Avec la catastrophe de Fukushima, c’est le symbole de la révolution énergétique du XXe siècle qui s’est effondré. Ce désastre environnemental et humain a cristallisé toutes les angoisses de la planète, révélant toutes les contradictions d’un système mal maîtrisé. Film choral, Le Monde après Fukushima fait entendre les voix des témoins de Fukushima et les paroles de politologues, de philosophes, d’écrivains. Grande enquête sur l’état de notre civilisation, sur la notion de désastre, la civilisation nucléaire, la responsabilité de l’homme, de l’État, il pose une question brûlante : comment va se dessiner le monde d’après ?
L’Escale
Dans le petit appartement d’Amir, à Athènes, ils sont une dizaine de clandestins iraniens à cohabiter. Pour eux, la Grèce n’est qu’une étape avant de repartir pour d’autres pays occidentaux et la promesse d’un avenir meilleur. Mais pour cela il faut attendre l’occasion, les papiers ou le passeur qui leur offrira une chance d’atteindre une autre vie. Alors ils restent là, à cuisiner, discuter ou se chamailler, réunis par l’espoir d’atteindre un jour l’Europe, ce continent rêvé qu’ils voient briller dans la phosphorescence d’un passeport…
Holy Field Holy War
Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés. Si l’invasion des exploitations familiales par des multinationales de l’agro-business se fait loin des caméras et des médias, pour le petit exploitant elle est bien réelle… En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, les paysans se demandent saison après saison comment ils vont survivre, surtout quand de nouveaux acteurs économiques entrent dans la bataille pour s’accaparer les terres. Regarder Holy Field Holy War, c’est un peu comme regarder un champ : au début on ne voit pas les changements subtils qui s’amorcent, jusqu’à ce que survienne quelque chose qui rend tout terriblement évident.
4 bâtiments face à la mer
En juin 2011, trois mois après la catastrophe, l’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima a installé une livecam sur le site. Accessible librement sur Internet, ce plan fixe ininterrompu est devenu la matière exclusive du film de Philippe Rouy. La seule force du montage transforme la transparence factice de ces images de propagande en séquences spectrales à l’atmosphère post-apocalyptique. Ainsi naît un film radical qui nous fait éprouver concrètement le temps de l’après-catastrophe et pose quelques questions simples et cruciales : dans le monde de l’accident généralisé, qui reste indemne de la catastrophe ? Comment témoigner d’un mal invisible ? Et comment retourner contre ses promoteurs la caméra qui prétend neutraliser tout discours sur l’accident nucléaire ?
La Vierge, les Coptes et moi
Namir part en égypte, son pays d’origine, faire un film sur les apparitions miraculeuses de la Vierge au sein de la communauté copte chrétienne. Comme dit sa mère “Il y a des gens qui la voient, il y a des gens qui ne la voient pas. Il y a peut-êre un message dans tout ça”. Très vite l’enquête lui sert de pretexte pour revoir sa famille, et pour impliquer tout le village dans une rocambolesque mise en scène.
La Craie et la Plume
Une classe vide, mais habitée. Ali, Stanislas et Margot parlent d’écriture et de livres. Je suis une tremblement de terre énonce l’un des titres. Chaque enfant interprète. L’histoire devient le point de départ d’un conversation sur le monde et sur soi.
Un animal, des animaux
Fermée depuis vingt-cinq ans au public, la grande galerie de zoologie du Muséum national d’Histoire naturelle vient de rouvrir. Un animal, des animaux raconte la métamorphose de ce lieu et la résurrection de ses étranges pensionnaires, restés si longtemps dans la pénombre et dans l’oubli. Peu à peu, le film nous entraîne dans les laboratoires et les réserves, à la découverte du rêve et de l’étrangeté.
Waste Land
Pendant trois ans, Waste Land suit l’artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn, où il vit, à Jardim Gramacho en banlieue de Rio de Janeiro. Dans la plus vaste décharge du monde, il retrouve son Brésil natal pour un projet artistique inédit : photographier les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scènes composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles. Tout au long de cette aventure, le projet va prendre une toute autre dimension. Au fur et à mesure de sa collaboration avec ces personnages hors du commun, Vik va saisir tout le désespoir et la dignité des catadores, alors même qu’ils parviennent à réinventer leur vie en prenant part à son œuvre d’artiste. Produit par Fernando Meirelles et rythmé par les mélodies de Moby, le film de Lucy Walker propose une réflexion sur la responsabilité de l’artiste envers son environnement et sur l’idée utopique qu’une œuvre peut parfois changer une vie.
Au bord du vide
François et Jean s’enfoncent dans la nature afin d’y assouvir leur recherche commune de sensations vertigineuses. Un périple aux trajectoires incertaines qui se terminent souvent face au vide. Leur unique point d’attache : ce camion garé sur un parking en bord de route.
Un archipel
Autour de nous semblait s’étirer une étendue sans fin, succession de villes aux noms familiers, et pourtant inconnues. Quel était cet espace, son organisation secrète ? Quels étaient les signes de son bouleversement ? Quels chemins pouvions-nous emprunter, pour passer d’un endroit à l’autre ? Nous avons trouvé des guides, chacun à son tour prenant le relais pour nous emmener sur ses chemins : Amandine, Clainchard, Datil, Dibélius, Hélène, Jac, Karima, Lucien, Milouda, Mona, Nina, Morlaye, Moyshek, Rafiou, Sephora, Géraldine, Tomislav, Yann, Yvan. Des voix s’élèvent, traversant la ville. Les trajectoires des uns et des autres dessinent lentement un pays, dans lequel nous prenons place.
