Le pays qui n’existe pas
Le roman d’André Dhôtel m’a ouvert un pays réel, les sentiers, les haies, les bois, les accidents et le relief du terrain sur lequel des ruines témoignaient d’une vie disparue.
Disparue comme ma huitième vie de chat dont je garde les souvenirs de traits de pinceau : bête, herbe et rizière s’écrivait mon nom.
Encore chaton, je me souviens que je m’acharnais à les tracer sur un cahier ligné verticalement, à l’école primaire de Mahiru, petit village dans le Nord du Honshu, à mille mètres d’altitude, et à mille ans d’ici.
Le cinématographe, comme le Japon, sont des pays qui ne diffèrent pas du roman de Dhôtel.
Yann Dedet
Films
Akio the Cat
Joëlle Janssen | 2009 | 50' | France
La rencontre avec la personne et le travail d’Akio Suzuki est de l’ordre du voyage initiatique et malicieux. Né au Japon il y a près de 60 ans, il a été invité par quelques fous de mes amis de l’association du Sentier des lauzes, dans une vallée des Cévennes ardéchoises.
Akio nous amène à la rencontre d’un rêve décalé qui échappe au déjà-vu, aux pouvoirs, aux entendus et attendus dominants. C’est un parcours, une initiation à une autre manière d’entendre le monde.
L’Autre Côté
Yann Dedet | 2009 | 55' | France
Suite japonaise (2ème partie)
Journal filmé d’un premier voyage au Japon, qui s’intéresse autant aux araignées qu’aux trains, aux femmes qu’aux onnagatas, à Tôkyô qu’à Ôsaka et à l’île de Shikoku, aux petits poissons qu’aux vieilles dames, aux éperviers qu’à tout ce qui est Japonais.
Hana No Miyako
Hata Akihiro | 2008 | 26' | France
Un documentaire sur une maladie mystérieuse nommée « Le syndrome de Paris ». Une enquête pour définir la nature du syndrome qui nous mène vers la frontière entre la réalité et la fiction.
Koto corse
Yann Dedet | 2008 | 56' | France
Rencontre musicale pour un concert entre la kotoïste, interprète et compositrice Mieko Miyazaki, et le groupe de poliphonies corses Voce Ventu. Après le concert dans l’église d’un village corse, ils ne peuvent s’arrêter de chanter ensemble.
Oniro
Anne Fremy | 2009 | 25' | France
Au Japon, dans la rue et dans les gares, les « Ekisha » lisent l’avenir dans les lignes de la main, à la lueur d’une bougie. D’autres systèmes divinatoires, l’Omikuji ou « l’honorable loterie », le jeu des coquillages, le jeu des cartes poétiques ou le loto des images, associent des images dans un mélange de hasards et de déterminations.
On les interprète comme des signes du destin ou comme un portrait personnel. On peut aussi bien les considérer comme un récit.
Le Pays du chien qui chante
Yann Dedet | 2002 | 95' | France
Tôyô et Yoshiko Mahiru, deux scientifiques japonais, s’installent dans un petit village du Jura entouré de forêts. Tôyô, musicologue, est à la recherche d’un chien qui chante. Sa femme, elle, mène une étude sur l’habitat religieux ancien en France et au Japon. Tôyô et Yoshito ont tout apporté avec eux – tatamis, algues séchées et portraits d’ancêtres – ne manquant pas de susciter la curiosité des habitants.
Très vite, Tôyô est envahi par une idée incongrue, impérieuse et presque folle : dans le désir qu’il perçoit chez un jeune villageois pour sa femme, il voit le moyen d’assurer une descendance à leur couple encore sans enfant. Il organise alors secrètement sa disparition pour laisser la place au jeune homme auprès de sa femme…
« Le Pays du chien qui chante tourné en 2001 avant que j’aille au Japon et que je n’apprenne la langue japonaise, transporte le Japon dans le Jura – le petit village des Piards – pour essayer d’y faire vivre quelque chose de japonais. Ce film est le désir de mêler un amour physique pour une contrée, le Jura, à l’amour phantasmatique pour un pays, le Japon. »
Yann Dedet
Le pays du chien qui chante
« Tu auras ton enfant la-bas… » Le petit village du Ferroz, situé dans les monts jurassiens, est l’archétype de la bourgade autarcique, éloignée et retranchée des turpitudes du monde. La surprise des habitants est d’autant plus grande lorsqu’ils voient arriver sur le territoire de la commune un couple de scientifiques japonais avec armes et bagages : Tôyô et Yoshiko Mahiru.
