Two Times 4’33

Two Times 4’33

De Boer a invité le pianiste Jean-Luc Fafchamps à jouer la composition éponyme de John Cage 4’33 deux fois devant un public. Une fois en une seule prise, la caméra filme son exécution de la « composition musicale silencieuse ». Pour la deuxième représentation, de Boer coupe tous les sons, intervenant seulement avec le clic du minuteur dans les 4’33 de la performance filmée. La caméra se déplace dans un long plan séquence qui commence sur Fafchamps, puis sur chaque membre de l’auditoire et termine sur l’extérieur par la fenêtre du studio.

The Source

The Source

Hetea est un hameau isolé de Roms en Roumanie. Le temps coule dans ce petit village composé de quelques huttes. La sérénité bucolique qui règne est pourtant bouleversée par une violente dispute éclatant entre les habitants. Cris et insultes, filmés comme précédemment les champs et les bêtes, explosent tout à coup dans le paysage. Menant comme au fouet, par leurs intonations, le rythme de la narration.

Se dissoudre à Mooste

Se dissoudre à Mooste

J’ai cherché le centre de ce village, c’est-à-dire le lieu où se concentre le pouvoir, où se concentre et où s’organise le pouvoir, d’où se dégagerait un certain rappel à l’ordre et d’où émanerait aussi une certaine intensité, et je n’ai pas trouvé, et finalement ça m’a semblé mieux comme ça, un village qui fait obstacle à la pensée qu’il faut un centre et une périphérie, qui vous transmet un état intérieur parce qu’il vous laisse à l’extérieur.

La Terre dessous mes pieds

La Terre dessous mes pieds

Une jeune fille erre dans une forêt et creuse des trous dans la terre. Des versets de la bible semblent être les seules choses auxquelles elle pense. Errance jusqu’à la perte. Un chant comme seule révélation. Des versets bibliques – une foi – la folie – le silence. Une fille suspendue à son errance qui soudain étouffe, cri, chante. Délire. Un monde où le temps n’a plus d’emprise.

Attica

Attica

En collaboration avec plusieurs musiciens, de Boer met en scène une performance de la composition de Frederic Rzewski de 1972, Attica, aussi bien qu’un travail lié, « Coming Together », également composé en 1972.

T’es plus haut que le ciel

T’es plus haut que le ciel

Une cité, imaginée idéale par certains, vécue au quotidien par d’autres, n’est plus rêvée que par une bande d’enfants. Livrés à eux-mêmes dans ces lieux déserts, ils s’inventent des jeux aussi dangereux que lassants. Retrouveront-ils dans un vertige, l’élan de leurs rêves ?

Quand le soleil se couche

Quand le soleil se couche

Un matin, après une nouvelle nuit d’insomnie et de cris, Bastien a demandé à sa mère : « Est-ce que moi aussi je disparais quand le soleil se couche ? ». Depuis, Bastien coche chaque jour passé dans un calendrier au sommet de son lit et dort un peu mieux la nuit.

La Métamorphose d’Agnès Sorel

La Métamorphose d'Agnès Sorel

Février 2009. En préparation à l’atelier « Portraits sonores », du festival international des scénaristes, nous visitons le Palais Jacques Cœur, à Bourges. C’est à partir d’un élément qui nous aura inspiré lors de cette visite que nous devrons réaliser un film de cinq minutes dont l’écriture devra partir du sonore, un film qui doit produire de l’écoute, travailler le rapport son image à partir du son, et non de l’image. Agnès Sorel, maîtresse de Charles VII, amie de Jacques Cœur, attise ma curiosité. Comment faire émerger, du silence du passé, un si lointain personnage ?

Je m’appelle Hélène

Je m’appelle Hélène

C’est l’histoire d’une jeune femme qui va à la rencontre de sa mère et de la mère de sa mère au même âge. La vingtaine. 1956 pour l’une, 1977 pour l’autre. C’est une enquête sur la vie de ces femmes à ce moment-là, par le biais des traces laissées. Parce qu’il faut leurs traces pour engendrer la sienne…

Hazo mena, Les hommes du bois rouge

Hazo mena, Les hommes du bois rouge

À Madagascar, savoir-faire artisanal rime encore avec survie. Même si les chants fredonnés laissent échapper quelques constatations amères, personne ne rechigne devant de lourds labeurs. Pour quelques centimes, les travailleurs saisonniers, Léon, Jean et Gilbert, tous comme les habitants des plantations villageoises d’eucalyptus, sont prêts à assumer les tâches qui jalonnent le périple du bois rouge jusqu’à sa livraison en aval du fleuve, aux portes de la ville…