Chiens errants

Chiens errants

Dans certaines villes du Maroc, les autorités municipales procèdent régulièrement à abattage des chiens errants. Un homme est désigné pour cette tâche, le jour de la tuerie, tous ceux qui ont un chien le gardent chez eux. Le tueur se trouve face à ceux qui n’ont pas de toit…

Santa Sevilla

Santa Sevilla

Quand l’œil d’aigle de la “fishcam” survole la procession de la Semaine Sainte sévillane et sa mystique festive. Des images scandées par la partition sonore des Poema del cante jondo de Federico García Lorca.

L’Alphabet rouge

L'Alphabet rouge

Calligraphie vidéographique et sonore pour entrer dans l’univers du peintre Saladi.

Boqueria

Investissement chorégraphique par Angels Margarit du célèbre marché couvert de Barcelone. Le jour. La nuit.
Cette vidéo fait partie de la série Danse sur image.

Circumnavigation, Marseille, Trieste…

Deux escales d’un voyage vidéo-chorégraphique dans l’espace imaginaire des cités maritimes : fulgurance du geste, fragments, lumières, inscription du mouvement dans le génie du lieu.

Rencontre avec des citoyens remarquables

Le voyage initiatique de jeunes apprentis citoyens, lauréats d’un concours de création sur la démocratie, dont le prix était un voyage à Athènes et au théâtre d’Epidaure, où ils rejouent la pièce qu’ils ont créée à Sevran, en Seine-Saint-Denis, dans un externat médico-professionnel où, rejetés par l’école traditionnelle, ils essaient de recouvrer le droit à la parole, et la maîtrise du langage. Le grand théâtre antique, vide, offre à leur voix ténue ou forte l’écho du lieu-symbole par excellence de la parole publique.
Itinéraire de la cité de banlieue à la citoyenneté idéale, en passant par la Grèce mythique et réelle.

Avec des élèves de l’Essor de Sevran et leurs institutrices spécialisées

Tragédie, ou l’illusion de la mort

À travers les interventions diverses de spécialistes éminents de la tragédie grecque, c’est-à-dire athénienne, (Jean-Pierre Vernant et Cornelius Castoriadis, pour ne citer qu’eux), et, en contrepoint, des extraits d’une représentation de Médée au théâtre antique d’Épidaure par une troupe japonaise, un film didactique qui en dit très long sur les racines archaïques et rituelles, et d’autre part sur le lien culturel que la tragédie entretient avec le politique, et notamment ce qu’on a nommé la « démocratie ». En quoi le miracle d’Athènes a l’air de confiner, de nos jours, à l’universel. Une espèce de mondialisation des signes. Un regard étonnant sur la modernité de ce théâtre antique-là.

Au nom de l’urgence

Au nom de l'urgence

Entre 1945 et 1975, pour répondre à la crise du logement, Marseille, comme beaucoup de villes, développa les grands ensembles, les cités provisoires, de transit ou d’urgence. En contrepoint de la chronique officielle des archives, le film évoque, cherche et partage les questions et les espérances, de ceux qui ont vécu cette épopée, de ceux qui, un temps, ont cru pouvoir résister à l’emballement de la machine à construire.

« Au lendemain de la guerre, de ses lacérations, pour des milliers de marseillais, il fallut trouver un toit, un abri. Mais alors que de tout temps c’est rue à rue, pierre à pierre, que se construit la ville, le Grand Ensemble de logement bien à l’écart, s’impose comme un modèle, Je ne pouvais pas croire que tous, unanimement, aient chanté les louanges du moderne béton, de l’avenir radieux. Je ne voulais pas croire que la mise à l’écart ait été par tous accepté, que personne ne se soit autorisé à penser, proposer, autre chose… Chercher, écouter, ceux qui peu nombreux ont refusé la course à l’irréparable… Rouler, encore rouler, condamné au porte à porte du représentant de commerce. Le seul vrai commerce de la ville, le commerce de l’autre… », Alain Dufau