De l’étang à l’assiette, le trajet et le destin d’une carpe parmi d’autres. Celle-ci sera mangée farcie au cours d’un repas de fête. La carpe farcie « à la polonaise » appelée aussi en yiddish « gefilte fish » est un plat traditionnel chez les juifs ashkénazes. Il est préparé et servi froid au début du repas. La tête du poisson est réservée au chef de famille.
Tourné à Bruxelles au moment du Nouvel An Juif (Roch Hachana), le film s’attache à montrer les préparatifs culinaires, ainsi que le rituel et les prières qui les accompagnent, mettant l’accent sur le sacrifice du poisson et sur la mort concentrationnaire.
Un film « avec », « autour de », « en complicité » avec l’un des fondateurs du Groupe Cobra. Immersion dans l’univers d’un grand créateur : son bestiaire, sa vie, ses goûts du voyage, de la flûte et du Japon.
Lierneux, petite cité rurale, reçoit depuis un siècle des personnes atteintes de « troubles mentaux ». En « milieu fermé » dans son « institution psychiatrique » et en « milieu ouvert » en résidence chez l’habitant…
Quand on n’a que l’amour ? Quand on n’a plus que l’amour ?
Quand on n’a même plus l’amour, alors qu’on habite hors de chez soi, dans un centre hospitalier spécialisé, qu’on réside en pavillon au fond d’un grand parc ou qu’on retourne chaque soir dans une famille d’accueil, qu’on est maniaco-dépressif ou schizonévrosé et qu’on attend tout du psychiatre auquel on se livre corps et âme et qu’il vous délivre du mal en vous mettant une camisole chimique anéantissant tout désir…
Une série d’amours croisés et contrariés. Comme si c’était nous, mais quelque part ailleurs dans un endroit qu’on appelait avant « asile ».
L’intrusion de deux « handicapés mentaux », Jacques et Jean, dans le « monde de la normalité ». Ce court-métrage de Van Dormaël réalisé quatorze ans avant le Huitième jour, révèle déjà le talent du réalisateur. Plus « spontanée », plus incisive et moins fiction moralisante, cette fiction documentaire prend un caractère burlesque et garde un caractère un brin subversif.
Tout fout le camp, mais pas partout. Il y a encore des oasis de rigueur, de vraies familles où des parents épris de tradition et conscients de leurs responsabilités, enseignent le sens de l’honneur et du devoir à des enfants qui les écoutent. Ici, la foi est un rempart puissant contre les pièges de la modernité et les ravages de l’esprit républicain. Ici, on répand la bonne parole. Les bonnes paroles : travail,famille, patrie…
Encore un film qui ne va pas plaire à Brigitte Bardot. Strip-Tease va au fond de la forêt des Ardennes, montre une chasse et n’en dit rien. Mais alors qu’est-ce qu’on voit ? Un peu de gibier et du beau linge autour d’une tasse de thé. Et qu’est-ce qu’on entend ? Les cancans des sous-bois et quelques belges histoires…
Quand deux anciens légionnaires se rencontrent à Strip-Tease, de quoi causent-ils ? D’éclatantes victoires ou d’humiliantes défaites ? Que nenni, ils s’insultent par caméra interposée et se font des procès pour port de médailles usurpées. Non sans évoquer – nostalgie oblige – les joies saines et viriles du BMC (bordel militaire de campagne).
Non, non, le chômage n’est pas perdu pour tout le monde et il y en a même qui en vivent. Ou qui essaient. Par exemple, si vous proposez un séminaire joliment intitulé « Accès au succès », c’est bien le diable s’il n’y a pas quelques chômeurs prêts à payer les cinq cents francs d’inscription : ce n’est pas cher pour apprendre les recettes du succès et de la fortune. Par exemple, créer un séminaire de formation…
Il n’est jamais passé à « l’École des fans » et pourtant c’est un virtuose. Et il n’a que quatre ans. Mais les pédales sur lesquelles il appuie ne sont pas celles d’un piano mais de sa petite moto. Ses parents lui ont rêvé un avenir de champion et il passe allègrement de ses langues à la mécanique. Votre gamin n’est pas un petit Mozart ? Faites en un petit motard…
Hervé Brouhon est mort. Quelques bonnes âmes avaient été offusquées du portrait qu’en avait tiré Strip-Tease : ne risquait-on pas encore de ternir l’image des hommes politiques ? Mais après tout ce n’est pas Strip-Tease qui l’avait mis au pouvoir… Et puis ce portrait sans fard, hautement revendiqué par le modèle, est-il vraiment pire que l’habituelle langue de bois ?