Au lieu de combattre la pauvreté, on combat les pauvres. L’Europe : ses quartiers riches et ses banlieues de misère où se généralise la « tolérance zéro ». On construit une prison quand on ferme une usine. Les pauvres en général et les jeunes issus de l’immigration en particulier sont l’objet de toutes les peurs. Passant de l’autre côté du miroir et brisant les clichés, le film les montre dans leur humanité, dans une rue, une prison, un tribunal ou une cave de cité, avec leurs émotions, leurs envies, leurs peurs et leur désespoir. Loin d’une image de la démocratie européenne où tous ont leur chance, le film, prenant à témoin la France et la Belgique, offre un regard critique et émouvant sur une société parfois sordide et brutale, la nôtre.
Paroles d’intermittents
L’idée de ce film a germé dans la tête de quelques comédiens et techniciens au début de l’année 2003. Il leur paraissait important, alors que le statut de l’intermittent était à nouveau discuté, d’expliquer les conditions économiques et sociales de vie d’intermittents. Il semblait nécessaire que cette réalité émerge de la parole même de ces professionnels, lorsque le statut d’intermittents constitue une pierre angulaire de leur existence.
La Face cachée de la terre
D’après les conclusions du Rapport 2000-2001 de la Banque Mondiale sur la pauvreté dans le monde, « la moitié de l’Humanité vit avec moins de deux dollars par jour dans la vulnérabilité, la crainte, l’impuissance. » Face à cette incapacité à se faire entendre, nous avons décidé d’agir avec nos moyens, en initiant cette série de films courts sur cette face cachée de la terre. Car pour nous, donner à voir, donner la parole, c’est briser un silence complice. Chaque film traduit la qualité d’une rencontre, notre disponibilité, notre justesse de regard, notre capacité d’écoute, de dialogue. Des films comme autant de fenêtres sur cette face cachée.
Kuoleman kasvot (le visage de la mort)
Engagée comme volontaire dans un hospice pour malades cancéreux en phase terminale, la cinéaste recueille avec tact leurs paroles et leur manière d’apprivoiser la mort. L’un planifie ses funérailles en détail, l’autre affronte la tristesse de devoir laisser son fils seul… Une réflexion sur la mort pour les « vivants ».
La Quatrième génération
L’histoire d’une famille mosellane liée au commerce du bois : son ascension et son déclin, de 1870 à nos jours. Cette saga familiale est emblématique parce qu’elle reflète l’aventure d’une région et les aléas de sa prospérité. Elle révèle aussi une étrange destinée nationale : celle de tous les lorrains qui, en un siècle ont vécu cinq fois écartelés entre leur identité française et leur annexion à l’Allemagne. La quatrième génération – à laquelle appartient le réalisateur – est celle qui vient « après », lorsque tout est joué, et qu’il ne reste que le souvenir.
Madame Veuve Isoppo
Daniel Isoppo, dans Madame Veuve Isoppo ouvre avec tendresse un album familial où l’histoire d’amour de ses parents occupe une place centrale.
La Mémoire de mon père
Le film d’un fils à son père, avec son père. Le photographe de l’agence Magnum prend la caméra pour tenter de rompre le silence qui s’est installé entre lui et ce père qui arrive au terme de sa vie. Un film sur la mémoire, la transmission intime, la filiation. Mémoire de la déportation des grands-parents, mémoire du camp de prisonniers où le père tente de cacher ses origines juives… À la faveur de ce dialogue renoué, Patrick Zachmann va plus loin, il essaie de comprendre ses propres interrogations. Pourquoi est-il devenu photographe ? Que signifie véritablement être juif ?… Les réponses sont au-delà des souvenirs douloureux que ce père livre à son fils comme un dernier cadeau. Bien plus qu’un travail de mémoire, c’est une transmission qui s’opère et c’est en cela que ce film personnel atteint une dimension universelle.
Toi qui m’as vue petite
Agnès Bert, face à sa mère mène une confrontation directe, sans craindre révélations ni conflits.
Life Without Death
Frank Cole, pour conjurer une image familiale traumatisante, se met en danger et entreprend seul la traversée du Sahara.
Comment ça va la santé ?
Premier volet : enquête sur les politiques de santé publique en Allemagne, Angleterre et en France.
