Trois hommes dans le bus n° 26

Encore sous le choc du meurtre du jeune comorien Ibrahim Ali, trois jeunes témoignent… De la coutume, de la sagesse, de la solidarité, de la démocratie, de la musique… et de la diversité des opinions dans cette communauté marseillaise de cinquante mille personnes qui vit dans les Quartiers Nord et au Panier.

Deux hommes à Bassens

Ou la rencontre entre le poète indien américain Joe Dale Nevaquaya et l’artiste plasticien Malik Ben-Messaoud au cœur de la cité « de transit » de Bassens : « ces cages à cochons faites pour six mois… et toujours debout trente ans après ».

La Hauteur du silence

Bosnie. Tant de choses dites. Tant de drames évoqués, exposés, moulinés. Tant d’interprétations et de tentatives de décryptages. Tant de mauvaise conscience et de nécessaires (?) arrangements avec elle. La question du Regard et son insondable et définitive interrogation…
Quand un des pionniers de l’art vidéo en France, un créateur foisonnant de magies électroniques, choisit la seule forme possible pour son sujet, l’épure…

Algériennes, trente ans après

L’émancipation, les rôles, les droits, la reconnaissance de la femme dans l’espace social, culturel et politique arabo-musulman hantent les cinématographies du monde arabe depuis longtemps. Dans les années soixante-dix, la mise sous tutelle de la condition féminine arabe ou berbère était traitée sous une forme dénonciatrice, poétique et souvent elliptique, relevant archaïsmes sociaux et culturels : El Chergui, le silence violent de Moumen Smihi, en est l’exemple le plus brillant. Dans la veine militante, des films comme celui que la libanaise Heiny Srour réalisa sur la guérilla Omanaise du Dhofar, offrait une représentation féminine incroyablement émancipée, qui n’avait rien à envier aux guerrilleras latinas ou Viet-Cong. De quoi provient l’impression que l’horloge de l’histoire semble s’être mise à tourner à l’envers ? Sommes-nous frapper d’aveuglement par nos représentations, nos fantasmes, notre incapacité à penser « la complexité » ?
En 1966, Ahmed Lallem filme une classe de lycéennes algéroises lors de l’année du bac. Dans ce documentaire, Elles, ces jeunes filles témoignent de leurs espérances, de leurs convictions, de leur fierté de vivre dans une société en construction ; un pays affirmant sa dignité où semble pouvoir s’augurer une reformulation de la place de la sphère féminine dans la société…
Trente ans après, le cinéaste retrouve quatre d’entre elles, Badra, Fatima, Hassima, Souad. Il leur tend ce miroir, leur donne la parole…

Stories from the old ruin

La chute de Pompéi racontée par Pline le Jeune, dialogue avec un processus visuel d’altération et de colorisation fonctionnant comme une allégorie du processus de désintégration des civilisations.

Je suis de la grande Europe

« Pourquoi toujours la même souffrance ? Pourquoi toujours la même tristesse ? Je retourne dans mon pays et tout conserve son ordre… Tous les fantômes des guerres que je n’ai pas connues mais qui ont marqué ma chair avec leur mitraille. »

Da Trappani

« L’appel désespéré d’une veuve, canalisée par l’église, pas plus que l’inefficace beauté musicale du ballet des forces de l’ordre n’arrivent à ralentir le rythme des explosions qui secouent la Sicile. »

Chiens errants

Dans certaines villes du Maroc, les autorités municipales procèdent régulièrement à abattage des chiens errants. Un homme est désigné pour cette tâche, le jour de la tuerie, tous ceux qui ont un chien le gardent chez eux. Le tueur se trouve face à ceux qui n’ont pas de toit…