Veillées d’armes, histoire du journalisme en temps de guerre

Ce film sur les correspondants de guerre et la manipulation de l’information par les médias, est le fruit de six voyages de Marcel Ophüls dans Sarajevo assiégé. L’hôtel Hollyday Inn, lieu de séjour des journalistes devient le premier « décor du film ». Marcel Ophüls accompagne des journalistes comme John Burns, correspondant du New York Times dans et hors la ville assiégée… Et comme contrepoint usuel dans la méthode du cinéaste, différents témoignages tissent un vaste panoramique sur l’évolution des rapports entre journalisme et censure depuis la Guerre de Crimée, moment « fondateur » du reportage de guerre : Martha Gellhorn durant la guerre d’Espagne, Robert Capa au Vietnam, la Guerre du Golfe…

« C’est une phrase en exergue du livre de Philip Knightley, The first casualty, qui m’a donné l’envie de faire un film sur les reporters : “La première victime de la guerre, c’est la vérité”. C’est un projet auquel je tenais et il n’y a pas depuis quinze ans un producteur à qui je ne l’ai proposé. » Marcel Ophüls

November days

« L’idée de November days était de se servir des souvenirs d’hommes politiques à présent retirés du pouvoir pour porter un regard sur une Europe en pleine évolution. Durant les deux derniers mois de l’année 1989, sans que personne ne s’y attende, la période de l’après-guerre a pris fin avec l’effondrement du mur de Berlin. Ce film est un kaléidoscope de pensées, d’images, d’intelligences, tourné dans des bars, des restaurants, des taxis, des chambres, des rues… Avec des extraits d’actualité pris sur cette nuit-là, l’image inoubliable de l’homme au marteau, celle du couple buvant du champagne, et les Vopos qui les encourageaient… Suivre ensuite ces mêmes hommes et les filmer dans leur quotidien, mettre en parallèle leurs problèmes personnels et politiques qui résultent de ce moment magique et historique. Passer de l’euphorie au désenchantement puis recommencer. » Marcel Ophüls

Le Chagrin et la Pitié, chronique d’une ville française sous l’Occupation

Le Chagrin et la Pitié, chronique d'une ville française sous l'Occupation

Deux époques :  L’effondrement, Le choix.
Une ville sous l’Occupation, Clermont-Ferrand. Témoignages. Ceux des fermiers maquisards Louis et Alexis Grave, de l’ancien Waffen SS de la division Charlemagne, Christian de la Mazière mis en scène dans le symbolique château de Sigmaringen. Des figures de la scène politique de l’époque… Pour une évocation plus que contrastée de la Résistance et du régime de Vichy…

Tête de file

Visages de tous les continents. Comme la Terre, ils tournent. Des regards interrogent, bousculent. Des mots évoquent quelques bribes d’Histoire… Et l’espoir des Sans-Papiers.

Images

« Dix enfants pas tout à fait comme les autres. Dix enfants à l’âge de la pré-adolescence, au moment où l’image est le centre de toutes les préoccupations. L’image de soi, l’image du monde et surtout, celle que nous renvoient les autres. J’ai filmé une année scolaire durant le croisement de tous ces regards en cherchant et quelquefois en provoquant la parole de ces dix mômes qui m’ont pris la tête puis le cœur », Pascale Diez

Tant qu’il y aura de la danse

Thony Maskot est danseur et chorégraphe hip-hop. Ce pionnier, loin des cercles académiques, défend sa passion en transmettant son art aux plus jeunes. Le film est la découverte de ce personnage à la trajectoire hors du commun.

Moules frites et marée basse

« En 1982, j’ai douze ans. Je passe mes vacances à Bray-Dunes, petite station balnéaire populaire du nord de la France. Mon corps se transforme. Je me sens bizarre. À travers les images de cette ville qui se sont fixées cet été là dans ma tête et à travers les vacances de deux enfants d’aujourd’hui qui vivent à leur tour l’été des douze ans, je veux illustrer le trouble de l’adolescence. », Nausicaa Hennebelle

Beau comme un camion

Ce film trace l’évolution de la perception du travail intellectuel au sein d’une famille ouvrière grâce aux études et aux choix de l’un de ses enfants.

La Maison protégée

Philippe, Huguette, Charles, Dieudonné, Sylvain et Joséphine, définis comme « malades mentaux », découvrent aujourd’hui une issue à leur internement en quittant l’hôpital. Dans la maison protégée où ils cohabitent, ils apprennent la vie en société avec ses contraintes, ses joies et surtout ses libertés. Comme pour tout individu, la cohabitation n’est pas toujours facile. Elle s’avère peut-être encore plus complexe lorsqu’il faut à la fois combattre sa pathologie et côtoyer celle de l’autre. Mais cette maison représente avant tout un passage obligatoire entre l’autonomie de groupe et la liberté individuelle à laquelle ils aspirent.

À bras le corps

Le cours de gym à l’école. Drôle de souvenir pour chacun de nous. Mais pour la Cinquième 5 de ce collège, turbulente, agitée et abonnée aux deux sur vingt, c’est là qu’on décide de se mettre au travail.