Le Moindre geste

« Nous étions quelques-uns à mener, depuis une dizaine d’années, la même existence. Parmi nous Yves G. Un jour, une caméra s’est trouvée là. Une caméra et un magnétophone. À partir de quoi, l’existence que nous menions s’est prêtée à devenir ce dont caméra et magnétophone ont gardé en mémoire. Yves G., José Manenti, Guv et Marie-Kose Aubert, Any, Anita et Numa Durand et Fernand Deligny ont vécu Le moindre geste. Dix heures d’images et des heures de la parole d’Yves G. Bien des années après, Jean-Pierre Daniel a tenté, à son tour, de faire un film avec ce document. », Fernand Deligny

Un document sur les observations et la pratique de Fernand Deligny qui dévoile un autre visage de l’autisme. Une œuvre rare, riche d’enseignement où l’image renoue avec l’essence du cinéma.

Un siècle de progrès sans merci (Histoire, physique et XXe siècle)

Essai politique et historique audiovisuel, ce film examine quels sont les moteurs de l’histoire et comment s’articulent le progrès des connaissances et l’évolution des luttes auxquelles doit se confronter le vivant. Il propose la lecture simultanée de l’histoire sociale et politique d’une part, de l’histoire des sciences d’autre part ; deux histoires qui ne peuvent plus être dissociées. Il faut désormais les rapprocher pour s’autoriser une appréhension de la complexité du monde et de son évolution.

Le cadre de cette réflexion est l’histoire du XXème siècle, son cadre scientifique est la physique, discipline reine du XXème siècle. Si le caractère historique de ce sujet est évident, l’aspect intemporel de la recherche des connaissances, la façon dont l’homme les organise et les utilise, demeurent les véritables questions du film.

  • Partie 1 : 1900-2000, l’accélération d’une destinée
  • Partie 2 : Les révolutionnaires au pouvoir (non projetée)
  • Partie 3 : Le diktat de la rationalité
  • Partie 4 : Ce que nous fabriquons
  • Partie 5 : Des grains de sable (non projetée)
  • Partie 6 : Un pacte indéfectible ?
  • Épilogue : Le combat vital

Scènes d’hôpital

Deux acteurs de la compagnie Mise en scène interviennent à l’hôpital d’Avignon. Ils viennent à la rencontre des patients gravement malades pour partager avec eux un instant insolite, les divertir.

Comment insuffler de la vie dans un lieu d’où elle s’échappe ? Comment vivre et partager ces moments d’intensité alors que le patient approche de la mort ? Que signifie se divertir dans les derniers instants de sa vie ?

Nous portons tous la mer sur nos épaules

« Ma mère a vécu toute son enfance au Maroc. Depuis son retour en France, à l’indépendance du Maroc, la famille s’est dispersée et la mémoire familiale s’est tue. Le film est une tentative d’interrogation de cette mémoire, liée à la colonisation, à la rencontre d’une fratrie : ma mère, son frère et sa sœur. Chacun évoque un rapport particulier à cette histoire familiale et à sa transmission. C’est aussi mon questionnement en tant qu’héritière de cette mémoire. », Sarah Génot

Mon doux chez moi

Tour à tour, cinq personnes décrivent le lieu qu’elles habitent. Cet espace n’est jamais montré, nous n’en voyons que ce qui apparaît derrière les personnages filmés en gros plan. Se construit alors à travers le discours de chacun, un espace semi-fantasmatique, dans lequel se reflètent angoisses et attentes.

Lettre d’amour

Une voix-off établit un dialogue d’amour avec l’église Notre-Dame-la-Grande à Poitiers, miroir d’une quête de soi et de l’autre. En elle et autour d’elle, de multiples présences : fidèles et touristes, mendiants et danseurs, époux et curieux…

Quatuor pour un atome

Que ferait le violoniste virtuose jouant pour un public de connaisseurs dans une salle dont l’acoustique est parfaite, interprétant l’œuvre d’un compositeur génial, s’il n’avait à sa disposition un violon fait par un maître luthier tout aussi génial, cet artisan trop souvent inconnu et méconnu ? Entre tradition et modernité, le triangle s’impose, reste le regard… Les yeux peuvent entendre, parfois…

Les Grandes vacances

Août 2000, la famille Lachaize est la dernière à habiter la cité de la Saussaie de Saint-Denis promise à la démolition. N’ayant pas les moyens de partir, ils passent leurs vacances chez eux.