoyée en Grande-Bretagne pour y être adoptée. Vingt-six ans plus tard, elle décide de retourner au Cambodge à la recherche de la vérité : la vérité sur son passé, sur le passé de son pays, sur le Cambodge d’aujourd’hui…
Andar con tacto
À travers la recherche d’un emploi et sa rencontre avec une jeune femme, un non-voyant dépasse son handicap.
Tabu
Dans une île paradisiaque des mers du Sud, Matahi, jeune éphèbe polynésien, aime la belle Reri. Mais celle-ci est déclarée « tabou » par le grand prêtre Hitu, en vertu d’une coutume ancestrale. Nul ne doit s’approcher d’elle. Matahi se révolte contre cette fatalité et, la nuit, enlève Reri. Pour échapper à Hitu, ils se réfugient tous deux sur un atoll où règne la civilisation de l’homme blanc. Les talents de plongeur de Matahi font merveille, mais suscitent la convoitise du marchand chinois qui profite de sa naïveté. Quand Hitu les retrouve enfin et enjoint Reri de le suivre, ils ne peuvent s’enfuir à cause des dettes que Matahi a contractées. Reri doit se résoudre à abandonner son amant pendant que celui-ci risque sa vie en plongeant dans un lieu « tabou ». Quand Matahi réalise qu’elle est partie, il nage désespérément pour rejoindre le bateau de Hitu qui emporte Reri. À bout de forces, il se noie après que l’impitoyable Hitu tranche le cordage auquel il a réussi à s’agripper.
Tabu, dernier voyage
En 1929, fuyant Hollywood, le cinéaste allemand Murnau réalise un rêve d’enfance : partir en bateau dans les mers du Sud pour réaliser un film entièrement en décors naturels. Mais les difficultés ne cessent de jalonner le tournage de ce chef d’œuvre sur lequel semble avoir pesé une malédiction. Murnau aurait violé le « tabou » en tournant dans des lieux sacrés et en construisant sa maison près d’un ancien temple. La réalité dépassa définitivement la fiction lorsque Murnau mourut mystérieusement dans un accident de voiture en se rendant à la première de son film…
Triptyque
Par des superpositions d’images et un travail métaphorique de la bande son rythmé par des extraits du Journal du peintre Eugène Delacroix, cette composition vidéo figure trois temps d’un processus de création – le voyage, le travail, l’espace – et décrit la métamorphose intérieure d’un paysage-image.
Plus près de la terre
J’ai grandi au milieu de souvenirs du Maroc, le pays où mon père était né. Mais je n’y étais jamais allé avant de faire ce film en hommage à la peinture marocaine. Je suis allé à la rencontre de quatre grands peintres marocains contemporains : Mohamed Kacimi, Fouad Bellamine, Khalil El Ghrib et Farid Belkahia. Le film construit un va-et-vient entre leurs œuvres et les paysages qui les ont vu naître, revisitant ainsi la relation privilégiée qui unit sur le plan pictural la France et le Maroc depuis plus d’un siècle et demi.
Une fenêtre à Tanger
Tous ceux qui ont travaillé sur Matisse savent le bonheur qu’on éprouve à approcher cette œuvre généreuse. Le film raconte les deux séjours successifs de Matisse à Tanger, sur les traces de Delacroix. Tanger va être « le lieu et la formule » dont il a besoin à ce moment-là. La chambre numéro 35 de l’hôtel « Villa de France » est le creuset d’une mystérieuse alchimie. Fenêtre ouverte sur la lumière et la civilisation marocaine, elle devient la « chambre-atelier »
où Matisse peut concilier l’exigence de la peinture occidentale avec l’attrait de l’art islamique.
L’Ange et le Barbare
Delacroix a été l’un des « phares » de ma période de formation, à travers la lecture de son Journal. Plus tard, j’ai eu l’occasion de faire ce film sur les grandes peintures murales qu’il a réalisées à Paris à la fin de sa vie et de confronter ces œuvres de maturité aux angoisses et aux contradictions d’un grand solitaire.
Blues d’en France
C’est un film sur le renouveau du chant traditionnel en France, dans les régions qui ont conservé leur langue. En Bretagne (Erik Marchand, Denez Prigent), au Pays basque (Beñat Achiary), en Corse (Jacky Micaelli), ces chanteurs créatifs réinventent le répertoire traditionnel. Le film explore la relation de chaque chanteur à son vécu, à son imaginaire, à tout ce qui est à la source de l’émotion qu’il dégage. Il est construit sur le principe d’un « passage de témoin », où chaque musicien nous conduit à un autre, comme dans les chants à deux voix, où une voix répond à l’autre, que l’on trouve dans ces trois cultures.
Hâl
L’Iran, j’y suis allé une première fois en 1992, pour préparer un film sur la musique persane qui ne s’est jamais fait. Dix ans plus tard, l’y suis retourné en compagnie de celui avec qui j’avais fait le voyage la première fois, Djamchid Chemirani, et de ses deux fils, Keyvan et Bijan, nés et grandis en France. Djamchid leur a transmis la passion de son instrument, le zarb, mais ils n’étaient encore jamais venus dans le pays de leur père. Le film donne à voir ce moment de grâce, leur rencontre avec un pays où la musique a partie liée à la poésie et à la spiritualité.
