« Une pérégrination de l’imaginaire qui rencontre la dimension du mythe dans chaque geste, chaque rituel ou chaque saga. » João Benard da Costa
Dans la chambre de Vanda
« Dans Ossos (1997), Pedro Costa filmait les exclus du quartier de Fontainhas, aux portes de Lisbonne. Mis au ban de la communauté des hommes, les personnages flottaient dans d’interminables stases entretenues par la drogue, la faim et l’indigence. […] Ici, la narration, le monde extérieur, et jusqu’à l’équipe du film ont disparu. Restent, face à face, Vanda Duarte, la jeune femme consumée d’Ossos, Pedro Costa, qui la filme avec une petite caméra numérique, et, hors champ, le fracas des pelleteuses qui, telle la mort au travail, effacent le quartier et ses habitants de la surface de la terre. »
Jacques Mandelbaum, critique cinéma au journal Le Monde.
« L’art de Pedro Costa consiste à rendre à cette vie de rien, son altérité en nous intimant d’en reconnaître la beauté envoûtante et d’aimer Vanda dans son innocence tranchante au-delà du lamento humanitaire… »
Vincent Dieutre, cinéaste-critique, dans Libération (19 septembre 2001).
Fado, ombre et lumière
Le Fado est un chant qui possède celui qui l’écoute. Aller à sa rencontre – à travers son histoire, ses rites et ses protagonistes – c’est découvrir la plus vive manifestation de l’âme du peuple portugais. Prendre le temps de l’écouter, dans une « Tasca » – petit restaurant populaire – à Lisbonne, c’est ressentir une émotion perceptible bien au-delà des rives du Tage.
Oliveira, l’architecte (Cinéaste de notre temps)
Portrait-conversation avec le maître du cinéma portugais. Un parcours dans le siècle à travers des extraits de ses films, et une parole libre, incisive, simple et brillante. Pour Oliveira la première vertu du cinéma est de « commencer à voir ce que l’on n’a pas vu »… Il insiste sur le temps du cinéma… son impact sur le spectateur, se souvient du public de Porto, ville cinéphile dans les années trente, un public « ouvert » qui acceptait de ne pas comprendre…
Les Gens des baraques
« En 1970, j’ai filmé la communauté portugaise du bidonville de Saint-Denis. Je la voyais en danger de mort, pourtant au fond d’une baraque, il y avait une mère et son enfant nouveau-né. Leurs regards amoureux ne m’ont jamais quitté. Vingt cinq ans plus tard, j’ai voulu retrouver “Les Gens des Baraques”, savoir comment ils avaient traversé ce temps. »
Robert Bozzi
Non ou la vaine gloire de commander (Non o a vã glória de mandar)
En Afrique, au cours d’une patrouille, des soldats évoquent la mission du Portugal au travers de quatre défaites historiques.
La Nuit du coup d’état – Lisbonne avril 74
« Le 25 avril 1974, au Portugal, un coup d’état militaire renversait le régime de Marcelo Caetano et mettait fin à la plus longue dictature européenne.
Ce coup d’état a été conçu et dirigé par Otelo Saraiva de Carvalho. Le mois précédent il avait écrit un plan des opérations détaillé où rien n’avait été laissé au hasard : l’évaluation des forces en présence, les mouvements de troupes, les communications, les objectifs, etc. Le poste de commandement des opérations était installé à Pontinha, une caserne de la périphérie de Lisbonne. Otelo Saraiva de Carvalho est entré à Pontinha le 24 avril vers 22 heures et n’en est ressorti que le 26.
Il n’a rien vu du 25 avril. Il ne pouvait qu’imaginer, à partir de ce qui lui était raconté par les hommes chargés des transmissions, ce qui se passait dans les rues de Lisbonne : la foule en liesse envahissant les rues, les soldats décorés d’œillets rouges. On entendait les cris de victoire de la foule que par les communications téléphoniques.
C’est pour cette raison que j’ai choisi de filmer Otelo Saraiva de Carvalho seul, dans un lieu unique, imprécis. Il ne s’agit pas d’une reconstitution précise et réaliste du poste de commandement de Pontinha mais d’une tentative de recréation d’un espace où Otelo Saraiva de Carvalho raconte comment il y a 26 ans, il a vécu le 25 avril. »
Ginette Lavigne
Oh là là du narratif
Une lettre vidéo-poème musicale adressée par l’artiste québécoise à son compagnon incarcéré.
Les Vacances du cinéaste
À l’occasion d’un séjour dans un village de l’Aude, le cinéaste, en vacances, filme la jeunesse et la vieillesse. la vie et la mort, la mémoire et le corps, mêle des moments d’autobiographie, des scènes de vacances, des extraits de films antérieurs.
Je ne suis pas un homme pressé
Je ne suis pas un homme pressé explore un courant de l’architecture contemporaine inscrit dans la continuité des idées de Le Corbusier. Henri Ciriani est architecte et enseignant. À travers son témoignage et celui d’anciens élèves, le film se propose de mettre en lumière les mécanismes de transmission avérés ou imaginaires.