Ces deux représentants d’une culture étrangère et exotique sont en réalité les derniers descendants d’un village nippon analogue ayant fini par s’éteindre, sa population décimée par la guerre ou la famine. Tôyô est un musicologue à la recherche du célèbre chien qui chante, tandis que sa femme, archéologue, mène des études sur l’habitat religieux des temps passés et souhaite mettre en parallèle les monuments japonais et français. La curiosité et la défiance passées, les rapports entre les autochtones et les étrangers s’assagissent et l’intimité se fait jour. Pourtant il y a une troisième mission primordiale pour le couple de voyageurs : celle de procréation, pérenniser leur lignée chancelante et atrophiée. Un besoin incessant et impérieux de descendance qui fera naître en Tôyô la plus incongrue des idées, céder sa place à un jeune homme, fort et fougueux, capable de faire perdurer le nom de Mahiru.
Dans ce premier film de Yann Dedet, monteur attitré de François Truffaut, Maurice Pialat, Philippe Garrel ou Jean-François Stévenin, le thème de la filiation et du legs dans la destinée et la valeur de la vie des hommes est placé au centre du récit. De lui naît le rythme et l’empathie. Dans sa quête spirituelle, l’homme, par égoïsme ou abnégation, souhaite se sacrifier ou exister en trouvant sa place (parfaite synecdoque que ce mouvement tournant de caméra nous présentant la pièce vide et austère attendant d’être occupée), en laissant une trace tangible et vénérable. Le long-métrage est forgé à cette image : il est lui-même né (dans la réalité et la fiction) du film de Jean-François Stevenin, Passe-Montagne (co-monté par le cinéaste), où un chien poussait des vocalises et que les deux scientifiques japonais ont vu à Kyoto. En outre, il absorbe et agglomère diverses influences, le laconisme et l’autisme – qui met en exergue la mouvance artistique des personnages, David Cronenberg ne nous a-t-il pas prouvé récemment avec Spider que les deux comportements étaient intimement liés ? – du cinéma slave (la première scène est l’identique du plan inoubliable et lancinant du Miroir d’Andreï Tarkovski), l’obédience naturaliste et confidentielle d’un cinéma français où souffle un vent de liberté et enfin la contemplation et l’ellipse propre au figuratif asiatique. Il s’agit alors moins d’un remake ou d’une quelconque suite que de refonder une existence sur les cendres d’une autre, générer une œuvre en réaction à une autre.
Éloge du montage. Marier les influences, les époques et le temps, voilà la proposition enthousiasmante du réalisateur qui éprouve ici sa conception de la mondialisation. Les antagonismes de surfaces se résument à un achoppement de cultures, une opposition ludique et drolatique de traditions et de couleurs. En profondeur les êtres se ressemblent, ontologiquement, ils s’harmonisent aux battements des vagues et aux brises légères (le ressac d’Hokkaido se superposera aux dodelinements des branches de résineux), trouvent leurs racines géologiques et généalogiques dans des strates mitoyennes ou identiques. Les mots du couple en extase devant le paysage jurassien seront « Ça ressemble presque » – à leur contrée originelle – une assertion désarmante et confondante de pureté et de simplicité sur la fraternité des peuples et l’égalité. Le mélange, la brume se propageant délicatement sur un lac : la confusion se prolonge jusque dans les nationalités transcendées par le sol et la terre. Pour l’artiste cette mondialisation se fait décalée et curieuse, anecdotique et périphérique, adepte des marges et abhorrant le centre, elle n’est que confrontation ou plutôt subtil rapprochement, idoine à déployer la beauté du monde. Les distances physiques sont abolies par un incessant dialogue, un renvoi de balle entre cultures, cuisines ou habitats, et il faut une carte murale ou une pierre en forme d’une île pour nous rappeler l’éloignement. Indiciblement et imperceptiblement les symboles (les décors nus, la mousse, le bois, les pierres lavées), l’intensité (la scène d’amour et le dépucelage dans les kimonos, feutré et tendre ou le dernier coup de fil de Tôyô) et la splendeur (des paysages ou de la photographie) concourent à marier la