L’obscurité. Un feu. Une enfant raconte une histoire. Au loin, le tonnerre gronde. Guidé par ses mots, j’essaie de traverser la nuit.
Dolorès Marat, Dolorès
Contre vents et marées, Dolorès Marat a discrètement bâti une œuvre personnelle en marge des modes et du milieu de l’art contemporain. Des images atemporelles, évanescentes mais persistantes comme autant de paysages intérieurs baignés de solitude. Au fil d’un abécédaire, d’Avignon à l’heure bleue jusqu’au Ventoux, de l’appartement-studio à l’accrochage de l’exposition Cascades, le réalisateur se coule dans les pas de la frugale Dolorès, timide et hardie, toujours sincère.
William Klein, New York
William Klein raconte comment il s’est très tôt tourné vers la photographie et la manière dont il a imaginé son ouvrage culte « New York 1954-1955 » publié une première fois en 1956 et réédité dans une nouvelle version en 1995. Un document exceptionnel qui est aussi la dernière grande interview donnée par le photographe.
Berengo Gardin
Berengo Gardin (né en 1930) revient sur son œuvre photographique riche de plus 250 ouvrages publiés. Il évoque ses débuts et les auteurs qui l’ont influencé mais aussi ses préoccupations techniques et esthétiques : une interview riche en anecdotes sur un auteur incontournable de l’histoire de la photographie italienne.
With my open lungs
À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le voyage profondément personnel de Yana se déroule sur fond de chaos et d’un sentiment constant de guerre. Elle traverse des chagrins d’amour, des conflits familiaux et une histoire d’amour naissante avec Yaroslava, qui rêve de défier l’oppression tout en luttant contre le cancer du poumon. Leur histoire évolue dans une ville consumée par la violence et l’oppression.
Eight postcards from utopia
Le film rassemble et retravaille des centaines d’images promotionnelles produites depuis la fin de l’ère socialiste jusqu’à nos jours. Le film n’est pas seulement un portrait de la Roumanie postcommuniste en huit chapitres, il s’avère aussi une critique acerbe du matérialisme et du consumérisme qui parasitent nos sociétés contemporaines.
Immémorial, Chants de la grande nuit
La mort est l’horizon de toute existence, et pourtant nous ne savons rien d’elle et ne pouvons rien en dire. Nous ne pouvons que tenter d’en saisir quelques reflets à travers les miroirs que nous lui tendons : mythes, rites, danses… qui deviennent alors comme autant d’espaces où peut se tisser une relation avec l’indicible.
No Other Land
Depuis plus de cinq ans, Basel Adra, un activiste palestinien en Cisjordanie, filme l’expulsion de sa communauté par l’occupation israélienne qui détruit progressivement les villages et chasse ses habitants. Il rencontre Yuval, un journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une amitié inattendue voit le jour.
Ce film réalisé par un collectif palestino-israélien de quatre jeunes militants a été réalisé comme un acte de résistance créative sur la voie d’une plus grande justice.
La Challat de Tunis
Été 2003, un homme sur une moto, une lame de rasoir à la main, rôde dans les rues de Tunis. Il s’est donné pour mission de balafrer les plus belles paires de fesses des femmes qui arpentent les trottoirs de la ville. On l’appelle le Challat. D’un café à l’autre, d’un quartier à l’autre, les histoires les plus folles circulent à son égard. Le Challat est devenu une sorte de figure mystérieuse entouré d’un halo de fascination, de fantasme et de terreur. Tout le monde en parle mais personne ne l’a jamais vu. Dix ans plus tard, alors qu’avec la Révolution la vérité semble accessible, une jeune réalisatrice obstinée mène l’enquête. Elle se fait un point d’honneur d’élucider ce mystère. Le Challat de Tunis raconte avec humour les dessous d’un fait divers devenu légende urbaine et dresse ainsi le portrait d’une société tunisienne en pleine effervescence où les hommes semblent peiner à trouver une place et où le corps féminin reste un enjeu politique de taille.
La Cité Raymond Queneau
Selon un mode de narration qui n’est pas sans rappeler Exercices de style de Raymond Queneau, le film montre deux fois les mêmes images montées d’une façon identique. Seul le commentaire et la musique changent.
Ainsi, une publicité niaiseuse vantant les avantages d’une cité de banlieue peut basculer dans la reconstitution racoleuse d’un fait divers épouvantable.
