Estropiés, paysans sans ressources, engagés par nécessité dans l’armée sri-lankaise… Le cinglant constat des désastres de la guerre.
J’ai quitté l’Aquitaine
Le narrateur, interné dans un asile, tente de trouver la guérison en convoquant l’ensemble des membres de sa famille pour un test collectif : il s’agit, à l’aide d’une boîte de jeu de construction et de bobines de films de famille, d’essayer de restituer le plus exactement possible le bonheur tel qu’il était dans la maison de famille du Cap-Ferret, disparue il y a maintenant vingt-cinq ans. Mais rien ne va se passer comme prévu et tout se termine en chanson…
Entre Muros
Entre le Portugal et l’Ukraine, ce documentaire accompagnera le quotidien des deux cousins dans l’illégalité et leur retour dans leur pays ; ce qu’ils ont amené dans leur migration : une volonté, une ambition, une discipline intérieure et les mémoires d’un régime effondré, et ce qu’ils en ramènent : un désir, une envie de vivre dans un monde de consommation, ou bien seulement, l’argent pour finir une maison à la campagne ? De quoi est fait le courage de vivre illégalement dans un monde totalement différent ? Que vont y découvrir Serguei et Eduard ?
Vivre à Tazmamart
Pendant dix-huit ans, cinquante-huit hommes ont « disparus ». D’août 1973 à septembre 1991, ces hommes sont détenus au secret dans des conditions effroyables à Tazmamart, dans le sud-est marocain, pour assouvir la vengeance d’un seul, le roi Hassan II. Plus de la moitié d’entre eux sont morts dans de longues souffrances et sont enterrés dans la cour de Tazmamart. Sous la pression internationale et après avoir longtemps nié l’existence de Tazmamart, le roi fait sortir en septembre 1991 les vingt-huit détenus encore en vie. Cinq d’entre eux témoignent et racontent leur résistance.
J’ai pas tué Saddam !
La vie dans une petite auberge dans les montagnes afghanes, au milieu de l’hiver. Deux pièces : une cuisine et une pièce commune où l’on mange et dort à même le sol. On y croise des commerçants, des soldats, des paysans des montagnes voisines, des trafiquants d’héroïne, des patients du dispensaire et… un voyageur occidental avec sa caméra, tombé là par hasard. Le film retrace les liens créés dans ce lieu isolé, pendant plusieurs semaines, entre le réalisateur et les gens de passage : un échange de regards.
Die Herren
À la Maison des Artistes de l’hôpital psychiatrique de Gugging, près de Vienne en Autriche, quatorze peintres vivent et travaillent. L’écriture, souvent au centre de leurs œuvres, inspire ce film qui rend compte de leur rapport singulier et émouvant à la folie, à l’art et à l’Autriche, marqué par le souvenir et construit dans l’isolement.
Axiome
De nos jours, quelque part entre les puissantes montagnes de Perse, du Caucase, et d’Asie mineure… Un auteur réalisateur imagine un personnage qui n’existe pas et qui a la faculté de voyager à travers les corps. Ce dernier va tour à tour incarner un jeune paysan qui rêve de fuir la campagne pour des espaces plus urbains, une prostituée violée, un client narcissique, un artiste déchu et enfin un déserteur résistant.
Schwitttrace
Schwitttrace résulte d’un voyage sur les traces de l’artiste Hanovrien Kurt Schwitters (1887-1948) en Europe du Nord (Allemagne, Norvège, Angleterre et l’île de Man). Sur une bande sonore tirée de la fameuse Ursonate (« Sonate des sons primitifs »), qu’elle interprète intégralement. Isabelle Vorle, peintre, installe un collage rythmé de paysages picturaux comme d’images abstraites et de restes de constructions Merz, captant les liens secrets qui l’attirent vers ce singulier dadaïste.
Plus loin que la nuit
Au-delà d’une vision première de la réalité d’un marché de Hanoï, dans l’idée et le désir de faire ressentir la nécessité et la vie, le film déroule un quotidien qui défie le temps et installe par delà sa représentation, une éternelle histoire. Une femme se coiffe dans la nuit, un train passe entre les maisons, une foule se presse et travaille. Un enfant oublié attend.
Tweety Lovely Superstar
Quatre hommes et un enfant sur un immeuble, sous un soleil de plomb. Leur travail : le détruire. Leurs outils : leurs bras. Le labeur de ce jour est leur labeur de chaque jour.