bizarrerie, la cruauté et les émotions ineffables de l’existence. Là, les automatismes du monteur s’expriment et le long métrage devient le « film-montage ». Bien entendu dans son rythme avec ses césures formelles (la chute et l’oiseau qui s’envole ou un volet fermé par Sylvain et les rideaux tirés par Tôyô) ou ses audaces (le visage de Yoshiko apparaissant en reflet sur la pupille de son mari, aorasie évanescente interrompue par un pull enfilé – il s’agissait de ce que Tôyô imaginait, la tête engoncée dans son vêtement). Pourtant cette volonté va s’immiscer dans chaque interstice du récit, propre à retranscrire l’improbable et fugace équilibre régissant nos vies. Il y a l’opposition des mœurs, le physique et la spiritualité (les deux hommes clivés, l’un impétrant de la femme et du rôle de procréateur, l’autre, préposé à l’épanouissement artistique et géographique – il sème) de l’imaginaire et du quotidien (par exemple ce village retiré aux confins du monde oscillant entre fiction et réalité comme l’antichambre de la vie), de la géomancie aussi bien que de la géographie, sans oublier le traditionalisme et la modernité (l’ordinateur portable comme aide à la cueillette des champignons), les religions et la conception même du monde entre lyrisme plein d’emphase et sécheresse des haïkus. Dans ce conte achronique – voir uchronique –, en apesanteur (le couteau semblant tomber au ralenti) et au dénuement barbare et saisissant, les rapports à un archaïsme et à l’évolution sont stigmatisés, l’homme est incapable de vivre dans le présent se projetant sans cesse dans son passé ou son futur (la maîtresse d’école, le jardin de pierre, l’arc, une société agreste ou bucolique…), par paresse, couardise ou déterminisme. Quand le monde lui devient intolérable, il se tourne vers les divagations et la nature, saine et pure. À ce titre le plan d’une beauté plastique exceptionnelle de Yoshiko offrant son sexe au soleil équivaut à la plus intime des communions et des rédemptions.
La femme des vallées perdues. Car dans le silence d’un paysage majestueux, sur un tapis d’épines éreintées, l’altérité de chacun s’épanche à loisir. La réussite du cinéaste réside alors dans la démonstration de cette faille intrinsèque qui s’enfonce au fil du temps dans des abîmes insondables. Par sa construction complémentaire, en écho, le long métrage présente une vie oppressante et libre, deux sensations toujours subtilement agrégées. La force de la volonté et de l’inéluctabilité du destin lorsque le nez à la fenêtre du train, le couple nippon reçoit fugacement l’image-prémonition de Yoshiko avec un homme en excursion. À moins que le temps, vaporeux, musarde au gré du climat, sous l’impulsion de cette lumière – divine ? – parlant à Yoshiko dans la première scène. On ne saurait faire fi de tous ces plans, stases contemplatives d’un ciel dont sont nés deux anges déchus. La fiction absconse (réaliste, chimérique et spirituelle à la fois) permet donc de rendre la tension inhérente à chaque moment de l’existence, y compris celui jouxtant l’acte sexuel (Yoshiko sous la douche un filet de sang sur sa cheville ou la même jeune femme couchée sur le sol sous un soleil rasant). L’altérité qui nous sépare de nous-même serait alors bien moins aisée à combler que celle éloignant et effrayant les êtres entre eux. Plus sournoise et sycophante que cette barrière pouvant exploser sous l’impulsion d’un violent rapprochement, bouffée de désir instinctif. Tôyô aura cette réplique : « Qu’est-ce que je serais si j’avais l’air de ce que je suis », paradoxe de personnages en quête de sens, prisonniers de pulsions ataviques (mimétisme animal jusqu’au patronyme) et d’une infantilisation, refuge commode et pleutre (« tout ce qui n’est pas mon enfance est terrible »). Mais comment lutter dans un imbroglio temporel de temps et d’espace où l’on ne se découvre qu’en promenant le halo d’une lampe de poche dans les anfractuosités obscures de sa conscience. Ou les langues s’entremêlent et se condensent jusqu’à la nausée, jusqu’à la perte d’identité (français, japonais, chants polonais…). Une opposition canonique et absurde qui nécessite l’abandon – modeste ou fatal –, empreint de spiritualité, pour