Noailles, chambre privilège

En 2019, le quartier de Noailles, à Marseille, voit deux immeubles s’écrouler sur leurs habitants et un hôtel de luxe ouvrir. Dans le voisinage immédiat de la place des Capucins, sur laquelle se tient un des marchés les moins chers de la ville, des habitant·es, des commerçant·es, des vendeurs à la sauvette, un aménageur, la directrice de l’hôtel racontent le quartier.

“On filmait et enregistrait le son en allant à la rencontre des habitants et des travailleurs qui étaient les premiers concernés. Rencontres fortuites, souvent bouleversantes, splendides et banales.” Julia Secco et Léa Lanoë

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J’ai énormément dormi

J'ai énormément dormi

« La sculpture c’était une manière de me consoler moi-même. C’est pas uniquement en lien avec la tristesse, c’est en lien avec toutes les émotions. C’est comme si je pouvais bercer mes émotions, ou leur offrir un berceau » Dans son atelier, l’artiste Johanna Monnier nous parle de son lien avec son travail : sculptures vivantes, costumes d’êtres imaginaires… à travers ses créations elle a trouvé une sécurité, une manière d’exister et d’aimer. Sa parole éclaire les univers sensibles qu’elle invente, ses créations s’animent, mises en scène dans un jeu complice entre l’artiste et la réalisatrice. Un film sur l’acte de création comme force de vie.

“ Ce film, c’était une joie de faire, de s’autoriser, d’aller creuser dans les directions qu’on voulait.” Clara Alloing

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En attendant les robots

En attendant les robots

Pour son film de fin d’étude à l’IAD il réalise En attendant les robots à la suite d’une expérience personnelle. Lors du confinement il a perdu son job d’étudiant dans un restaurant et s’est retrouvé à taper sur internet « comment se faire de l’argent en ligne ». Il tombe sur Amazon Mechanical Turk, un site de micro-tâches. Son premier travail consiste à observer des photos satellites et répondre à la question Swimming pool/No Swimming pool pour un centime l’image. Très vite l’envie lui est venue de faire un film sur cette nouvelle forme de travail. Durant un an Natan a rencontré des centaines de Turkers dans le monde entier et a essayé de les inclure dans une écriture mêlant fiction, documentaire et expérimentation Amazon Mechanical Turk fait cyniquement référence à une légende au sujet d’un automate capable de jouer aux échecs et de battre Napoléon ou encore Benjamin Franklin. En réalité sous les mécanismes était caché un être humain.

« Le but était de montrer ce qu’Amazon met en place pour nous déshumaniser tout en essayant de reconnecter ces gens-là entre eux, avec une forme d’optimisme et d’humanité. » Natan Castay

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Dans le silence et dans le bruit

Dans le silence et dans le bruit

Quelque part en France, au cœur de l’été. Clémence et Roman se croisent parfois près de wagons abandonnés en lisière de forêt. Tous deux ont trouvé là un abri à la violence du monde. Tous deux y cherchent un nouveau point de départ.

« Avec [les résidents], on a cherché à construire ensemble un vocabulaire où chacun pouvait rentrer dans le film comme acteur et non pas comme sujet de documentaire. On voulait que la caméra ne soit pas intrusive. » Clément Roussier et Hadrien Mossaz

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Bye Bye Benz Benz

Bye Bye Benz Benz

Alors que l’état marocain instaure depuis 2016 un programme de remise à la casse des vieux taxis marocains, Kbir est l’un des rares chauffeurs à être encore attaché à sa vieille Mercedes 240.

“Avec ce documentaire, on a réussi à garder une mémoire de cette voiture qui est, pour beaucoup, le symbole d’une époque. Beaucoup de gens ont fait plein de choses avec ces voitures : des voyages, des rencontres, etc. Ils sont nostalgiques même s’ils sont aussi contents que le Maroc évolue.” Jules Rouffio

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Nous enfuir sur un char ailé

Nous enfuir sur un char ailé

Dans les années soixante-dix, une jeune femme à Genève entre à l’usine pour travailler en tant qu’ouvrière. Très vite elle doit faire face au regard scrutateur des hommes qui jugent son efficacité à travers le prisme de sa féminité. Sa condition ne s’améliore pas quand elle devient mère : sa journée devient une double journée. Au travail à l’usine s’ajoutent les devoirs domestiques : le temps passé avec les enfants et les tâches ménagères. Que se passerait-il si elle arrêtait tout ? Progressivement naissent dans l’esprit des femmes l’idée de la grève et leurs voix se délient. Le film se situe à la frontière entre les images d’archives documentaires et la fiction de la narration portée par la voix off.

“Dans mon film, on pourrait croire qu’il existe plein d’images de femmes travaillant à l’usine, alors qu’il n’y en a que très peu. Ça a été mon point de départ dans le travail des archives : chercher des images de femmes à l’usine et des images de femmes dans le quotidien.” Noa Roquet

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Agnieszka juz tutaj nie mieszka

Agnieszka juz tutaj nie mieszka

Agnieszka vit en Belgique depuis plus de trente ans dans sa grande maison. Pourtant, elle rêve depuis toujours d’un ailleurs.

“Toute ma vie j’ai été témoin du mal être de ma maman, de son décalage face aux autres personnes belges. C’était important pour moi de sauvegarder cela par le biais du film.” Mateusz François Bielinski

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Désordre intérieur

Désordre intérieur

Journal filmé au plus près de l’intimité et des événements et dressé comme un portrait poétique aussi au niveau de la narration que de la mise en scène, Désordre intérieur est un portrait doux-amer d’un jeune étudiant Libanais en France qui tente encore de se laisser charmer par le monde, et de ranger son bordel intérieur. L’acte de filmer reprend mes questionnements existentiels et devient un acte de résistance face aux enjeux personnels et géopolitiques tendus qui m’entourent.

“Le film m’a permis de me dire que tu dois accepter ton passé pour vivre ton présent tranquillement, tu dois accepter tes précédentes identités pour construire tes nouvelles, tu dois accepter ton désordre et il n’y aura pas d’ordre sans désordre.” Halim Haykal

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Des nouvelles de là-haut

Des nouvelles de là-haut

Peu de temps avant sa mort, j’ai rêvé que mon grand-père disparaissait dans un souterrain. Sous terre, je cherche quelque chose de sa présence. Dans le ventre de la Terre, je rencontre Delt, un jeune homme qui m’initie à cet autre monde…

“Mes rêves ressemblent beaucoup à des fictions en général et je trouvais qu’apporter une touche de documentaire justement, ça pourrait les ramener à quelque chose de plus concret, de plus intéressant. ” Paul Brihaye

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Qu’est-ce qu’on va penser de nous ?

Qu'est-ce qu'on va penser de nous ?

Il a été ouvrier, cantonnier, balayeur. Elle a toujours été secrétaire. Mes parents s’inquiètent. Pourquoi n’ai-je pas de travail après de longues études si chères ? En mêlant le récit autobiographique à des instants de vie familiale, je tente de retranscrire le chemin parcouru entre rêves d’ascension sociale et désillusion.

Le film est né d’un désir de représentation. Pour faire simple, je n’avais jamais vu un film – documentaire ou fiction – où le personnage principal était un balayeur. “  Lucile Coda

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