Le film d’un fils à son père, avec son père. Le photographe de l’agence Magnum prend la caméra pour tenter de rompre le silence qui s’est installé entre lui et ce père qui arrive au terme de sa vie. Un film sur la mémoire, la transmission intime, la filiation.
Mémoire de la déportation des grands-parents, mémoire du camp de prisonniers où le père tente de cacher ses origines juives… À la faveur de ce dialogue renoué, Patrick Zachmann va plus loin, il essaie de comprendre ses propres interrogations. Pourquoi est-il devenu photographe ? Que signifie véritablement être juif ?… Les réponses sont au-delà des souvenirs douloureux que ce père livre à son fils comme un dernier cadeau. Bien plus qu’un travail de mémoire, c’est une transmission qui s’opère et c’est en cela que ce film personnel atteint une dimension universelle.
Que provoque chez une fille le lifting de sa mère ? Pour la réalisatrice, il représente le symptôme ultime de leur relation tronquée, confuse, opaque. Elle va donc interroger ce pouvoir qu’a sa mère de fabriquer des images et des contes, ce pouvoir qui, depuis toujours, fait écran à la « vraie vie ».
Life Without Death est le récit personnel et intense de la traversée du Sahara entreprise à dos de chameau par le cinéaste Franck Cole, de l’océan Atlantique à la mer Rouge, constituant un Guinness record. Pendant son périple, en surmontant la soif, la solitude et le risque de se perdre, Cole est nécessairement confronté à sa propre moralité. Les images frappantes de son odyssée saharienne et les flashbacks sur son grand-père vieillissant se fondent avec la composition musicale évocatrice de Richard Horrowitz pour créer une méditation hallucinante sur la mort et un cri puissant pour la vie.
Enquête sur les politiques de santé publique en Allemagne, Angleterre et en France. Quelles sont les différentes politiques de Santé Publique en Europe ? Sommes-nous tous égaux devant la maladie ? Devant toutes les maladies ?
Qui paie ? Comment ? Avons-nous tous accès à la même qualité de soins ? Les pouvoirs publics peuvent-ils contrôler l’exercice privé de la médecine ? Comment l’État peut-il intervenir dans cette relation si particulière, unique, intime entre le malade et le médecin ?
C’est une histoire vieille comme le monde et pourtant chaque jour plus actuelle. Il y a des pauvres qui au mépris de leur vie parfois doivent tout quitter pour tenter d’aller survivre, vivre ailleurs. Mais ailleurs on n’en veut pas. Et si on en veut, c’est pour leur force de travail. Travail dont soi-même on ne veut plus. Alors on est prêt à payer l’autre pour qu’il le fasse à sa place. Dans ce film-ci, l’ailleurs, c’est l’Amérique du Nord, et les pauvres, sont pour la plupart des Mexicains.
D’Est retrace un voyage menant de la fin de l’été au plus profond de l’hiver, de l’Allemagne de l’Est à Moscou, un voyage que Chantal Akerman a voulu faire « tant qu’il était encore temps », en restituant ses impressions à la manière documentaire, au bord de la fiction, en filmant « tout ce qui la touche ». Akerman passe et accroche des sons et des images au fil d’un parcours subjectif et imaginaire de la Russie d’aujourd’hui. Dépourvu de commentaires, D’Est est une élégie cinématographique.
Un témoignage unique en son genre sur le conflit yougoslave. Du haut en bas de la société yougoslave et au fil des mois, la découverte des ambitions personnelles de quelques-uns qui provoqueront inéluctablement l’embrasement du pays.
Il y a tout juste vingt ans, la Grande-Bretagne partait en guerre contre l’Argentine pour conserver le contrôle des îles Malouines. Peter Kosminsky raconte la véritable histoire de cette guerre post-coloniale dont les enjeux furent plus symboliques que stratégiques. En 1981, à la veille du 150e anniversaire de l’expulsion des Argentins des îles Malouines par les Anglais, la nouvelle junte militaire au pouvoir à Buenos Aires fait de la restitution des îles une priorité. Les négociations organisées par Ronald Reagan entre le président Galtieri et le Premier ministre Magaret Thatcher échouent rapidement. Le 2 avril 1982, cinq cents commandos argentins envahissent les
Malouines. La Grande-Bretagne riposte aussitôt en déployant la plus importante force armée depuis la Seconde Guerre mondiale…
Ce film raconte la véritable histoire de cette guerre, comment elle fut gagnée puis perdue, et dit pour la première fois la réalité d’un conflit qui s’est déroulé loin des caméras. Il comporte des documents filmés étrangers et amateurs jamais vus auparavant ainsi que des interviews exclusives de soldats et d’officiers des deux camps.
Buusaa Gonofaa est une jeune entreprise de micro-finance créée par un petit groupe d’Éthiopiens au Sud d’Addis-Abeba. L’un d’entre eux, Adam, parvient à convaincre des paysannes de son village d’emprunter un peu d’argent. Une femme achète une poule américaine : la poule pondra des œufs qui donneront des poussins qui deviendront des poules. Un rat mange les œufs. La femme décide d’emprisonner le rat, mais la poule américaine mange le poison et meurt. Reste l’emprunt à rembourser… Face aux difficultés, l’enthousiasme des représentants de Buusaa se heurte aux doutes de leurs clientes, provoquant des discussions véhémentes. Les problèmes de survie au quotidien conduisent à repenser les principes idéologiques.
L’histoire se déroule de nos jours dans l’immensité semi-désertique du Sahel nigérien, dans un monde jugé impossible et en un temps censé révolu : ceux de l’esclavage archaïque. Deux femmes ayant en commun une origine servile, leur négritude et l’audace de s’être libérées vont trouver l’appui auprès de l’association Timidira, pour affronter leurs anciens maîtres. Boulboulou pour réclamer réparation de ses dix-huit années d’esclavage, Tumajet afin de récupérer sa fille, une adolescente restée captive. Empruntant le parcours des nomades en pays touareg, ce film nous entraîne dans une quête de justice au cœur d’une féodalité contemporaine. Cette intrusion dans l’univers de la servitude, dévoile la complexité des rapports entre maîtres et esclaves et leur inconcevable réalité.