assurer le mélange et la pérennité de l’espèce et des cultures. Le chemin sinueux que trace Yoshiko sur la carte est le sentier escarpé qui mène à la conscience, à la réminiscence d’un pays ou d’un père (le souvenir et la perte de la famille tourmente et harcèle). Les résurgences de la géologie et la généalogie affleurent et se recouvrent. La femme est fécondée et parachève son travail (découverte des ruines et de l’eau symbole par excellence de fertilité) dans un paysage luxuriant et serein – sa conscience abreuvée –, retiré du monde « comme si il n’y avait jamais rien eu » précise Jean et habile apologue de la situation d’un personnage jadis apatride et vierge. L’homme a accompli sa tache et laisse un chien chanteur. Libre à nous de nous perdre et plonger dans ce film, de parcourir la nature et effleurer des doigts la végétation des champs. Fixer le ciel facétieux et sublime, au son cristallin d’une goutte d’eau s’échappant inexorablement d’un robinet et frappant délicatement la pierre. Saluer le soleil dans sa magnificence matinale. Voilà toute la gageure d’une œuvre qui adopte le discernement à l’étalage. Dépouillée, elle n’en reste pas moins atypique dans son agencement et ses acteurs amateurs (Gen Shimaoka est musicien d’origine) ou débutants (Katsuko Nakamura). En aucun cas misanthrope, elle développe tout de même la force du destin (l’image du train, la vision du ciel lors de l’escapade nocturne – maculée, tremblotante et brouillée, tranchant avec la cinématographie léchée du reste – présageant des cendres incandescentes du bûcher emportées aux quatre vents dans un craquement chaleureux) ou de l’abnégation humaine (le suicide avec la belladone). Ce poème élégiaque s’achève sur le destin de nos amants crucifiés (position de séchage des kimonos et posture finale de Yoshiko), qui de simples enveloppes vides s’agitant sur un fil sont devenus une femme radieuse et accomplie et un renard malicieux et libre de s’ébrouer dans les herbes hautes. Une musique latine et endiablée surgit alors, le rythme emprunté, sobre et affecté se désagrège laissant place au présent, au bonheur, à la vie.
F. Flament, 10 décembre 2002
Retour à l’Hijigawa
Yann Dedet | 2009 | 35' | France
Suite japonaise (1ère partie)
C’est la petite ville d’Ôzu, dans l’île de Shikoku. Le film(eur), en cherchant à retrouver une personne filmée l’année précédente, questionne ce qu’est une rencontre, voire un coup de foudre, et se demande s’il peut y avoir partage d’un moment cinématographique et humain unique. Mais non, le découvreur est le seul ému, et le cinéma n’a que le pouvoir de l’enregistrement du regret.
Rien ne s’efface
Laetitia Mikles | 2008 | 52' | France
Trois cadeaux. Trois moments de confidence autour du cinéma. Au fil de ces trois rendez-vous, la réalisatrice japonaise Naomi Kawase (Grand Prix du festival de Cannes en 2007) révèle le lien sensible et vital qui la lie au cinéma.
Ce questionnement intime dévoile l’univers de la cinéaste. Il interroge aussi notre propre rapport au monde, la fragilité de ce qui nous entoure, la fuite du temps et tout ce qui, malgré tout, s’arrache à l’oubli.
Six
Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti | 2009 | 28' | Japon
D’un Styx humain se découpent quelques figures, quelques âmes, dans le tourbillon de la mégalopole Tokyo. Fin de jour, une retraite, une respiration, ce lieu familier de dix mètres carrés, le bar « La Jetée » tenu par « Madame » Kawai San. Ce soir pourtant, une âme manque à l’appel…
Taishû Engeki, caméra à l’épaule, côté cour
Yann Dedet et Pascal Griolet | 2008 | 52' | France
Une séance de Taishû Engeki, filmée des coulisses.
Le Taishû Engeki est ce théâtre populaire proche des codes du Kabuki que les japonais cultivés considèrent avec un peu de moquerie et de distance (car cette forme est en l’occurrence music-hallisée si l’on peut dire), mais qui nous a totalement conquis. Pascal Griolet (professeur de japonais à l’Inalco avec qui j’ai réalisé le film) et moi. Nous sommes à Asakusa, quartier populaire de Tokyo.
Le film se tient à égale distance de la scène et du public, dont la participation est partie intégrante de la grande vitalité et du charme contagieux de ce spectacle.
