Portrait de Carine, jeune mère issue de la DDASS. Son combat pour élever son fils. Pour s’élever socialement.
Al Maljaa
À la périphérie de Tunis, s’étale le cimetière du Jallez. Ce lieu immense est sillonné chaque jour par des silhouettes à la recherche d’un travail mais aussi d’un point d’ancrage.
Lettre à L. et à elles toutes
Il rentre de Madagascar avec les pellicules qu’il n’a pas pu tourner là-bas. Il les impressionne finalement dans le RER, entre Roissy – Charles-De-Gaulle et la Gare du Nord et pense à notre incapacité à réaliser des images utiles, à la stérilité des enregistrements du bonheur. « L’image était impuissante, il fallait lui substituer une conversation patiente et éclairée. Ce sont les personnes dont la condition m’était la plus étrangère – les prostituées – qui m’ont expliqué que je ne pouvais pas comprendre… »
Black Spring
Black Spring, la dernière création du chorégraphe Heddy Maalem, est une interrogation du regard occidental sur l’Afrique à travers les corps. Le film se saisit de la matière dansée du spectacle qui, confrontée à des images de l’Afrique d’aujourd’hui élargit notre propos vers une question essentielle : celle de notre regard sur l’autre.
Tehora
La Tehora, l’ensemble des règles anciennes qui régissent minutieusement les rites de purification féminine, est au cœur de la vie des familles juives orthodoxes. Selon ces lois, une femme ne peut avoir aucun contact charnel avec son époux pendant une période allant jusqu’à deux semaines après la fin de son cycle. Parler de ce sujet en public est proscrit. À travers le récit de la cinéaste et celui d’autres femmes, émergent peu à peu des interrogations profondes et une révolte.
Racines lointaines
« J’ai voyagé à travers la Mauritanie pour retrouver un arbre que je vois de ma fenêtre en Belgique. Non pas un arbre mythique mais un arbre comme il pourrait en exister partout. Sur ma route, j’ai rencontré des hommes et des femmes qui m’ont fait part de leur perception de cette quête. Ce film est une traversée poétique à la recherche d’un ailleurs et d’autres manières de penser. Mais il est aussi le récit d’un amour inachevé, adressé à une femme restée au pays… »
Nosotros (Nous)
En 1900 des millions d’immigrés arrivent au port de Buenos Aires. Ils ont tous le même rêve, faire fortune. Ils n’imaginaient pas qu’ils allaient créer quelque chose de plus important : une musique, une danse, une façon de marcher et d’aimer, une manière d’exister dans le monde… Nos grands-parents ont créé le tango. Aujourd’hui, nous, les héritiers de cette culture, nous continuons à danser comme nous vivons. Éternellement à Buenos Aires.
Lettres à Francine
Le voyage en Turquie d’un photographe avec, en filigrane, le récit d’une maladie… Le film s’organise autour de deux trames : le carnet de voyage composé essentiellement de photos en noir et blanc prises en Turquie et l’évocation de la maladie à travers quelques plans filmés entre maison et hôpital et surtout des conversations enregistrées.
Le Goût du koumiz
Kolia tente de rassembler sensations et souvenirs épars qui ont présidés à la déportation de son père. Mais suturée au fer rouge, sa mémoire bute contre un mur. « Je ne me rappelle rien d’autre. Au-delà, c’est comme un rideau noir » constate-t-il. D’échecs en échecs, poussé par le vent, Kolia cherche à obtenir la réhabilitation de son père. Découvrant le lieu où celui-ci avait été déporté, une mine aujourd’hui abandonnée, Kolia décide de s’y rendre. Là, affrontant les démons refoulés, il se forge à son insu un autre avenir.
Fleurette
« Connaissons-nous les personnes qui nous sont les plus proches ? Voulons-nous vraiment les connaître ? Et elles ? Est-ce qu’elles veulent que nous les connaissions ? » Un fils cherche à comprendre le passé tourmenté de sa mère, Fleurette, âgée de soixante-dix-neuf ans. Malgré les obstacles aux questions de son fils, la mère dévoile peu à peu, au long du film, des événements secrets ou qu’elle a volontairement oubliés ; une autre vie, presque, qui apparaît comme une révélation.
