À la mort de son père, Pierre accompagné de Marie et Bénaïd ses amis, se rend à Vézelay sur la tombe de Georges Bataille. Là-bas, ils sont reconnus par un prêtre qui semble distinguer les touristes des mystiques, ceux qui viennent pour l’écrivain et ceux qui viennent pour Dieu.
Le Paysage pour témoin
Né en Allemagne en 1928, Georges-Arthur Goldschmidt est considéré comme l’un des meilleurs traducteurs de l’allemand de notre époque (traductions de Nietzsche, Kafka, Stifter, Handke…). Il est aussi l’auteur d’une œuvre littéraire. Commandé par la Facim (Fondation Culture Internationale en Montagne) à l’occasion des rencontres littéraires de Chambéry, où Goldschmidt était invité, ce film accompagne Georges-Arthur Goldschmidt sur les lieux où il fut caché enfant pendant la guerre pour fuir le nazisme : un pensionnat, puis des fermes à Megève en Haute-Savoie. Comment rendre compte de la mémoire de l’écrivain, de la littérature et de l’Histoire ? Entre témoignages et paysages, c’est aussi l’histoire d’une rencontre, celle d’un lecteur avec l’auteur du Recours.
L’An prochain la révolution
En faisant le portrait de Maurice Rajfus, Frédéric Goldbronn renoue avec sa propre histoire et semble s’adresser au père qu’il aurait aimé avoir.
Entering difference
Il fait extrêmement froid. Ce sont les derniers jours du dernier hiver du XXe siècle. Je suis à Chicago pour un festival mais également pour réfléchir, savoir où j’en suis avec l’autre. Avec le monde aussi. Là-bas, tout ce qui mine notre quotidien s’exacerbe ; amourette, neige et oubli, ma lettre est la chronique de cet “hiver de l’amour”, le relevé instable de ce gel du réel. Bienvenue dans l’indifférence.
Cara mamma
Une femme s’adresse à sa mère mourante. Lettre d’amour, lettre d’adieu, lettre tardive, pour lui dire ce qu’elle n’a jamais pu.
Sombras
Chaque année, des réfugiés viennent s’échouer inexorablement sur les côtes de l’Espagne. Comment montrer des personnes qui ont peur d’être vues ? Comment raconter leur histoire, alors qu’ils n’aspirent qu’à oublier ?
Musiciens, collectivisons !
Captation d’un concert du Willem Breuker Kollektief.
On animal locomotion
Ce film a été réalisé dans le cadre du projet Hexagon : six compositeurs néerlandais inspirent six cinéastes. Pour Johan Van Der Keuken et Willemn Breuker, c’était l’occasion de prolonger une collaboration de longue date (une dizaine de films depuis 1967), en franchissant un nouveau pas ensemble. Le titre est emprunté à l’œuvre d’Edward Muybridge, photographe et précurseur du cinéma. Le film est librement construit et totalement orienté vers le mouvement physique : l’animal en locomotion, c’est le cinéma.
Lucebert, temps et adieux
Fasciné depuis toujours par l’art de Lucebert (1924-1994), l’un des poètes les plus influents de la littérature néerlandaise, également artiste visuel, Johan van der Keuken lui a consacré trois courts métrages en 1962, en 1967 et en 1994. Ce triptyque est réuni en un seul film dont le dernier volet a été tourné dans l’atelier de Lucebert peu après sa mort.
Amsterdamned jazz
Compositeur et arrangeur, saxophoniste et improvisateur, directeur de label (BVHAAST), collaborateur de Johann Van der Keuken, Han Bennink et Misha Mengelberg, Willem Breuker et son Kollektief invente de nouvelles formes musicales depuis près de 25 ans. Le WBK ne joue pas seulement de la musique, il joue avec la musique. Ses concerts échappent à toute définition et à toute catégorie et produisent chez le spectateur une expérience unique et inoubliable. Le film revient sur 25 ans de jazz, de provocations et de réflexions sur la musique d’aujourd’hui.