Toile de pluie, toile de fruits (et légumes)
Yann Dedet | 2006 | 30' | France
Le peintre Sakata Eizo vit en France depuis une dizaine d’années. De Paris à Nagoya (dont le peintre est originaire), en passant par Cunlhat en Auvergne, on suit la fabrication des toiles du peintre et ses expositions.
Uminitunagaru Sakamichi
Matsui Chieko | 2009 | 60' | Japon
À Okinawa au Japon, plusieurs bases militaires américaines existent depuis soixante ans. Les habitants demandent sa diminution, mais les gouvernements américain et japonais envisagent de construire un nouvel aéroport militaire sur la mer de Henoko au nord d’Okinawa.
Le film se focalise sur Takuma, un habitant près de Henoko qui, pour stopper la construction, essaie de faire valoir son pays natal, surtout la mer où vivent les dugongs, un mammifère rare, modèle de sirène. La mer d’Okinawa brillant de sept couleurs lui indique le chemin à prendre.
Visage écrit
Daniel Schmid | 1995 | 90' | Japon, Suisse
Depuis trois siècles, une loi impériale japonaise impose que les rôles de femmes soient tenus par des hommes, appelés Onnagatas, dans le théâtre Kabuki. Visage écrit se veut une approche de Tamasaburo Bando, le plus prestigieux Onnagata actuel.
Cette approche se déroule en quatre temps : la danse du serpent ivre Orochi ; Tamasuro Bando et ses idoles : dialogues avec la danseuse geisha Han Takehara qui se dit centenaire, l’actrice Haruko Sugimura, souvent rencontrée chez Ozu, et l’octogénaire danseur classique de Butoh, Kazuo Ohno ; Twilight Geisha, variations sur le thème de la geisha ; Sagimusume, pièce de Kabuki dansée par Tamasaburo Bando.
We Don’t Care About Music Anyway…
Cédric Dupire et Gaspard Kuentz | 2009 | 80' | France
Du turntablism radical (Ôtomo Yoshihide) à l’innovation musicale informatique (Numb), en passant par l’audace instrumentale (Sakamoto Hiromichi), la scène de musiques actuelles de Tokyo constitue une avant-garde que personne ne peut plus ignorer. Tout en présentant des acteurs majeurs de cette scène, We Don’t Care About Music Anyway… propose une vision kaléidoscopique de Tokyo, confrontant musique et bruit, sons et images, représentation et réalité, fiction et documentaire.
Séances
vendredi 30 octobre 2009 à 22h00
Espace Jean Vilar - salle 2
- We Don’t Care About Music Anyway…
Cédric Dupire et Gaspard Kuentz | 2009 | 80’ | France
samedi 31 octobre 2009 à 14h00
Espace Jean Vilar - salle 2
- Uminitunagaru Sakamichi
Matsui Chieko | 2009 | 60’ | Japon - Akio the Cat
Joëlle Janssen | 2009 | 50’ | France
samedi 31 octobre 2009 à 16h30
Espace Jean Vilar - salle 2
- Six
Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti | 2009 | 28’ | Japon - Rien ne s’efface
Laetitia Mikles | 2008 | 52’ | France
samedi 31 octobre 2009 à 18h00
Espace Jean Vilar - salle 2
- Visage écrit
Daniel Schmid | 1995 | 90’ | Japon, Suisse
dimanche 1 novembre 2009 à 14h00
Espace Jean Vilar - salle 2
- Hana No Miyako
Hata Akihiro | 2008 | 26’ | France - Oniro
Anne Fremy | 2009 | 25’ | France - Taishû Engeki, caméra à l’épaule, côté cour
Yann Dedet et Pascal Griolet | 2008 | 52’ | France
dimanche 1 novembre 2009 à 16h30
Espace Jean Vilar - salle 2
- Koto corse
Yann Dedet | 2008 | 56’ | France - Toile de pluie, toile de fruits (et légumes)
Yann Dedet | 2006 | 30’ | France
dimanche 1 novembre 2009 à 18h30
Espace Jean Vilar - salle 2
Plus d'informations sur cette séance- Retour à l’Hijigawa
Yann Dedet | 2009 | 35’ | France - L’Autre Côté
Yann Dedet | 2009 | 55’ | France
dimanche 1 novembre 2009 à 21h00
Espace Jean Vilar - salle 2
- Le Pays du chien qui chante
Yann Dedet | 2002 | 95’ | France

