Portrait du richissime homme d’affaires libanais Rafiq Hariri, qui bâtit sa fortune dans les pays du Golfe. Premier ministre de la « reconstruction » qui a voulu faire de Beyrouth une Mecque des investisseurs et spéculateurs arabes et occidentaux. Un film qui se veut, sur un ton ironique, un pamphlet sur l’argent, le bien et le mal, une sorte de western sur fond de ruines et de spéculations.
Khiam
Comment survivait-on au camp de détention de Khiam au Sud Liban avant son démantèlement en mai 2000 avec le retrait israélien ? Six anciens détenus racontent comment on vit, dort, rêve, pense entre quatre murs dans une cellule d’isolement d’1,80 m par 0,8 m pendant six ou dix ans.
Face à l’absence des choses élémentaires et nécessaires, ils ont désobéi, inventé et fabriqué clandestinement une aiguille, un crayon, des chapelets d’olives, des fleurs, un jeu d’échecs.
Avec les témoignages de Rajaé Abou Hamain, Kifah Afifé, Sonia Beydoun, Soha Bechara, Afif Hammoud, Neeman Nasrallah.
Seule avec la guerre
« Beyrouth est une ville formidable. On se croirait au centre de tout. À Beyrouth, entre 1975 et 1990, il y avait une guerre civile, c’est-à-dire que tout le monde voulait exterminer tout le monde. Aujourd’hui, la guerre est finie. Elle s’est arrêtée un jour, comme ça, après avoir gangrené nos vies. J’ai voulu filmer le vide qu’elle a laissé. Sa présence fantomatique. Cette plaie… », Danielle Arbid
Sous le ciel lumineux de son pays natal
Évocation de Beyrouth avant, pendant et après la guerre par trois témoins sur des images Super 8 de la cinéaste tournées dans les années quatre-vingt.
Raddem
Une jeune femme cherche dans Beyrouth ravagée par la guerre et la reconstruction, un homme qui a pris des photos de sa maison. Maison qu’elle n’a jamais connue qu’à l’état de ruine.
Song on a narrow path (Un chant pour Jérusalem)
« Les images les plus belles ont toujours été celles que je n’ai pas réussi à capturer et de cette façon, j’ai pu remplir ma mémoire de circonstances, lieux et personnages dont j’ai toujours voulu raconter l’histoire », Akram Safadi
Du cœur d’une Jérusalem disputée, lacérée et divisée, quatre personnages, loin des clameurs de la politique et des premières pages des journaux, racontent leur vie et leurs aspirations. Le film tire un portrait d’une des villes les plus difficiles du monde contemporain, en forçant les sentiments, les ambitions entêtées ou les douloureux renoncements avec lesquels les personnages vivent quotidiennement. L’intimité entre le réalisateur et le milieu conduit l’histoire à la recherche de sensations, d’émotions et d’amour que le contraste entre deux mondes semble contrecarrer. La rhétorique et l’arrogance : l’Est où survivent les palestiniens, l’Ouest où se sont auto-emprisonnés les juifs.
Cyber Palestine
Cyber Palestine est une parabole de notre temps dans laquelle Marie et Joseph, devenus un couple de palestiniens d’aujourd’hui, reviennent à Gaza où ils doivent vivre avec l’occupation israélienne.
Cyber Palestine est une commande de l’Autorité Palestinienne pour le Projet Bethléem 2000 destiné à célébrer l’entrée de Bethléem dans le nouveau millénaire.
El Batalett – Femmes de la Médina
« Je suis née de parents marocains immigrés en France dans les années cinquante, nous passions tous les étés dans le quartier populaire de l’ancienne Médina de Casablanca et c’est dans ce milieu que se sont gravés en moi les ingrédients de ma culture d’origine. Je suis retournée régulièrement au Maroc et j’ai partagé avec les femmes de la Médina et leurs filles certaines joies et certaines peines. À chaque fois qu’elles me voyaient avec une caméra à la main, elles ne pouvaient s’empêcher de me lancer toujours cette même phrase : mais c’est notre vie que tu devrais filmer… », Dalila Ennadre
Nezha la bonne
Nezna, quarante-six ans, travaille comme bonne chez des coopérants français, à Marrakech. Le film est construit sur cinq journées de travail, articulées autour des tâches quotidiennes. La réalisatrice regarde Nezha regarder ses patrons français qui, eux, la regardent assez peu en retour. Mais Nezha rit de tout, résiste à tout. Son histoire nous parle d’un certain ordre du monde.
Chergui ou le silence violent
Tanger, 1950. Aïcha, jeune femme mariée, recourt à des pratiques magiques pour empêcher son mari d’épouser une seconde femme. Au cours d’un ultime rituel, elle meurt noyée…
