Nolot en verve

Nolot en verve

Jacques Nolot, cinéaste, scénariste, acteur, s’entretient avec Bernard Benoliel devant des extraits de ses films avec générosité et malice. L’urgence d’un premier texte improvisé au théâtre (La Matiouette) est le point de départ d’une écriture biographique qui le conduit presque par accident vers le cinéma. En un court-métrage (Manège) et trois longs (L’Arrière-pays, La Chatte à deux têtes, Avant que j’oublie) dans lesquels il interprète le personnage principal, Nolot développe une écriture où l’expression de soi le libère à chaque fois d’une souffrance ou d’un deuil, invente des fictions où s’estompe la frontière entre vivre et jouer. Des acteurs pour la plupart non professionnels l’accompagnent dans cette quête d’expression au plus près de la vie.

Nous

Nous

Un montage alternant images préexistantes et fabriquées, qui composent une lyrique inquiète, d’un humanisme vibrant, ou les regards succèdent aux visages, où le peuple arménien semble résister à toutes les blessures, à toutes les épreuves dont le quotidien rappelle symboliquement la teneur : dramatique avec un enterrement, comique et tragique à la fois, lorsque le conducteur d’un triporteur disparaît dans les gaz d’échappement du véhicule qui le précède, bouleversante lors de la séquence des retrouvailles, où hommes et femmes s’embrassent, s’enlacent, jusqu’au vertige.

Boucle piqué

Boucle piqué

Un stage de patinage artistique, à la montagne, en été. Les jeunes adolescentes qui y participent sont toutes des championnes. Les rivalités et les sentiments émergent, et lorsque la discipline s’intensifie, les filles inventent des chorégraphies pour s’échapper.

Le Petit prince au pays qui défile

Le Petit prince au pays qui défile

Que faire de sa vie quand on a été double champion du monde de patinage artistique et que l’on a pris, de fait, retraite à vingt-cinq ans ? Carina Freire, dans Le petit prince au pays qui défile, dévoile avec pudeur et rigueur les errances de Stéphane Lambiel, un ancien champion, qui écume les galas et les shows de patinage dans le monde entier. Un film acéré, vif, parfois drôle, qui mêle avec force grâce et prosaïsme.

Spartacus et Cassandra

Spartacus et Cassandra

Spartacus, jeune Rom de treize ans et sa sœur Cassandra, dix ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le cœur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue.

Il était une forêt

Il était une forêt

Depuis des années, Luc Jacquet filme la nature, pour émouvoir et émerveiller les spectateurs à travers des histoires uniques et passionnantes. Sa rencontre avec le botaniste Francis Hallé a donné naissance à ce film patrimonial sur les ultimes grandes forêts primaires des tropiques, au confluent de la transmission, de la poésie et de la magie visuelle.

Kommando 52

Kommando 52

Un portrait de l’éponyme groupe de mercenaires franco-allemands, dirigé par l’ex-soldat de la Wehrmacht Siegfried « Kongo » Müller, et principal responsable des plus terribles massacres de la crise congolaise de 1964.

Tod und Teufel

Tod und Teufel (La mort et le diable)

Ethnologue et aventurier, le comte Eric von Rosen fut un homme de contradictions : attiré par les habitants de l’Afrique autant que par le racisme colonial. Nestler entreprend un voyage sur les traces de son grand-père.

Secteur IX B

Secteur IX B

La recherche de Betty, anthropologue française, porte sur la mémoire de la Mission Dakar-Djibouti. Entre le musée de l’Ifan à Dakar et le musée de l’Homme à Paris, la jeune femme se met à l’épreuve afin d’approcher au plus près ce qu’elle souhaiterait atteindre : la justesse du discours scientifique. Le journal de voyage de cette mission écrit par Michel Leiris, L’Afrique fantôme – qui au delà du témoignage d’une des plus ambitieuses collectes d’objets sur le continent africain, marque une rupture dans la manière d’appréhender les sciences humaines en adoptant une liberté d’écriture inédite, s’éloignant de la voix objective qu’implique un tel exercice d’État – devient l’obsession de la chercheuse. Betty tente ainsi de trouver la manière de désigner un état des relations entre les peuples par le destin d’objets et archives.

Light Is Calling

Light is calling

Une courte scène du film The Bells (1926) de James Young a été traitée et remontée à l’aide d’une trieuse optique. Une méditation sur le caractère aléatoire et fugace de la vie et de l’amour.