Depuis quelques années, les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire ont mis en place une nouvelle organisation du travail afin de réduire les coûts de production. Le principe est de faire massivement appel à la sous-traitance et à l’intérim. Parallèlement à la construction du plus grand paquebot du monde, le Queen Mary 2, les salariés de « la Navale » racontent comment ils vivent cette précarité organisée, ce qu’elle change dans leur rapport au travail, et dans leurs conditions de vie.
66 sezon
Tourné au cours des trois derniers étés, ce film raconte 66 saisons de la vieille piscine de Kosice, de 1936 à 2002, avec pour toile de fond l’histoire de l’Europe centrale et orientale, à travers les souvenirs de ses visiteurs. La piscine est un monde où les histoires privées se mêlent à l’histoire universelle (bombardement de Kosice au cours de la Seconde Guerre mondiale, invasion russe en 1968). Des générations de nageurs se succèdent, et l’eau demeure, seule source de sécurité et d’égalité absolue.
Imagine Hong-Kong
L’auteur retourne à Hong-Kong, lieu de sa naissance, et essaye de retrouver les sensations de son enfance. Il n’y retrouvera aucun souvenir, juste quelques fragments d’images, peut-être rêvés. Le voyage le ramène à un temps plus présent.
A Life to Live
En Pologne, une école maternelle spécialisée. Âgés de trois à cinq ans, les enfants entrent dans une période de double apprentissage : celui de tout enfant de cet âge et celui d’être aveugle… Par le jeu, le toucher, ils s’initient aux sens, aux répérages spacio-temporels, etc. Captation sensible, A Life to Live nous livre aussi leurs imaginaires et leurs rêves.
Le Bonheur
Un moujik à la recherche du bonheur dans la Russie tsariste puis dans la Russie Soviétique. « Le bonheur ou l’histoire de l’infortuné Khmyr », de sa femme-cheval, de son opulent voisin Foka et aussi du pope, de la religieuse et autres épouvantails. Dédié au dernier Kolkhozien fainéant.
Dans, Grozny dans
Âgés de six à seize ans, les membres d’une troupe de danseurs tchétchènes, originaires de Grozny, entament une tournée dans les capitales européennes. Répétée d’abord au milieu des ruines d’un pays dévasté, leur danse traditionnelle est davantage qu’un spectacle pittoresque, c’est l’usage d’un art comme affirmation d’existence. L’innocence de l’enfance, la grâce de la chorégraphie, la beauté des costumes, la vigueur de la tradition, tout cela prend soudain les accents de l’urgence à témoigner.
Passagers d’Orsay
« Est-ce que je peux faire un portrait de vous avec votre œuvre préférée ? » Voici la question que je posais aux gens, choisis un peu au hasard, pendant plusieurs mois, dans les salles du Musée d’Orsay, à Paris. La réponse était souvent précise : « C’est au dernier étage, ça vous dérange pas ? » ou encore « Je vais vous montrer un tableau que j’ai vécu personnellement. » Commençait alors notre marche, longue parfois de plusieurs kilomètres, à la recherche de ces images. Commençait alors le film : vers où nous emmènent-ils, vers où ces œuvres les emmènent ?
À l’ombre d’une mémoire
Sur mon chemin, j’ai rencontré un vieil homme qui m’a invité à écouter. Une mémoire. Cet homme, Ramazan Güngör, marqué parfois durement par les vicissitudes du temps et de l’âge, n’est pas une personne comme les autres. Il est l’un des derniers bardes d’une épopée en passe d’être révolue. Une transmission orale a vu le jour et un film prend forme, partage de cette transmission. Ce vieux sage turc m’a transmis une part de son savoir. Ce savoir se présente sous la forme d’un luth à trois cordes, un üçtelli, qui s’ouvre sur le monde. Le monde de Ramazan Güngör, le dernier maître du üçtelli.
A Bamako, les femmes sont belles…
À la rencontre des femmes du Mali, pays sahélien enclavé, au passé prestigieux et complexe. À Bamako, la capitale, comme dans le reste du pays, les femmes concilient l’évolution des cultures traditionnelles avec les exigences du développement.
Union Maids
Union Maids raconte une histoire peu connue : celle du combat syndicaliste au sein du monde industriel américain. Trois femmes remarquables font revivre cette histoire. Venues à Chicago pour y chercher du travail au moment de la grande crise économique, elles se sont heurtées à un patronat pour qui les travailleurs n’avaient aucun droit. Toutes trois ont été des pionnières de l’action syndicale à une époque où le chômage et l’inflation rendaient le travail politique encore plus périlleux. Elles racontent la lutte de chaque jour pour gagner de nouveaux travailleurs au syndicat, le racisme au sein de la classe ouvrière, les préjugés sexistes des ouvriers et des cadres syndicaux à l’égard des femmes qui luttent avec eux.
