Voir la pulpe

Voir la pulpe

Ils sont deux et se ressemblent. Ils ne se regardent pas. Ils se photographient, se tiennent par la main, voyagent dans un train ou traversent la fenêtre pour marcher dans un dessin animé en équilibristes. Ils chantent. Ils refont le monde avec des ciseaux.

D’assez courtes unités de temps

D’assez courtes unités de temps

Cinq instants, traversés par des états de la matière, donnent lieu à quelques traces marginales de la production humaine, évoquent la condition animale. Sans doute les réunir et les faire jouer ensemble est une manière de les ranger dans la catégorie des produits et spectacles, de les situer, comme la chapelle Sixtine, le presse-ail ou la fusée Ariane, sur l’étagère hégélienne des grandes réalisations de l’esprit.

Nuages apportant la nuit

Nuages apportant la nuit

Un homme marche, ou alors au contraire, c’est moi qui marche. Est-ce le jour ou bien la nuit ? On dirait une forêt obscure et froide. Où suis-je ? Et eux, qu’est-ce qu’ils font là ? Ça ressemble comme deux gouttes d’eau à un pays lointain. Celui qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un rêve que je suis en train de faire. Me voilà donc parti à la recherche de la barbaque. Quelqu’un marche, et c’est moi, et la route est longue, et la nuit tombe.

Un corps vivant

Un corps vivant

Un micro film, comme un film en macro, vient ausculter le corps et décomposer sa peau. Le corps en négatif est tourné à bout de bras ; une traversée en substance éclaire les dessous de ses os. En deçà du souffle, suivre la mort maintenue en tout corps vivant ; le temps du film, comme un rêve, ranimer ce corps mourant.

Kamel s’est suicidé six fois son, père est mort

Kamel s’est suicidé six fois son, père est mort

« Un soir dans la semaine, mon grand-père Tahar décède en soins palliatifs. Zouina, sa belle-fille est là. Aziz, son fils est là. Fayçal est là. Je suis là. Dieu n’est pas là ? » Kamel arrive trop tard.

Kreuzung

Kreuzung

Il y a des millions de carrefours dans le monde. Mais le carrefour devant ma fenêtre n’est pas banal – car il est « mon » carrefour. En fait, aucun croisement n’est insignifiant. Point de réunion ou de collision, bifurcation, transition, estuaire, point de fuite, centre de commutation ou aiguille jumelle. Chaque croisement est un centre, un foyer où les chemins de nos vies se touchent et concentrent tous les jours, où le monde global et le monde local interagissent. Où passé et avenir se rassemblent pendant une courte période de présence.

Kempinski

Kempinski

Les habitants nous présentent ce lieu mystique. « Nous disposons aujourd’hui d’un centre spatial. Nous mettrons bientôt des fusées ainsi qu’un certain nombre de satellites sur orbite. Ils nous permettront d’avoir beaucoup plus d’informations sur les autres stations et sur les autres astres.» Ce documentaire de science-fiction n’a pas de scénario. Les interviewés imaginent le futur et en parlent au présent.

L’Éclaircie

L’Éclaircie

Un vieil homme et son fils marchent dans leurs forêts. Le père s’arrête devant une parcelle et dit à son fils : « Il va falloir couper là, couper un arbre sur deux, pour qu’un sur deux reste debout. Procédons à l’éclaircie. »

Die Vögelein schweigen im Walde

Die Vögelein schweigen im Walde

Un gardien de nuit profite ses temps morts pour exercer sa passion : la chasse. Mais la nature peut se montrer farouche et imprévisible…Un film sur la solitude, la soif de pouvoir, et sur notre quête de sens de l’existence.

Vampire(s)

Vampire(s)

« J’étais continuellement en proie au désir – vous appellerez ça le désir de tuer – et plus il y en avait, mieux c’était… ». À la fin des années vingt à Düsseldorf, la terreur avait un nom : Peter Kürten, le Vampire. Aujourd’hui, les aveux du tueur en série qui a inspiré M le maudit hantent toujours les rues de la ville. Aujourd’hui comme hier, la société n’a qu’une réponse : « Ce n’est pas un homme ! » Vampire(s) est la confrontation directe entre ces deux formes de violence, de mécanique et d’aveuglement.