Les ruines d’un village Français détruit en 1944. À travers les dédales du site, une jeune femme, venue pour trouver des réponses, peut-être… Sa quête de l’être humain commence ici, parmi les pierres et les voix des témoins directs de la barbarie humaine. Sa vie commence le jour où elle prend conscience de la mort des autres.
Longue distance
Plongée d’une nuit dans l’univers de deux routiers liés par le travail et un peu plus que le travail…
Le Bleu au cœur
Selon une légende médiévale, la douleur issue de la perte de l’être aimé peut parfois transformer les paysages. Cependant, la réalité est toute différente et la douleur n’est pas toujours visible. Il y a un an, Monique a perdu son mari. Sans exhibitionnisme, elle évoque la mort et l’amour en toute sincérité, dans les décors de la légende.
Kdl’s wor(l)ds
Après avoir mis en scène le peintre coréen Lee Kui-Dae dans toutes sortes de situations banales, le narrateur évoque sa première rencontre avec l’artiste et cherche des similitudes entre le personnage et la musique de Mingus. Finalement, sans le sentiment de nostalgie, que peindrait KDL ?
Comme s’il n’y avait que nous
Les mille et une nuits blanches de Ferrudja et Reda au Blanc-Mesnil.
Biotope
L’existence quotidienne d’une vieille femme mise en relation avec les petites formes de vie parasites qui subsistent au sein d’un environnement urbain. Un lieu idéal pour s’éteindre doucement.
À propos de la poire
À propos de la poire retrace le chemin initiatique de l’apprentissage sexuel qui commence par le « mystère » qu’on recherche parmi les pages d’un livre de biologie, en passant par les légendes invraisemblables, les tabous religieux, jusqu’à aboutir au désir. Du temps où la sexualité était « source de vie » et libre des préjugés contemporains.
Un passeport hongrois
Une cinéaste brésilienne, vivant à Paris depuis dix ans, décide de rechercher ses très lointaines origines, juive et hongroise, en suivant le chemin inverse parcouru par ses grands parents en 1937, de Budapest à Rio. La décision d’acquérir un passeport hongrois provoque pérégrinations et allers retours kafkaïens ou burlesques entre Paris, Rio et Budapest, ponctués de bouffées de musiques Klezmer et Viennoise. Un film sur l’identité, les passerelles entre les cultures, le politique et la frontière, le singulier et l’universel. D. H.
Racines
« Moi j’ai cette curiosité du passé » confie Richard Copans au début de Racines. Une curiosité qu’il s’emploie à faire partager. En Picardie, en Lituanie, en Amérique, il remonte le temps au-delà d’un père et d’une mère qui ont perdu les traces de leurs racines. Avec sa caméra posée, sa voix douce, il nous perd dans les arborescences de sa généalogie. Mais sa recherche n’a rien de narcissique. Un va-et-vient constant s’opère entre le retour aux sources familiales et l’ouverture aux autres. Le voyage devient prétexte à rencontres. La mispokhe (« famille » en yiddish) peu à peu s’élargit. M. D.
Poselenie
Le film s’ouvre comme une symphonie pastorale, d’éveil et de brume comme dans un rêve éveillé. Des figures, des êtres en émergent se livrant à des activités agrestes, se nourrissant dans un réfectoire, inattentifs au temps qui passe, assis sur un banc, ou préoccupé par l’entêtement d’une vache à pénétrer dans l’un des bâtiments. Un brouhaha sourd d’échanges inaudibles alterne avec le silence ou les sons de la nature environnante. Torpeur, égarement, étrangeté, ouateur. Depuis longtemps déjà s’immisce en douceur pour le spectateur, l’expérience du film, un pur abandon dans une suspension du temps. Depuis longtemps déjà nous importe peu de quelle désignation nous caractériserions les habitants de la Colonie… D. H.
