Une chronique familiale à huis clos. La maison qui tient lieu de refuge aux membres de la famille est dirigée avec une autorité distante par le père de Graeme, Steven, slovène qui a émigré en Australie à la fin de la seconde guerre mondiale. Graeme et ses deux amis Stephen et Harold, ne sont jamais parvenus à travailler et passent leur temps à récupérer des pièces détachées de véhicules. Pour eux comme pour le reste de la maisonnée, le plus beau des rêves serait de pouvoir conduire une voiture alors même que tous ne savent ni lire ni écrire. Brian McKenzie les rencontre dans une bibliothèque municipale où ils tuent leur ennui…
« J’ai découvert ce film en Australie en septembre 1990 à un moment où nous n’étions pas encore envahis par la médiatisation de la “fracture sociale” et peut-être aujourd’hui ce film aurait-il suscité davantage d’intérêt en France. Pour l’anecdote mais ô combien significative, je venais d’arriver. C’était le premier film que je devais visionner. J’étais encore très peu familiarisée avec l’accent australien, encore moins avec celui, plus difficile, des protagonistes du film, je comprenais un mot sur deux. Je suis restée fascinée pendant deux heures. Et c’est bien la magie du film qui procède de la proximité des personnages et de la complicité qui s’est établie entre Brian le cinéaste, Graeme et ses compères. C’est un film qui ne s’apitoie pas. Par la générosité du réalisateur, ce film d’une chronique familiale anodine permet aux personnages de réacquérir la dignité et d’exister avec leurs émois, leurs peines et leurs rêves, même dérisoires. », Suzette Glenadel, déléguée générale de Cinéma du Réel
« Si dans les prochaines années, il doit exister un nouveau cinéma, c’est dans un film comme l’australien On the waves of the Adriatic qu’on en voit les prémices. ll correspond à la définition du genre documentaire mais c’est avant tout un film surprenant et beau devant lequel on se demande souvent comment le réalisateur a pu obtenir cette scène ou cette autre… Les personnages m’ont fait penser aux romans de Steinbeck : des gens qui n’ont que le minimum pour subsister mais qui entretiennent une relation amoureuse avec la vie… », Abbas Kiarostami, auteur de Close-up, Où est la maison de mon ami ?, Au travers des oliviers, membre du jury de Cinéma du Réel 1991. In Libération 19 mars 1991.
La vie de B.B., jeune homme franco-tunisien de vingt-six ans, pendant trois mois au fil des jours, de sa colère, de sa douleur et des éléments marquants de sa vie.
Les squares blafards.
Les façades des maisons ont un air inerte.
Le silence.
Deux femmes.
Une mère. Sa fille.
La complexité des rapports.
L’authenticité des sentiments.
La cinquième vient réaliser une émission en direct à l’Université Rennes 2. Un groupe d’étudiants filme l’événement. Pendant la préparation, les concepteurs de l’émission annoncent un certain nombre d’objectifs et de principes. Seront-ils tous atteints ou respectés ?
Pendant la fête de Rosh Hashana de la communauté juive de Bucarest (5 757 ans depuis la Création du monde), on a essayé de raconter les histoires intimes de la vie de quelques vieux juifs, peut-être les derniers d’une communauté importante qui a laissé des traces notables dans la culture roumaine. Le médecin, le professeur et l’ancien journaliste recomposent par des gestes et des paroles simples leurs destins arrêtés maintenant dans un point final où seuls la mémoire et le souvenir donnent un sens à la vie. Malgré l’écoulement du temps qui les a portés sans se rendre compte, tous les vieux et toutes les vieilles que nous avons rencontrés dans nos chemins gardent une vitalité impressionnante et une formidable envie de jouer le jeu de l’auto-ironie.
En 1997, Harold, élève de quatorze ans, traverse une crise qui entraîne son renvoi du collège. Les limites du système éducatif et juridique français face à des enfants « difficiles ».
Les Beaumann sont une famille manouche de gens du voyage. Pendant la plupart de l’année, leurs caravanes s’installent aux alentours d’Évry. Le fait de les approcher pour faire un film sur leur quotidien donne lieu à une réalisation intense dans laquelle ceux qui filment et ceux qui sont filmés s’interrogent mutuellement.
Avant son départ en retraite et son déménagement, les derniers mois du couple Marcaillou dans son exploitation agricole familiale et traditionnelle des environs de Limoges. Après des générations d’une vie répétée à l’identique, on assiste à la fin d’un mode de production agricole et à la tentative d’une relève par les jeunes.
Du fournil au magasin : les déambulations du boulanger et de son mitron.
Je ne nie pas la douleur de mon père, celle de ses frères. Je ne nie pas le déchirement de la perte du pays de leur enfance, de leur jeunesse, la blessure de la disparition de leur frère… Je reconnais leur chagrin légitime. Mais ce drame de l’Algérie a pris trop de place. Enfants, nous les avons considérés comme de grands malades, des malades de chagrin, chargés de leur peine. Nous avons tous eu des pères absents, l’un disparu, les autres fantômes bienveillants auprès de nous. Silencieux, comme tenus au secret. Aujourd’hui, je pense qu’il aurait pu en être autrement.