Mercredi 15 novembre 2000, 14h00

mercredi 15 novembre 2000 à 14h00

Campus Jussieu, Amphithéâtre 24

Chris Marker, point de départ

Monter, séquencer, l’écrire du dire

Pour revenir au cinéma que l’on n’a évidemment pas quitté. Questions de la distance, du commentaire, du montage (Harun Farocki), du dispositif et de la mise en jeu du « corps du cinéaste » (Robert Kramer). Apparition-disparition des images. Et aussi disparition d’un cinéaste essentiel…


Berlin 10/90

Robert Kramer | 1990 | 64'

« Dans une série télévisuelle dont la figure imposée est le plan séquence, Robert Kramer invente un dispositif qui multiplie la narration. Enfermé dans la salle de bains d’un hôtel de Berlin, face à un téléviseur qui projette des extraits d’actualités et des séquences tournées par lui-même, le cinéaste se livre au difficile exercice d’autofilmage tandis qu’il improvise sur le sens de sa présence dans la ville de ses origines. Travail doublement magnifique d’une performance servie par l’imagination filmique, les images renvoyées par l’écran font écho aux pensées du cinéaste, lui donnent cette méditation à voix haute sur sa propre errance. Réflexion métaphysique sur les cicatrices laissées par la guerre, la Shoah, l’exil de sa famille, où il s’interroge sur les traces de l’histoire. »
Source Documentaire sur grand écran


La Marelle de Chris Marker

François Porcile | 1994 | 13'

« Une aire de jeu sans limites, un champ uniformément quadrillé que viendront occuper progressivement, en lignes horizontales et verticales se recoupant, les lettres formant les titres des films de (ou co-signés par) Chris Marker. Dans les espaces délimités par les titres qui se succèdent et s’entrecroisent, apparaissent les photogrammes des films concernés aux rythmes des phrases du commentaire. »


Section

Harun Farocki | 1995 | 25'

L’auteur de La vie RFA, et Vidéogramme d’une révolution, se met à sa table de mixage pour réaliser un panoramique sur ses films. Et disséquer à partir de fragments la composition des images et des sons.


Si j’avais quatre dromadaires

Chris Marker | 1966 | 49'

« En 1966, au moment de la remise en cause du Stalinisme et de l’idéologie communiste, le photographe Chris Marker décide de revisiter les photos qu’il a prises au cours de ses nombreux voyages, d’en reconsidérer le sens, la subjectivité. L’autocritique est prétexte à un tour du monde. Nous passons de l’URSS à la Corée, de la Grèce à Cuba, tandis que le cinéaste interroge les images et s’interroge sur la photographie, sur son rôle de double. Fidèle à lui-même, Chris Marker nous apprend à regarder. Loin de se poser en pédagogue, il nous entraîne dans une sorte de jeu des erreurs plein d’humour – le commentaire à trois voix y contribue – où se dessiller les yeux est un bonheur. »
Source : Documentaire sur grand écran