Ce film trace l’évolution de la perception du travail intellectuel au sein d’une famille ouvrière grâce aux études et aux choix de l’un de ses enfants.
La Maison protégée
Philippe, Huguette, Charles, Dieudonné, Sylvain et Joséphine, définis comme « malades mentaux », découvrent aujourd’hui une issue à leur internement en quittant l’hôpital. Dans la maison protégée où ils cohabitent, ils apprennent la vie en société avec ses contraintes, ses joies et surtout ses libertés. Comme pour tout individu, la cohabitation n’est pas toujours facile. Elle s’avère peut-être encore plus complexe lorsqu’il faut à la fois combattre sa pathologie et côtoyer celle de l’autre. Mais cette maison représente avant tout un passage obligatoire entre l’autonomie de groupe et la liberté individuelle à laquelle ils aspirent.
À bras le corps
Le cours de gym à l’école. Drôle de souvenir pour chacun de nous. Mais pour la Cinquième 5 de ce collège, turbulente, agitée et abonnée aux deux sur vingt, c’est là qu’on décide de se mettre au travail.
Le Cri de l’encre
Un papier, une plume, de l’encre, des lignes, des courbes, et… la création. Dessiner des formes, des éclairs, freiner sec, doucement tracer une courbe puis, repartir en ligne droite. Propositions de plume, arêtes dorsales, cris écrits de femmes, d’objets.
La Vie n’est pas faite que des anges
Kada a trente-cinq ans, Aram six ans. Père et fils, l’un est né en Algérie, l’autre en France. Aram a la naïveté des anges, Kada le vécu d’un homme qui a galéré mais que la musique a sauvé de l’amertume. C’est la relation de ces deux personnages et leur complicité que ce film tente de nous dévoiler à travers leur quotidien.
Lettres de papi
Un film basé sur des lettres de mon grand-père, qu’il écrivait à ma grand-mère au début de la guerre. Le souvenir de mon grand-père devient palpable. Des images minimales de la nature, des changements de lumière et de rythme, des images d’un vieux fort de guerre.
Greetings from Jerusalem
Dix minutes dans la vie d’une ville (10 minutes)
Rarement une ville ressemble à ses cartes postales : elle est moins limpide, moins lisible, moins lisse. Quand, par accident, le touriste s’égare des sentiers qui relient les monuments, une autre ville lui saute au visage. Plus terne peut-être, mais plus authentique. Cette ville autre, modeste, offre, dans ses interstices triviaux, paysages urbains d’une beauté non normative, non consensuelle : il faut chercher leur beauté possible à l’intérieur de nous.
Auto-portrait d’une ville (17 minutes)
Auto-portrait de Jérusalem. À travers ses cartes postales – ses cartes de visite – la ville se vend, se vante, s’exporte au monde, exhibe ses bons profils. Sur chaque chromo se dresse un fragment d’une représentation flatteuse : la ville comme ville idéale. Une Jérusalem céleste.
De Bombay à Tel Aviv
Mêlant bandes d’actualité et films d’amateurs, le film raconte l’immigration des Bnei Israël en Israël. Les Bnei Israël constituent une des trois communautés juives indiennes. Dès la création de l’État d’Israël en 1948, ils partent s’y installer. Comment sont-ils accueillis par la société israélienne ? Comment réagissent-ils à celle-ci ? Au bout de cinquante ans sont-ils devenus de vrais israéliens ? Ou restent-ils des indiens ? Il n’y a pas de réponses simples. De Bombay à Tel Aviv tente de réinscrire la complexité du sujet, tout en favorisant un ton personnel et humain.
Chroniques d’un balayeur
Buvons un thé… Portrait conté et évocation onirique d’Ali balayeur, le « maître d’un royaume désert »… Entre passé et présent, fiction et réalité.
Mort à Vignole
À quelques clapotis nostalgiques de la langueur théâtralisée de Venise, une simple île dans la lagune, Vignole. Un film de famille. Des regards qui interrogent le temps, la vie qui file, les souvenirs et les oublis. Des naissances, des enfants, des histoires d’amour et de mort. « Filmer ceux qu’on aime, se prétendre à la mémoire et défier la mort ». Un film qui interroge les images familiales et par delà, le cinéma et la temporalité indécise de nos perceptions.
