« Ce sont nos images et nos mots pour raconter les derniers jours d’un collège où nous avons passé un moment de notre vie. C’est nous, c’est pas toujours facile, quand on dit collège il y a la vie qui va avec. »
Comment évoquer la mémoire du collège ? L’idée que les élèves eux-mêmes construisaient la mémoire de demain a été un fil conducteur. Leur vie au collège et leur regard sur le collège constituent le film. La notion de patrimoine, abordée indirectement, s’est initiée dans le projet à travers un lent travail d’apprentissage du regard et de l’écoute : regarder les couloirs, les fenêtres, les différents matériaux utilisés pour les sols et les murs, les couleurs, tout ce qui fait la marque de ce bâtiment datant des années trente et qui lui donne sa place dans le patrimoine architectural. L’écoute, c’est prendre le temps d’écouter le silence de l’intercours ou les voix des professeurs, les bruits de pas, la rumeur de la ville qui rentre dans le collège ou bien recréer d’autres sons pour ajouter un sens aux images.
La jeunesse s’ennuie ? Quelle place est donnée à la jeunesse à Gentilly ? Plusieurs élèves s’expriment sur ces questions, et ont rencontré pour en discuter des professeurs et personnels des équipements de la ville.
Ce court métrage a été réalisé dans le cadre d’un projet « actualité démocratique » avec l’association Son et Image, soutenu par les services culturels de Gentilly, la DDJS et la Région Île-de-France.
Dans un hôpital pour éléphants en Thaïlande, hommes et bêtes se côtoient durant de longs mois. Le destin des uns s’imbrique à celui des autres. L’hôpital est un lieu d’attente où le temps s’étire, partagé entre les soins aux bêtes et les confidences des hommes. Bien plus que la chronique d’un lieu, c’est celle d’une disparition dont il s’agit. De cet hôpital émane des relents de paradis perdu, d’éden moribond. Les corps malades des éléphants, les visages et les corps bruts de leurs gardiens, les histoires et les anecdotes ancestrales : tout est en suspens pour bien peu de temps encore.
Saint-Denis dans le 93. Le conservatoire de musique est un lieu à part, loin de la grisaille des cités et des rues bruyantes du centre-ville. Dans les couloirs, un air insolite se fait entendre qui mêle les sons épars des divers instruments, chaque élève suivant sa partition et sa leçon particulière. Les personnages principaux sont des enfants et adolescents de banlieue qui s’initient à cet art d’une grande exigence, vont et viennent d’un monde à l’autre et se dévoilent sous un jour inhabituel.
Un essai de la célèbre chorégraphe en forme de méditation sur les questions de l’articulation du mouvement du corps, des images et du sol.
Le portrait d’une danseuse contemporaine à Taiwan, un travail cinématographique en couleur à la pause B, en pixellisation. Un film frontal ou la gestuelle du corps correspond à celle de la caméra. Une interaction entre la rencontre chorégraphique et cinématographique qui décrit au plus proche la tragédie de la solitude de l’artiste. Une réflexion visuelle sur la résilience, les vibrations, les états modifiés de conscience de l’artiste.
À Anvers, lieu de création du spectacle Apocrifu pour le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, les trois danseurs Sidi Larbi Cherkaoui, Yasuyuki Shuto et Dimitri Jourde collaborent dans un mélange de codes et de langages, marqué par la différence de leur style et de leur formation, contemporaine, classique, ou circassienne ; autant d’écoles que de nationalités, magnifiquement sculptés par les chants corses de A Filetta, qui les accompagnent dans cette expérience.
Les artistes sont devenus messagers d’un langage international et brillent comme l’étoile du poète, ils nous interpellent car ils parlent de l’artiste en général, et dénoncent les artifices des religions, des groupes, de leurs règles, et défendent le respect du droit humain, et de la liberté.
Philippe Ramette est un artiste contemporain. Il se définit comme sculpteur. Sa vision de notre monde est originale. Il nous invite à le suivre dans la réalité et l’intimité de la conception artistique.
Schamal est né dans les montagnes du Kurdistan, à côté d’un lac de cristal. Contraint de fuir l’Irak, il vit depuis plusieurs années à Stuttgart, dans un wagon, au sein d’un environnement radicalement opposé à celui dans lequel il a grandi. Il est néanmoins parvenu à s’approprier progressivement cet espace grâce aux œuvres qu’il crée à partir d’objets trouvés dans des parcs à ferraille. En s’appuyant sur ses films de famille tournés en Irak, Jadis, j’avais une terre tisse des liens entre ses existences à Stuttgart et au Kurdistan.
Mme Kim Hwa Seon est née à Pyong-Yang en 1926. Elle avait quinze ans quand elle a été kidnappée par des soldats japonais. Elle a été contrainte de se prostituer avec des soldats japonais dans la région de Singapour et en chine jusqu’à la fin de la guerre en 1945. J’ai fait ressentir la souffrance de cette femme, victime de crime de guerre. Elle avait honte, elle se cachait. Moi j’ai voulu que l’on sache ce qui s’est passé pour la réhabiliter dans la mémoire collective.