Jean Sénac, le forgeron du soleil

Jean Sénac, le forgeron du soleil

En mettant fin à la vie de Jean Sénac le 30 août 1973 à Alger, ses assassins ont cru le réduire à jamais au silence. lis se sont trompés et sa voix est chaque jour un peu plus forte. À travers les témoignages de ceux qui l’ont connu, les archives filmiques, la voix de la poésie et de la politique, le film retrace la vie de ce grand poète et parle du pays qui l’a vu naître, « cette mère Algérie douce à ses lèvres » comme il l’a toujours chantée.

S21, la machine de mort khmère rouge

S21, la machine de mort khmère rouge

Au Cambodge, sous le régime sanglant de Pol Pot, S21 était le principal bureau de la sécurité. Dans ce centre de détention situé au cœur de Phnom Penh, près de dix-sept mille prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés entre 1975 et 1979. Pendant près de trois ans, Rithy Panh et son équipe ont entrepris une longue enquête auprès des rares rescapés, mais aussi auprès de leurs anciens bourreaux. Ils ont convaincu les uns et les autres de revenir sur le lieu même de l’ancien S21, actuellement reconverti en musée du génocide, pour confronter leurs témoignages.

La Décomposition de l’âme

La Décomposition de l’âme

Berlin-Hohenschönhausen n’était pas un lieu de détention ordinaire. Cette ancienne prison préventive de la Stasi n’apparaissait pas sur les cartes de Berlin-Est et avait la sinistre particularité de compter autant de pièces d’interrogatoire que de cellules. Symbole du système de répression de l’ex-RDA, sa véritable fonction était la « décomposition » psychologique. Trois témoignages font aujourd’hui écho à cette topologie de la terreur, en l’absence des tortionnaires…

No Pasaràn, album souvenir

No Pasaràn, album souvenir

Enfant, le cinéaste avait trouvé chez ses grands-parents une série complète de cartes postales photographiées dans le village de sa famille. Ces six cartes postales montrent les évènements qui eurent lieu dans ce village, proche de la frontière espagnole, lorsque les républicains arrivèrent en France, fuyant devant les franquistes, à la fin de la Guerre d’Espagne en 1939. Vingt ans plus tard, il se lance à la recherche des vingt-trois cartes postales réputées introuvables qui manquent à la série…

Palermo oder Wolfsurg

Palermo oder Wolfsurg

Devant la misère qui déchire sa famille, Nicola quitte la Sicile pour aller travailler en Allemagne.

Tous les autres s’appellent Ali

Tous les autres s’appellent Ali

Emmi est veuve. Ses enfants ont fait leur vie, elle se sent un peu abandonnée. Un soir de pluie et de solitude, Emmi entre dans un café fréquenté par des travailleurs arabes. Elle y fait connaissance d’un jeune marocain, Ali. Sa décision d’épouser le jeune Marocain provoque dans son entourage une réprobation générale. Mais dès que les préjugés, qui en fait renforcent leur relation, tombent, celle-ci commence à battre de l’aile.

Y voir identité

Y voir identité

Y voir, identité est une « métaphore réaliste » qui veut élargir et relier l’identité de chaque homme à sa commune et unique appartenance anthropique ».

Les Ajoncs

Les Ajoncs

Un immigré maghrébin qui vendait des ajoncs dans une petite ville de Bretagne voit sa carriole renversée par un agent de police raciste…

Mémoire entre deux rives

Mémoire entre deux rives

Une histoire de la colonisation française en pays Lobi. Dans cette région, située au sud-ouest du Burkina Faso, il n’est pas, un village, pas une famille qui ne se souvienne… Confrontée aux documents d’archives des administrateurs, la tradition orale permet de remonter près d’un siècle d’histoire, depuis
l’arrivée des premiers Blancs jusqu’à nos jours. Cette parole témoigne également des conséquences individuelles, sociales ou religieuses de cette histoire douloureuse. Du passé au pré-sent, de la parole vivante aux écrits des administrateurs coloniaux, Mémoire entre deux rives est autant une quête de l’identité Lobi qu’une réflexion sur la « France civilisatrice ».

Zoos humains

Zoos humains

Du milieu du XIXe siècle à l’entre-deux-guerres, des millions de visiteurs, sont venus à travers toute l’Europe, voir des sauvages en
cage, au zoo, au jardin de l’Acclimatation ou dans de prétendus villages indigènes reconstitués. L’histoire sordide et enfouie de ces milliers d’objets de curiosité, pour la plupart africains, commence quelques années seulement après la fin de la traite négrière et nous renvoie à la construction de nos imaginaires les plus angoissés, les plus refoulés. Avec ce film, ce sont aussi les mécanismes du racisme populaire qui émergent, ceux qui font de l’autre un « sauvage ».