Asnières-Cormeilles ou les communes traverses

La ligne de train de banlieue Asnières – Cormeilles-en-Parisis relie, au départ de la gare Saint-Lazare, plusieurs villes de la petite et de la grande couronne. Pour des millions de personnes, le voyage en train rythme les allers-retours entre le domicile et le lieu de travail, entre la banlieue, minuscule village anonyme, et l’aimant mastodonte que représente la capitale.

Am I…

« À travers le récit d’une jeune chinoise sans papier, Amaï, et le thème de la métamorphose, je souhaite parler du métissage des cultures, de la circulation des marchandises et des personnes dans le monde actuel, et de la toute puissance de l’aspect économique sur tous les autres systèmes de valeurs. », Show-Chun Lee

La Vraie vie

Un film où le regard et l’émotion sont intimement liés à l’acte de mémoire. La mémoire qu’Aziz nous livre transparaît dans le film comme l’énergie qui permet à chacun d’aller de l’avant, de dépasser son histoire, de continuer à chercher. Chercher quelque chose qui ressemble au bonheur qui fuit toujours… Pour nous parler de sa vie, de ses désirs, Aziz fait appel à des séquences de cinéma. Son récit nous interroge sur la puissance des images qui brouille parfois notre perception de la réalité vécue.

Vozar

Dans l’osada tsigane de Hermanovce, Vozar tient un rôle prépondérant. Non seulement il est respecté pour son vieil âge mais il est également reconnu pour les histoires qu’il raconte et qu’il transmet. Vozar gère également la diffusion des programmes à la télévision. C’est lui qui répare les téléviseurs, c’est encore lui qui vient couper le feuilleton Esmeralda.

Vozar aime brouiller l’écran et la réalité, afin de mieux emporter les siens dans le monde du conte. Soudain dans le feu les acteurs mexicains font place aux esprits, les mères douces et les nains mystérieux chassent les héroïnes, les morts ressuscitent et les vieux rajeunissent. L’imaginaire rejoint la réalité.

Un voyage au Portugal

« Ma mère est morte lorsque j’avais cinq ans. Mon père ne m’a jamais parlé d’elle. L’année dernière, c’est la famille portugaise de ma mère qui m’a retrouvé. Je pars au Portugal, retrouver cette famille que je n’ai pas vue depuis vingt ans. », Pierre Primetens

Le Souffle (Breath)

Des poissons, des poissonniers et des chats sur le marché de Rasht en Iran, au bord de la mer Caspienne.

Scardovari

Vidéogramme sur le Delta du Pô (Italie). Un lieu où la vie est conditionnée par une activité maritime. Un lieu où un système industriel en ruine et un système agricole tourné vers la mécanisation, repoussent les hommes à l’eau pour survivre. Scardovari est le troisième élément d’un triptyque issu d’un voyage dans cette région.

La Roumanie

« En 1987 j’avais vingt-et-un ans. Je voulais faire du cinéma. Tout de suite. Je voulais filmer les tsiganes en Roumanie. C’était du temps de Ceausescu. Durant l’hiver. Dans le train je rencontrais une jeune femme qui revenait en Roumanie se marier. Je descendis à Brasov avec elle…  Ainsi commence La Roumanie. À partir de là va s’ouvrir une relation de près de quinze années… avec un pays. J’ai aimé ce pays, l’ai détesté aussi. Ses hommes et sa géographie. Je m’y suis souvent égaré, sous la neige, dans ses plaines et montagnes. La Roumanie, une part de moi y a élu domicile. », François Magal

Une petite cantate

Un film qui affronte la mort et l’absence. Construit sur le fil du chagrin, ce film se fait dans l’après, là où toute la difficulté d’être consiste à faire « avec », alors qu’il est juste question d’arriver à vivre « sans ». Il raconte le voyage solitaire qu’il faut faire pour accepter de vivre malgré la douleur. Il essaie de rendre visible et audible de quoi sont faits les lendemains, de dire ce qu’il reste de l’autre quand il n’est plus là, ce que cela modifie dans le regard que l’on porte sur le monde, comment on peut tout à la fois se laisser submerger par le chagrin et l’apprivoiser.

Nihonbashi, le pont japonais

« En 1996 j’ai séjourné durant quatre mois à Kyoto, au Japon, dans le cadre d’une résidence d’artistes du Ministère des Affaires étrangères. Cette vidéo est une sorte de voyage filmé de mon retour au Japon, quatre ans après, et l’occasion de m’expliquer sur mon travail d’alors : des polyptyques cinématographiques. Mais il s’agit aussi de comprendre l’importance des ponts et des passerelles dans la culture japonaise, qui m’apparaissent comme des traductions dans le paysage du temps, comme des images d’une forme de l’éternité que la culture japonaise a su manifester. », Pascal Auger