O Sabor do Leite Creme

O Sabor do Leite Creme

Deux sœurs de 96 et 98 ans vivent dans une vieille maison, située en face de l’école dans laquelle elles ont enseigné, au centre du Portugal. Leur vie quotidienne sereine et paisible s’organise au jour le jour, peuplée par leurs souvenirs et leurs petites tâches ménagères. Mais avec la vieillesse, la maladie arrive, sans prévenir.

À pleines dents

À pleines dents

“Comment mordre la vie à pleines dents alors qu’il m’en manque la moitié ?” À 22 ans, alors qu’elle aimerait surtout faire la fête, faire l’amour, ou ne rien faire du tout, Keren doit constamment subir des opérations dentaires. Pendant plusieurs mois, elle va filmer sa vie, ses proches et ses dentistes, mais aussi la confrontation au regard de l’autre.

Une journée d’Andreï Arsenevitch

Une Journée d’Andreï Arsenevitch

1987 : la famille d’Andreï Tarkovski, retenue depuis cinq ans en URSS par les autorités, obtient une autorisation de sortie pour rejoindre le réalisateur exilé, gravement malade, proche de la fin. Chris Marker entrelace cette scène éprouvante d’images plus anciennes du cinéaste au travail et d’extraits de ses films. Il se fait le guide, le « Stalker » agile de cette zone mouvante, dangereuse et mystique qu’est l’œuvre de Tarkovski.

Toujours mort, enfin vivant

Toujours mort, enfin vivant

Ko Murobushi incarne l’esprit du Butô. Il n’y a pour lui que trois événements : mourir, renaître et se transfigurer. Le Butô, pratique rebelle et décadente, est l’art où le corps danse l’âme comme un éternel recommencement. Il se vit ici sur fond d’apocalypse post-nucléaire.

Tarr Béla, I Used to Be a Filmmaker

Tarr Béla, I Used to Be a Filmmaker

Maître méconnu du cinéma contemporain, Béla Tarr réalise entre 2008 et 2011 Le Cheval de Turin qu’il annonce comme son dernier film. S’appuyant sur des images d’archives réalisées durant le tournage de cet ultime opus, ce documentaire propose une rencontre avec le cinéaste hongrois entouré de ses complices de création avec qui il travaille depuis trente ans. Au présent d’un contexte sociopolitique hongrois extrêmement préoccupant, ce film questionne le renoncement d’un artiste à créer, et son besoin viscéral de lutter.

Serge Daney : le cinéma et le monde

Serge Daney : le cinéma et le monde

Serge Daney fut successivement critique et rédacteur en chef des Cahiers du cinéma dans les années soixante et soixate-dix puis critique à Libération avant de fonder quelques mois avant sa mort la revue Trafic. À travers le dialogue instauré entre quelques cinéastes d’aujourd’hui et la pensée de Serge Daney sur les sujets les plus divers, le film est la reconstitution du regard d’un cinéphile sur le monde et la confrontation avec notre temps.

Pripyat

Pripyat

Située à cinq kilomètres de la centrale nucléaire de Tchernobyl, au centre de la zone radioactive qui s’étend de l’Ukraine à la Biélorussie, l’agglomération de Pripyat est devenue une ville fantôme, tenue sous haute surveillance. La plupart des villages voisins ont été évacués. Pourtant, personnel de surveillance, chercheurs, travailleurs du nucléaire et médecins continuent à fréquenter ce site. Comment survivent-ils dans ce lieu ? Le film arpente le paysage industriel contaminé par la radioactivité, danger invisible et omniprésent. Avec des propos et des images souvent surréalistes, il nous présente des résidents qui décrivent leur vie quotidienne dans la « Zone », au risque de leur santé et de leur vie. Il nous permet aussi de mesurer toute l’étendue du désastre écologique causé par l’accident de Tchernobyl.

Ô mon corps !

Ô mon corps !

À Alger, Abou et Nawal Lagraa travaillent à la formation de la première cellule de danse contemporaine du pays. Ce projet, conçu comme un pont culturel méditerranéen, rassemble dix danseurs, pour la plupart autodidactes. Ensemble ils donnent naissance à « Nya », chorégraphié par Abou Lagraa, où le « Boléro » de Ravel et la voix de Houria Aïchi se rencontrent pour la première fois. Après plusieurs mois de travail, au soir de la première mondiale à Alger, ces jeunes danseurs entrent dans la lumière de la scène comme on vient au monde.

Le Terrain

Le Terrain

Un « terrain » à Saint-Denis. Pendant un an, entre deux expulsions, le film suit la vie quotidienne de quelques familles Roms. Peu à peu un monde se recrée, un chez-soi, une intimité, la vie reprend son cours… loin du tumulte de la grande ville.

Le Pendule de Costel

Le Pendule de Costel

Des squats marseillais au centre-ville de Lausanne en passant par le village de Manarade en Roumanie, Costel et sa famille, issus de la communauté Roms, se déplacent à la recherche d’un moyen de gagner leur vie. La réalisatrice filme Costel en Super 8 noir et blanc, Costel filme les siens en vidéo couleur, ils échangent des images et des sons, témoins et acteurs d’un quotidien fait de débrouilles, de croyances et de survie. Le parcours pendulaire de Costel nous parle d’une Europe mise à l’épreuve de ses rêves communautaires, et de sa capacité à soutenir ses minorités les plus démunies.