Juste une femme

Juste une femme

Morvarid confie ses difficultés à vivre avec sa nouvelle identité, à apprivoiser son corps. Une question qui revient sans cesse : comment se confronter au regard des autres ? L’histoire finalement ordinaire d’un changement d’appartenance sexuelle. Sauf que cette histoire se déroule en Iran… On songe bien sûr à l’Islam et à la répression policière. Mais le trouble vient de Morvarid elle-même. Très pieuse, elle dit pourtant respecter les versets du Coran à la lettre. M. D.

J’espère que tu m’entends

J’espère que tu m’entends

Le dispositif est simple. Un travelling unique filmé de l’intérieur d’une voiture en circulation : on parcourt Rennes et ses faubourgs. La radio est allumée. Elle passe une chanson de Cabrel. Le paysage défile. Une sensation de liberté gagne le spectateur. L’émission de radio reprend, qui diffuse des messages téléphoniques laissés sur répondeur. Des mots d’amour, de peine, de fraternité, de désespoir, de solitude… La gorge se noue. En plan final, on arrive au lieu d’habitation des destinataires des appels… M. D.

Description d’un combat

Description d’un combat

Rester fidèle à l’enfance, l’âge des grandes passions et du vertige des possibles : une question de survie. Pourquoi donc a t-on perdu l’énergie et le goût ? Parce que le réel glisse, qu’il n’offre aucune prise. Dès lors, comment combattre son indifférence et celle du monde, dépasser l’état de contemplation ? Une lettre filmée pour dire ses doutes, exprimer son vide intérieur. Une phrase en leitmotiv : « Non ce n’est pas cela que je voulais te dire. » Se confier. Mais à qui ? Quel est ce « tu » ? L’autre, le partenaire que l’on cherche à reconquérir ; ou soi-même, qu’il faut ré-apprivoiser. M. D.

Ces jours d’exil

Un couloir aux néons blafards pour cour de récré. Des visages fermés d’Afghans, d’Angolais, de Kurdes, de Rwandais, de Tchétchènes. Les guerres racontées. Sur une télé, des images de Kaboul détruite. Une jeune ado, comme une évidence : « Si on a des papiers, c’est sûr que je serai heureuse. » Le français qu’on apprend. L’attente. À nouveau le couloir aux néons blafards. Étrangement des cris de joie résonnent. Chantal, une Africaine, vient de recevoir une réponse positive à sa demande d’asile. Elle et sa famille vont enfin pouvoir quitter le centre d’accueil pour réfugiés de Lannemezan (Hautes-Pyrénées). M. D.

#001

#001

Une succession de plans fixes d’une minute chacun. Des paysages apparemment inertes, la superposition d’une bande sonore qui trahit cette immobilité: confrontation de deux réalités. Une attente, une suspension amenant le spectateur à chercher, à imaginer, à comprendre. Se projeter parce que la réflexion passe par soi.

Tombée de l’arbre

Ce documentaire est un portrait (de famille), autant qu’un autoportrait ? La réalisatrice lève progressivement le voile sur ses parents, un voile qui prend très vite l’aspect d’une pellicule. La thématique de l’arbre traverse le film, c’est l’idée de racines, de généalogie, c’est l’arbre-corps, mais pas seulement.

Temps faible

Temps faible

Il était une fois, dans un monde immense et lisse, une princesse qui courait à n’en plus finir…

Sœurs

Dix jours dans la clôture d’un couvent de cisterciennes que la réalisatrice se propose de filmer avant tout comme des femmes, des amies, des sœurs.

Silencio

Qui a peur du silence ? Des malentendants et sourds évoquent leur relation sensible à la musique.

Probablement les murs disparaissent

L’île de Ré : une destination touristique, « vendue » comme un espace de liberté. Au milieu de cet espace, un autre espace indéfini. On le circonscrit, on le regarde, mais on n’y pénètre pas. Ici, on l’appelle la grande maison ; dans les documents touristiques, c’est la citadelle de Vauban. C’est le seul espace de l’île où le mot liberté prend un autre sens…