« Enfant, j’allais par le tram à l’école. La ligne longeait pendant un bon moment le quartier juif de Bucarest. J’y apercevais un monde inconnu qui me fascinait. Bien plus tard, je résolus de franchir le pas… »
Boxa de Isolare
Les abattoirs de la ville de Bucarest, un jour ordinaire. Film de stage.
Rome désolée
Rome, dans les années quatre-vingt. D’improbables paysages de la ville désertée se succèdent, filmés jusqu’à l’insoutenable, lacérés de publicités, d’actualités privées de leur sens… Pour nous guider dans cette Rome « désolée » où aucun touriste ne s’aventurera jamais, une voix, celle du narrateur. Sans chronologie véritable, sans états d’âmes, nous découvrons par bribes douloureuses l’implacable réalité de la vie d’un jeune homosexuel, la chronique linéaire du sexe et de la drogue comme seules perspectives… Le récit obsessionnel et précis de l’indifférence générale, des sincérités successives et du manque.
Images, sons et voix se cumulent en un collage fragile, coupant et radical. Si ce constat, pessimiste jusqu’à l’étouffement, ne semble proposer aucune issue, c’est qu’il faut savoir lire entre les plans : loin de Berlusconi et des dealers, un autre film est là, un film d’amour.
La Lueur
Un voyage en Pologne, un moment de trêve, loin des guerres et des morts. Là-bas, des rencontres, des regards, l’histoire inattendue du sauvetage d’un cygne pendant l’état de guerre. Peut-être une lueur…
Essai de reconstitution des 46 jours qui précédèrent la mort de Françoise Guigniou
Une femme s’enferme avec ses deux enfants dans son appartement.
Reconstitution des quarante-six jours de la vie cloîtrée de la famille.
ACD
Dans la vitrine d’une papeterie du centre de Paris, s’inscrivent en lettres géantes, avec des noyaux de prunes séchés : « ACD ». Allusion à la cession imminente d’un petit commerce de quartier tenu depuis cinquante ans par un papetier pittoresque. Ce vieil homme, à l’aube d’une retraite bien méritée, compose chaque mois la vitrine de sa petite boutique comme un paysagiste, au gré de son inspiration ou de l’actualité, clin d’œil cynique et désabusé face à l’ère du marketing. Ce documentaire nous propose de le retrouver quelque temps avant la fermeture de sa papeterie, de participer à ses fantaisies et de surprendre le regard étonné des passants.
Le Songe de la Lumière
« Peu d’arbres auront été aimés autant que le cognassier du Songe de la Lumière. Sujet du tableau que peint Antonio Lopez, il importe infiniment plus que le tableau qui restera inachevé… Depuis sa position de géomètre, d’architecte de la lumière, Antonio Lopez ne veut pas tant posséder son sujet que l’accompagner dans le temps… », Les Cahiers du Cinéma
Pour mémoire
Deux journées dans une forge du Perche, datant de 1876, où sont mis en œuvre les mêmes procédés technologiques qu’à sa création. Hommage au travail ancestral des fondeurs, des gestes qu’ils ont répétés des années durant et d’un métier est sur le point de disparaître. On suit pas à pas chacune des phases de la fabrication d’un objet.
La Ville Louvre
À quoi ressemble le Louvre quand le public n’y est pas ? On accroche des tableaux, on réorganise les salles, les œuvres se déplacent, les gardiens essaient leurs nouveaux costumes… Peu à peu, des personnages apparaissent, se multiplient, se croisent pour tisser les fils d’un récit. Des ateliers de restauration aux galeries souterraines, des réserves de sculptures à la Joconde qu’on époussette, le film nous fait découvrir la vie secrète d’un des plus grands musées du monde.
Un crime à Abidjan
Abidjan : un meurtre consécutif à un vol à main armée est signalé au siège de la police. Le commissaire Kouassi se rend sur les lieux du crime. Le documentaire commence.
