El Batalett – Femmes de la Médina

El Batalett – Femmes de la Médina

« Je suis née de parents marocains immigrés en France dans les années cinquante, nous passions tous les étés dans le quartier populaire de l’ancienne Médina de Casablanca et c’est dans ce milieu que se sont gravés en moi les ingrédients de ma culture d’origine. Je suis retournée régulièrement au Maroc et j’ai partagé avec les femmes de la Médina et leurs filles certaines joies et certaines peines. À chaque fois qu’elles me voyaient avec une caméra à la main, elles ne pouvaient s’empêcher de me lancer toujours cette même phrase : mais c’est notre vie que tu devrais filmer… », Dalila Ennadre

Nezha la bonne

Nezna, quarante-six ans, travaille comme bonne chez des coopérants français, à Marrakech. Le film est construit sur cinq journées de travail, articulées autour des tâches quotidiennes. La réalisatrice regarde Nezha regarder ses patrons français qui, eux, la regardent assez peu en retour. Mais Nezha rit de tout, résiste à tout. Son histoire nous parle d’un certain ordre du monde.

Chergui ou le silence violent

Chergui ou le silence violent

Tanger, 1950. Aïcha, jeune femme mariée, recourt à des pratiques magiques pour empêcher son mari d’épouser une seconde femme. Au cours d’un ultime rituel, elle meurt noyée…

Ouarzazate movie

Ouarzazate est une ville de cinéma qui vit du tournage des grands films internationaux. De Kundun à Astérix, de Gladiator à toutes les versions imaginables de la Bible, la population tout entière fait de la figuration pour des films qu’elle ne verra jamais… Dans les vestiaires et au détour des castings, le réalisateur regarde vivre le petit peuple des tournages, ses rêves d’Hollywood et ses humiliations. Et sans quitter l’humour et la dérision, le film dresse le constat grinçant d’un cinéma mondial qui impose ses images et ses façons de voir.

Marrakech (série Voyages, voyages)

« Chacun des mes voyages au Maroc est une épreuve de liberté et de solitude. Si ce pays m’est familier, pour autant, il me refuse toute familiarité. L’exotisme, ici, est dans la confrontation avec un autre jamais apprivoisé, dans une irréductible différence. », Évelyne Ragot

La réalisatrice a cherché les signes du Maroc nouveau, depuis l’arrivée de Mohammed VI au pouvoir. Mais sans doute faut-il du temps pour que le pays change et livre une nouvelle image. Marrakech, la Ville Rouge, est toujours la même pour la cinéaste : mystérieuse, secrète, fascinante.

Ali Zaoua, prince de la rue 

Ali Zaoua, prince de la rue 

Trois années durant, Nabil Ayouch a préparé avec l’appui logistique des éducateurs de l’association BAYT ! (emmenée depuis six ans par le docteur M’Jid) le tournage d’Ali Zaoua.

« Les premières fois, je suis venu avec une caméra vidéo. Les gosses se sont immédiatement mis en scène, me racontant n’importe quoi. J’ai compris au bout d’un certain temps qu’on ne pouvait concevoir un juste savoir sur eux sans déposer ses armes, investir du temps et nouer une relation qui ne soit pas d’intérêt. Sinon, c’est foutu d’emblée. Ils savent donner à la société exactement ce qu’elle attend d’eux en termes de misérabilisme. Le film avait envie d’aller ailleurs. », Nabil Ayouch

La Famille Bartos (série Hongrie privée n°1)

De la fin des années trente jusqu’à la guerre, une tranche de vie vue à travers les yeux de Zoltan Bartos, l’aîné d’une riche famille bourgeoise de Budapest. La joie de vivre, la florissante fabrique de bois familiale, les vacances en Europe, rythment avec légèreté une vie libre, douce et heureuse.

Zoltan s’amuse avec sa caméra : il réalise en amateur des films muets burlesques dont les personnages sont ses amis et sa famille. Il est aussi compositeur de chansons populaires traditionnelles de l’époque. 1940, la tragédie survient : le fascisme en Europe, les raids aériens, les préparatifs militaires. Une voix-off énumère avec une précision toute objective, en complet contraste avec l’histoire subjective familiale, les destructions, les morts, les exterminations des 600 000 juifs hongrois, avant la nouvelle tragédie à venir, celle de la dictature communiste.

Images cinématographiques de Bartók

La veuve de Tibor Serly ayant mis à disposition les rares minutes de documents cinématographiques qui nous reste de Bela Bartók, documents dont le son est perdu, deux musicologues, Erzsébet Tusa et Ernö Lendvai, tentent de retrouver le passage de piano que Bartók joua à New-York chez les Serly ce 26 septembre 1942.

Cuba Son

Cuba Son

Après avoir parcouru le monde avec sa salsa, le musicien panaméen Azuquita découvre Cuba, sa terre natale. Il y est accueilli par « Los Jubilados », les camarades musiciens de son père et stars septuagénaires du Son à Santiago. De l’enregistrement d’un disque aux bals populaires, des visites familiales aux improvisations de rue, ce voyage est une plongée dans l’univers de ces retraités infatigables.

36 choses à faire avant l’an 2000

36 choses à faire avant l'an 2000

Entre les bruyants préparatifs d’auto-célébration en occident et le silence du continent africain qui a d’autres préoccupations, le quotidien d’un village togolais au soir de l’an 2000. Leur projet d’achèvement de la bibliothèque, leur idéal que le village vive d’autres perspectives de développement. Même si pour cela ils doivent ranger les filets à papillon.