Panorama

Depuis l’an dernier enfin, nous avons créé la section non-compétitive Panorama, dont les films sont issus des inscriptions en compétition Premier geste (nouvelle appellation du Prix Formations). Elle n’est pas une sélection-bis mais nous le croyons, une réponse appropriée à l’extrême diversité et disparité des conditions de production de ces premières œuvres. Panorama se veut un lieu d’exposition et d’échanges pour les auteurs à la fois sur leurs formations et leurs processus de réalisation. Il est en sus relayé par une re-diffusion de certaines d’entre elles dans le cadre des Rencontres Jeune Création du Forum des Images.
Qui dit sélection dit critères objectifs et subjectifs tout à la fois. Mais comment mettre en évaluation sinon équitable, au moins raisonnable, des films réalisés lors de stages de trois mois (exemple la formation Altermédia), des films de fin d’études comme ceux de La Fémis, voire même comme cette année des films réellement « produits » en fin de cursus d’Écoles comme ceux en provenance de l’Académie des Arts de Cologne…
Notre réponse est donc à double détente. La compétition Premier geste est ouverte à tous y compris aux films d’Ateliers spécifiques (par exemple en milieu carcéral) comme aux films auto produits, de plus en plus nombreux d’année en année. Le Panorama permet de balayer plus largement le spectre de la création dans ses conditions de réalisation les plus variés. La nouvelle appellation de la compétition, Premier geste a suscité une nouvelle progression des films inscrits (plus 20%). La compétition s’« internationalise » chaque année un peu plus (même si le premier film primé en 1997, Les Jours de l’année de Elena Raicu, provenait de Roumanie !). Cette année, Premier geste s’articule autour d’un axe Franco-allemand relevant davantage du hasard que d’un choix délibéré.
Enfin et c’est ici la validation de notre double dispositif Panorama-Premier geste, la nouvelle formule a crée un véritable appel d’air pour l’inscription de films « auto-produits », qui sont souvent de longue durée.

Didier Husson

Films


#001

#001

Gaëtan Massaut | 2001 | 30'

Une succession de plans fixes d’une minute chacun. Des paysages apparemment inertes, la superposition d’une bande sonore qui trahit cette immobilité: confrontation de deux réalités. Une attente, une suspension amenant le spectateur à chercher, à imaginer, à comprendre. Se projeter parce que la réflexion passe par soi.


À propos de la poire

À propos de la poire

Reine Assaad Mitri | 2001 | 5'

À propos de la poire retrace le chemin initiatique de l’apprentissage sexuel qui commence par le « mystère » qu’on recherche parmi les pages d’un livre de biologie, en passant par les légendes invraisemblables, les tabous religieux, jusqu’à aboutir au désir. Du temps où la sexualité était « source de vie » et libre des préjugés contemporains.


Biotope

Biotope

Laëtitia Bourget | 2001 | 17'

L’existence quotidienne d’une vieille femme mise en relation avec les petites formes de vie parasites qui subsistent au sein d’un environnement urbain. Un lieu idéal pour s’éteindre doucement.


Le Bleu au cœur

Le Bleu au cœur

Isabelle Bonnet | 2002 | 17'

Selon une légende médiévale, la douleur issue de la perte de l’être aimé peut parfois transformer les paysages. Cependant, la réalité est toute différente et la douleur n’est pas toujours visible. Il y a un an, Monique a perdu son mari. Sans exhibitionnisme, elle évoque la mort et l’amour en toute sincérité, dans les décors de la légende.


Comme s’il n’y avait que nous

Comme s’il n’y avait que nous

David Gheron | 2002 | 28'

Les mille et une nuits blanches de Ferrudja et Reda au Blanc-Mesnil.


Kdl’s wor(l)ds

Kdl’s wor(l)ds

Thomas Aufort | 2002 | 9'

Après avoir mis en scène le peintre coréen Lee Kui-Dae dans toutes sortes de situations banales, le narrateur évoque sa première rencontre avec l’artiste et cherche des similitudes entre le personnage et la musique de Mingus. Finalement, sans le sentiment de nostalgie, que peindrait KDL ?


Longue distance

Longue distance

Basile Remaury | 2002 | 27'

Plongée d’une nuit dans l’univers de deux routiers liés par le travail et un peu plus que le travail…


Oradour etc.

Oradour etc.

Virginia Michaud | 2002 | 29'

Les ruines d’un village Français détruit en 1944. À travers les dédales du site, une jeune femme, venue pour trouver des réponses, peut-être… Sa quête de l’être humain commence ici, parmi les pierres et les voix des témoins directs de la barbarie humaine. Sa vie commence le jour où elle prend conscience de la mort des autres.


Probablement les murs disparaissent

Probablement les murs disparaissent

Florent Darmon | 2001 | 30'

L’île de Ré : une destination touristique, « vendue » comme un espace de liberté. Au milieu de cet espace, un autre espace indéfini. On le circonscrit, on le regarde, mais on n’y pénètre pas. Ici, on l’appelle la grande maison ; dans les documents touristiques, c’est la citadelle de Vauban. C’est le seul espace de l’île où le mot liberté prend un autre sens…


Silencio

Silencio

Nicolas L’heureux | 2002 | 16'

Qui a peur du silence ? Des malentendants et sourds évoquent leur relation sensible à la musique.


Sœurs

Sœurs

Marie Gaumy | 2001 | 23'

Dix jours dans la clôture d’un couvent de cisterciennes que la réalisatrice se propose de filmer avant tout comme des femmes, des amies, des sœurs.


Temps faible

Temps faible

Emmanuel Dumont | 2002 | 19'

Il était une fois, dans un monde immense et lisse, une princesse qui courait à n’en plus finir…


Tombée de l’arbre

Tombée de l’arbre

Aurore Schenk | 2002 | 19'

Ce documentaire est un portrait (de famille), autant qu’un autoportrait ? La réalisatrice lève progressivement le voile sur ses parents, un voile qui prend très vite l’aspect d’une pellicule. La thématique de l’arbre traverse le film, c’est l’idée de racines, de généalogie, c’est l’arbre-corps, mais pas seulement.


Séances

lundi 18 novembre 2002 à 18h30

Espace Jean Vilar - salle 2
  • #001
    Gaëtan Massaut | 2001 | 30’
  • Biotope
    Laëtitia Bourget | 2001 | 17’
  • Silencio
    Nicolas L’heureux | 2002 | 16’
  • Oradour etc.
    Virginia Michaud | 2002 | 29’

mardi 19 novembre 2002 à 18h30

Espace Jean Vilar - salle 2

mercredi 20 novembre 2002 à 18h00

Espace Jean Vilar - salle 2