« Latcho Drom » signifie « bonne route » et retrace la longue route musicale et historique des gitans depuis les origines, du Nord-Ouest de l’Inde, en passant par l’Égypte, la Turquie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et la France.
Grass : a Nation’s Battle for Life
Les réalisateurs étaient en route vers l’Inde quand ils furent bloqués au Khouzistan, en 1924, à cause de la situation politique agitée du sud de l’Iran. Ils eurent la chance de rencontrer les Bakhtiari dont ils ignoraient qu’ils étaient des éleveurs nomades migrant deux fois par an et représentaient également une puissante force politique iranienne. En dépit de leur naïveté, de leur ignorance et des conditions difficiles dans lesquelles se déroula le voyage, ils ont réalisé un documentaire remarquablement authentique et réaliste, d’un style moderne, structuré non par le montage, mais par les événements eux-mêmes. Ils étaient si ignorants de ce qu’ils étaient en train de filmer, que la caméra ne pouvait mentir.
Les Baliseurs du désert
Le désert, magnifiquement filmé, attire irrésistiblement la population d’un village ainsi que son instituteur fraîchement nommé. À voir comme on lit un conte, ou comme on rêve.
L’Homme aux semelles d’or
Portrait du richissime homme d’affaires libanais Rafiq Hariri, qui bâtit sa fortune dans les pays du Golfe. Premier ministre de la « reconstruction » qui a voulu faire de Beyrouth une Mecque des investisseurs et spéculateurs arabes et occidentaux. Un film qui se veut, sur un ton ironique, un pamphlet sur l’argent, le bien et le mal, une sorte de western sur fond de ruines et de spéculations.
Khiam
Comment survivait-on au camp de détention de Khiam au Sud Liban avant son démantèlement en mai 2000 avec le retrait israélien ? Six anciens détenus racontent comment on vit, dort, rêve, pense entre quatre murs dans une cellule d’isolement d’1,80 m par 0,8 m pendant six ou dix ans.
Face à l’absence des choses élémentaires et nécessaires, ils ont désobéi, inventé et fabriqué clandestinement une aiguille, un crayon, des chapelets d’olives, des fleurs, un jeu d’échecs.
Avec les témoignages de Rajaé Abou Hamain, Kifah Afifé, Sonia Beydoun, Soha Bechara, Afif Hammoud, Neeman Nasrallah.
Seule avec la guerre
« Beyrouth est une ville formidable. On se croirait au centre de tout. À Beyrouth, entre 1975 et 1990, il y avait une guerre civile, c’est-à-dire que tout le monde voulait exterminer tout le monde. Aujourd’hui, la guerre est finie. Elle s’est arrêtée un jour, comme ça, après avoir gangrené nos vies. J’ai voulu filmer le vide qu’elle a laissé. Sa présence fantomatique. Cette plaie… », Danielle Arbid
Sous le ciel lumineux de son pays natal
Évocation de Beyrouth avant, pendant et après la guerre par trois témoins sur des images Super 8 de la cinéaste tournées dans les années quatre-vingt.
Raddem
Une jeune femme cherche dans Beyrouth ravagée par la guerre et la reconstruction, un homme qui a pris des photos de sa maison. Maison qu’elle n’a jamais connue qu’à l’état de ruine.
Song on a narrow path
« Les images les plus belles ont toujours été celles que je n’ai pas réussi à capturer et de cette façon, j’ai pu remplir ma mémoire de circonstances, lieux et personnages dont j’ai toujours voulu raconter l’histoire », Akram Safadi
Du cœur d’une Jérusalem disputée, lacérée et divisée, quatre personnages, loin des clameurs de la politique et des premières pages des journaux, racontent leur vie et leurs aspirations. Le film tire un portrait d’une des villes les plus difficiles du monde contemporain, en forçant les sentiments, les ambitions entêtées ou les douloureux renoncements avec lesquels les personnages vivent quotidiennement. L’intimité entre le réalisateur et le milieu conduit l’histoire à la recherche de sensations, d’émotions et d’amour que le contraste entre deux mondes semble contrecarrer. La rhétorique et l’arrogance : l’Est où survivent les palestiniens, l’Ouest où se sont auto-emprisonnés les juifs.
Cyber Palestine
Cyber Palestine est une parabole de notre temps dans laquelle Marie et Joseph, devenus un couple de palestiniens d’aujourd’hui, reviennent à Gaza où ils doivent vivre avec l’occupation israélienne.
Cyber Palestine est une commande de l’Autorité Palestinienne pour le Projet Bethléem 2000 destiné à célébrer l’entrée de Bethléem dans le nouveau millénaire.
