Recueil et mise en scène de petits films d’amateurs tournés entre 1940 et 1943 dans l’Europe occupée. L’existence au quotidien, la vie de famille aussi bien que les grands événements, voilà ces Temps de guerre… Les documents sont passionnants parce que tournés sans but esthétique ni souci de propagande. Dans chacun des pays occupés, les réactions sont très différentes, selon qu’on résiste ou qu’on plie l’échine. En Europe de l’est, les populations sont réduites à l’état d’esclaves. Ailleurs, la collaboration des États penche du côté d’une Europe asservie.
Hôtel Terminus, Klaus Barbie, sa vie, son œuvre
« Mon film n’est bien entendu pas un film sur l’Holocauste, ce n’est pas non plus la biographie d’un criminel contre l’humanité. C’est essentiellement un film sur le comportement des gens face à la réalité de cette carrière : les phénomènes de rejet, de complicité ou d’indifférence calculée. Comment les gens se définissent face à cet homme qu’on ramène à Lyon et qui est sans doute le dernier grand criminel à être jugé avant la solution biologique… », Marcel Ophüls
The Memory of Justice
Le procès de Nuremberg et sa portée symbolique. « Nuremberg dans la structure du film joue le même rôle que Clermont-Ferrand dans Le Chagrin et la Pitié : c’est le lieu où les destins individuels et les destins collectifs se rencontrent. Pour la construction du film, c’est le manche de l’éventail. À partir de là, l’enquête permet des retours en arrière mais aussi des réflexions sur le présent et débouche sur l’avenir. Vietnam, Algérie, bombe atomique, stalinisme, CIA, tortures en Amérique Latine et ailleurs. Hitler, semble être à la fois le grand vaincu et le grand vainqueur du XXe siècle. », Marcel Ophüls
Veillées d’armes, histoire du journalisme en temps de guerre
Ce film sur les correspondants de guerre et la manipulation de l’information par les médias, est le fruit de six voyages de Marcel Ophüls dans Sarajevo assiégé. L’hôtel Hollyday Inn, lieu de séjour des journalistes devient le premier « décor du film ». Marcel Ophüls accompagne des journalistes comme John Burns, correspondant du New York Times dans et hors la ville assiégée… Et comme contrepoint usuel dans la méthode du cinéaste, différents témoignages tissent un vaste panoramique sur l’évolution des rapports entre journalisme et censure depuis la Guerre de Crimée, moment « fondateur » du reportage de guerre : Martha Gellhorn durant la guerre d’Espagne, Robert Capa au Vietnam, la Guerre du Golfe…
« C’est une phrase en exergue du livre de Philip Knightley, The first casualty, qui m’a donné l’envie de faire un film sur les reporters : “La première victime de la guerre, c’est la vérité”. C’est un projet auquel je tenais et il n’y a pas depuis quinze ans un producteur à qui je ne l’ai proposé. » Marcel Ophüls
November days
« L’idée de November days était de se servir des souvenirs d’hommes politiques à présent retirés du pouvoir pour porter un regard sur une Europe en pleine évolution. Durant les deux derniers mois de l’année 1989, sans que personne ne s’y attende, la période de l’après-guerre a pris fin avec l’effondrement du mur de Berlin. Ce film est un kaléidoscope de pensées, d’images, d’intelligences, tourné dans des bars, des restaurants, des taxis, des chambres, des rues… Avec des extraits d’actualité pris sur cette nuit-là, l’image inoubliable de l’homme au marteau, celle du couple buvant du champagne, et les Vopos qui les encourageaient… Suivre ensuite ces mêmes hommes et les filmer dans leur quotidien, mettre en parallèle leurs problèmes personnels et politiques qui résultent de ce moment magique et historique. Passer de l’euphorie au désenchantement puis recommencer. » Marcel Ophüls
Le Chagrin et la Pitié, chronique d’une ville française sous l’Occupation
Deux époques : L’effondrement, Le choix.
Une ville sous l’Occupation, Clermont-Ferrand. Témoignages. Ceux des fermiers maquisards Louis et Alexis Grave, de l’ancien Waffen SS de la division Charlemagne, Christian de la Mazière mis en scène dans le symbolique château de Sigmaringen. Des figures de la scène politique de l’époque… Pour une évocation plus que contrastée de la Résistance et du régime de Vichy…
Tête de file
Visages de tous les continents. Comme la Terre, ils tournent. Des regards interrogent, bousculent. Des mots évoquent quelques bribes d’Histoire… Et l’espoir des Sans-Papiers.
Images
« Dix enfants pas tout à fait comme les autres. Dix enfants à l’âge de la pré-adolescence, au moment où l’image est le centre de toutes les préoccupations. L’image de soi, l’image du monde et surtout, celle que nous renvoient les autres. J’ai filmé une année scolaire durant le croisement de tous ces regards en cherchant et quelquefois en provoquant la parole de ces dix mômes qui m’ont pris la tête puis le cœur », Pascale Diez
Tant qu’il y aura de la danse
Thony Maskot est danseur et chorégraphe hip-hop. Ce pionnier, loin des cercles académiques, défend sa passion en transmettant son art aux plus jeunes. Le film est la découverte de ce personnage à la trajectoire hors du commun.
Moules frites et marée basse
« En 1982, j’ai douze ans. Je passe mes vacances à Bray-Dunes, petite station balnéaire populaire du nord de la France. Mon corps se transforme. Je me sens bizarre. À travers les images de cette ville qui se sont fixées cet été là dans ma tête et à travers les vacances de deux enfants d’aujourd’hui qui vivent à leur tour l’été des douze ans, je veux illustrer le trouble de l’adolescence. », Nausicaa Hennebelle
