Guerra

Guerra

« Je crois, comme le dit Artaud, que le théâtre est comme la peste : il faut qu’il te prenne par les yeux, le nez, la bouche, par tous les sens, et par le cœur ». Pippo Delbono et sa troupe de théâtre atypique, des acteurs, sortis de la rue ou de l’asile, pour qui l’art n’est pas un métier mais un moyen de survie, partent en Israël et en Palestine pour jouer leur spectacle « Guerra », guerre des oubliés, voyage des trottoirs, de Sarajevo à Cuba en passant par l’Inde. Entre la scène et la rue, entre spectacle et réalité, à Jérusalem ou Ramallah, le film rassemble des histoires qui traversent les frontières, histoires d’Ulysses en marge qui voudraient exister.

Dumnezeu la saxofon, dracu la vioara

Dumnezeu la saxofon, dracu la vioara

Manger, dormir, avaler des pilules : ce sont les seules activités des trois cents personnes qui vivent dans l’asile psychiatrique de Gura Ocnitei, en Roumanie. La plupart vivent ici depuis plus de dix ans. Handicapés physiques, schizophrènes, dépressifs, malades mentaux et cas sociaux vivent tous ensemble, dans des dortoirs de douze, parfois à deux dans un lit. L’administration se contente de distribuer des neuroleptiques. L’individu et le temps se sont effacés. Seuls les chants permettent d’avoir un monde à soi, même s’il n’y a pas d’issue…

Buenos Aires, Hora Zero

Buenos Aires, Hora Zero

Colònia do Sacramento est la seule ville fondée par des Portugais sur les rives du Rio de la Plata, en Uruguay. Le film suit, puis perd la trace du descendant de ces pionniers à Buenos Aires, où depuis décembre 2001, quand la population est descendue dans la rue pour destituer le président, c’est l’heure zéro, l’heure de recommencer comme on peut. Entre les histoires des vieux émigrants et les rêves d’avenir de la jeune génération orpheline, la ville révèle des cicatrices encore récentes.

Closed District

Closed District

« En 1996, je séjournai dans le village de Mankien, au sud-Soudan, pour y filmer la guerre. À l’époque, je pensais que réaliser un film sur une région en guerre constituait un acte d’engagement. Mais sur place, le conflit n’était pas si simple et l’écœurement, l’impuissance à mon retour en Belgique étaient tels que je n’ai jamais pu monter les images que j’avais tournées. J’ai appris il y a peu que le village de Mankien avait subi un massacre, et la plupart des gens que j’avais filmés ont perdu la vie. »

Un monde moderne

Un monde moderne

Depuis quelques années, les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire ont mis en place une nouvelle organisation du travail afin de réduire les coûts de production. Le principe est de faire massivement appel à la sous-traitance et à l’intérim. Parallèlement à la construction du plus grand paquebot du monde, le Queen Mary 2, les salariés de « la Navale » racontent comment ils vivent cette précarité organisée, ce qu’elle change dans leur rapport au travail, et dans leurs conditions de vie.

66 sezon

66 sezon

Tourné au cours de trois étés, ce film raconte 66 saisons de la vieille piscine de Kosice, de 1936 à 2002, avec pour toile de fond l’histoire de l’Europe centrale et orientale, à travers les souvenirs de ses visiteurs. La piscine est un monde où les histoires privées se mêlent à l’histoire universelle (bombardement au cours de la Seconde Guerre mondiale, invasion russe en 1968). Des générations de nageurs se succèdent, et l’eau demeure, seule source de sécurité et d’égalité absolue.

Imagine Hong-Kong

L’auteur retourne à Hong-Kong, lieu de sa naissance, et essaye de retrouver les sensations de son enfance. Il n’y retrouvera aucun souvenir, juste quelques fragments d’images, peut-être rêvés. Le voyage le ramène à un temps plus présent.

A Life to Live

A Life to Live

En Pologne, une école maternelle spécialisée. Âgés de trois à cinq ans, les enfants entrent dans une période de double apprentissage : celui de tout enfant de cet âge et celui d’être aveugle… Par le jeu, le toucher, ils s’initient aux sens, aux répérages spacio-temporels, etc. Captation sensible, A Life to Live nous livre aussi leurs imaginaires et leurs rêves.

Le Bonheur

Le Bonheur

Un moujik à la recherche du bonheur dans la Russie tsariste puis dans la Russie Soviétique. « Le bonheur ou l’histoire de l’infortuné Khmyr », de sa femme-cheval, de son opulent voisin Foka et aussi du pope, de la religieuse et autres épouvantails. Dédié au dernier Kolkhozien fainéant.

Dans, Grozny dans

Dans, Grozny dans

Âgés de six à seize ans, les membres d’une troupe de danseurs tchétchènes, originaires de Grozny, entament une tournée dans les capitales européennes. Répétée d’abord au milieu des ruines d’un pays dévasté, leur danse traditionnelle est davantage qu’un spectacle pittoresque, c’est l’usage d’un art comme affirmation d’existence. L’innocence de l’enfance, la grâce de la chorégraphie, la beauté des costumes, la vigueur de la tradition, tout cela prend soudain les accents de l’urgence à témoigner.