Dix hommes et femmes, habitants de São Paulo qui proviennent de différents milieux sociaux et culturels. À travers leurs itinéraires habituels, ils nous racontent leurs sentiments et partagent leurs expériences personnelles. La caméra, toujours en mouvement, tisse une toile d’araignée change l’espace perceptif et nous dévoile les rituels quotidiens, les différents espaces urbains, culturels et sociaux de la ville.
Les Dormants
Les quatre récits qui habitent ce film nous entraînent de la Belgique aux rives du fleuve Sénégal, des Ardennes françaises aux montagnes du Sahara occidental. Ils ont pour point commun de nous guider à la rencontre de dormants. Des hommes et des femmes évoluant entre deux mondes, celui des absents et celui des vivants, entre deux états, celui de l’éveil et celui du sommeil. Dans chacune de ces histoires réside un mystère libéré de toute croyance, de toute philosophie, de toute tentative d’explication. Un mystère capable de réenchanter le réel.
Mieux vaut prévenir…
Mieux vaut prévenir… est un texte extrait de En Guerre paru en avril 2004 chez Inventaire-Invention. Par accumulation grotesque de noms de guerriers (ou de figures ridicules : Hulk, Rintintin, le gang de la banlieue sud, etc.), Jean-Michel Espitallier, fidèle à ses modes opératoires (liste, dérision, comique), parodie le discours de l’état-major américain qui, au cours de l’hiver 2002-2003, assurait que les États-Unis n’attaqueraient pas l’Irak tout en amassant des troupes un peu partout dans la région. Ce texte a été ensuite « machiné » par Pierre-Alexandre Loy et Nicolas Frize pour être projeté sur un mur de l’hôpital Saint-Lazare à Paris, à l’occasion de Nuit blanche 2004.
Entre-Temps
Une marche dans une vallée qui contourne le Manaslu. La présence fantomatique mais bien réelle des maoïstes m’empêche de filmer dans les premiers jours. Puis les militaires disparaissent, l’image peut exister. Durant cette avancée, une caméra Super 8 capte le temps de la marche où l’esprit glisse, se fragmente, se boucle, s’émeut et une caméra vidéo enregistre le temps qui se déploie.
Bataille de neige contre Tag Nazi
Dans cette seconde vidéo du diptyque contre les tags nazi, Régis Perray ramasse la neige à ses pieds et la lance contre une des nombreuses inscriptions antisémites, ici « Les juifs au gaz », sur les murs de la ville de Lublin en Pologne. Ainsi, pour l’hiver, la neige blanche recouvre, cache de façon éphémère ce tag.
Hezraelah
Des propos sur la guerre récente au Liban.
La Bande anonyme
« La première des trois formes de société dont se détache, comme d’un arrière-plan sombre et primitif, notre société basée sur l’amitié personnelle et l’amour, est ce qu’on appelle la bande anonyme. Elle apparaît chez de nombreux invertébrés comme les seiches et les insectes, et même l’homme peut, dans certaines conditions déterminées, retomber en panique à l’état de la bande anonyme et ainsi régresser. », Konrad Lorenz
Shangaï Shangaï
Shanghaï Shanghaï présente Shanghai comme elle est conçue, pensée, imaginée en maquettes et en images de synthèse, et par ailleurs, il présente la réalité de quartiers sacrifiés. Ce film confronte trois types d’images, image utopique de cette ville, image métaphorique et image documentaire.
Shanghai Shanghaï, de l’idéal des promoteurs immobiliers en image de synthèse à la réalité de quartiers sacrifiés.
Villa
Intrusion dans un domaine privé. Réalisée sur les bords de l’Oise en France.
The Sleeping Girl
Un quartier d’habitation résidentiel d’une ville énigmatique totalement désertique. Dans une atmosphère fantomatique et inquiétante par son manque de vie, seule la présence humaine d’une voix sur un répondeur téléphonique vient rompre ce silence.
